❝v o s . p a p i e r s❞ ■ religion: je suis Dieu ■ situation amoureuse: Les berniques sont les amours de ma vie ■ avis à la population:
Sujet: LES POINTS NEGATIFS Lun 16 Aoû - 2:30
nourriture
Les problèmes de ravitaillement touchent rapidement les magasins français qui manquent de tout. Face à ces difficultés de la vie quotidienne, le gouvernement répond en instaurant les cartes de rationnement et autres tickets d'alimentation avec lesquels on pouvait se procurer des produits de premières nécessités alimentaires (pain, viande, poisson, sucre, matières grasses, etc.) ou non-alimentaires (produits ménagers, vêtements, etc.). Même le tabac et le vin furent rationnés. Chaque Français était classé par catégorie en fonction de ses besoins énergétiques, tenant compte de l'âge, du sexe et de l'activité professionnelle de la personne. Chacun recevait alors la ration en rapport à la catégorie à laquelle il appartenait.
La faim sévissait surtout en ville et affectait les plus jeunes. Les files d'attente s'allongeaient devant les boutiques. À défaut de viande et d'autres aliments, on se nourrissait de légumes peu prisés à l'époque, comme le rutabaga et le topinambour. Les produits tels que le sucre ou le café sont remplacés par des succédanés : les ersatz (comme la chicorée qui remplaça le café).
Cependant, certains Français (souvent commerçants) tiraient parti du marché noir pour vendre des aliments sans tickets mais à des prix très élevés. Les vols et le troc étaient aussi des pratiques fréquentes durant cette période de privations et d’abstinence.
transports
En 1939, le parc automobile français comprenait 2 015 000 voitures et 654 000 camions. 645 000 voitures et 105 000 camions furent détruits ou pris par l'ennemi durant ce conflit. La vente de bicyclettes fut en forte hausse pour compenser la baisse des transports motorisés, 7 430 526 plaques d’immatriculation de bicyclettes furent vendues en 1940 sans compter le marché noir.
couvre-feu
La nuit tombée, les habitants devaient fermer leurs volets ou occulter leurs fenêtres à l'aide de tissu de coton bleu marine fourni par la Défense passive. Sans Ausweis (autorisation), il était interdit de sortir la nuit. Le jour, les nombreux contrôles, la censure et la propagande rendaient l'Occupation de plus en plus insupportable. Dans les trains, les ampoules étaient peintes en bleu pour que les convois ne soient pas repérés par les avions.
école
Les enfants devaient chanter Maréchal, nous voilà ! Le portrait de Philippe Pétain trônait sur les murs des classes, créant ainsi un culte de la personnalité en la personne du maréchal. La propagande était donc présente jusque dans l'éducation pour former les jeunes aux idées du nouveau régime de Vichy.
Cependant, il n'y eut pas de reprise en main idéologique comme dans d'autres pays occupés, comme la Pologne par exemple, où les élites enseignantes furent liquidées. Il n'y eut pas de mutations ou d'emprisonnements d'enseignants, sauf en ce qui concerne les enseignants juifs, francs-maçons, communistes, résistants, dont bon nombre furent révoqués, ou emprisonnés et, pour certains d'entre eux, exécutés. Les programmes ne furent globalement pas modifiés. Dans le secteur privé catholique, de nombreux chefs d'établissements cachèrent des enfants juifs en les scolarisant, ce, jusqu'à la fin de la guerre.
journaux-radios
La plupart des journaux sont contrôlés par les services de censure, quelques journaux clandestins arrivent à être publiés et distribués sous le manteaux, d'autres journaux choisissent ouvertement la collaboration, écrivant une page noire de l'Histoire de la presse écrite. La radio est aussi contrôlée par le régime de Vichy (Radio Paris, la Radiodiffusion nationale dont Radio Vichy), il n'y a pas d'émetteurs clandestins (installation trop lourde à mettre en place et trop facilement repérable). Le contrôle de l'édition se réalise aussi au travers de la répartition du peu de papier disponible au travers du Comité d'organisation des industries, arts et commerces du livre.