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I'm conserned for you... [feat. Anna-Sophia]



 

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 I'm conserned for you... [feat. Anna-Sophia]

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Valentin Durieux
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MessageSujet: I'm conserned for you... [feat. Anna-Sophia] Mar 18 Oct - 23:37

I'm conserned for you...

Valentin était rentré de la banque à la même heure comme tout les jours. Il avait passé le pas de la porte et avait trouvé Anna-Sophia dans le salon en train de répéter les morceaux qu'elle allait sûrement jouer le soir-même durant ses concerts. C'était une incroyable musicienne. Parmi tout les pianistes que Valentin avait eu la chance d'entendre jouer, Anna-Sophia était sans aucun doute la plus douée. Par moment il se disait qu'il aurait aimé la voir jouer sur une scène en Hongrie dans son pays natal. Elle devait être éblouissante. Bien sûr, à Paris il pouvait aller la voir jouer, mais l'ambiance n'était sûrement pas la même. Et puis, vu la relation qu'il entretenait avec elle depuis six mois, il ne s'était pas permis d'aller voir jouer Anna-Sophia à l'Opéra où elle se représentait. Il se disait qu'il n'en avait sûrement pas le droit et qu'elle le prendrait certainement très mal si elle l'apercevait dans le public à la fin d'un concert. Pourtant Dieu sait qu'il adorait l'entendre jouer. Elle avait cette façon si fluide et en même temps si brutale de jouer les notes. Il l'écoutait avec plaisir et esquissait toujours un sourire lorsqu'il l'entendait jurer en hongrois quand elle avait le malheur de se tromper. Lui aussi jouait du piano parfois. C'était par pur plaisir et par divertissement. C'était d'ailleurs pour cela qu'il possédait un piano, celui sur lequel sa fiancée s'entrainait chaque jour dès à présent. Valentin oubliait parfois qu'il était fiancé à Anna-Sophia. Après tout, il n'avait pas fait sa demande. Leurs fiançailles étaient simplement dû à un arrangement entre leur père respectif. D'un autre côté, Valentin se disait que c'était peut-être mieux ainsi, car il n'était pas persuadé que Anna-Sophia accepterait de l'épouser s'il le lui demandait officiellement. Ce soir-là, après le diner qui s'était passé dans le plus grand et habituel calme, Valentin s'était posé dans un fauteuil du salon pour livre un peu, tandis que sa fiancée était montée à l'étage. Elle ne devait pas donner de concert ce soir-ci, c'est pour cela qu'il fut surprit de la voir redescendre en tenue de soirée et maquillé, une demi-heure plus tard. Valentin se leva de son fauteuil et alla vers sa fiancée qui passait déjà son manteau. « Où allez-vous ? » demanda-t-il inquiet. Anna-Sophia lui adressa un bref regard, puis se recoiffa dans le miroir. « Je sors boire un verre avec des amis et mon frère » dit-elle en prenant un ton hautain et désintéressé. « Des amis mâles bien sûr... » ajouta-t-elle en se saisissant de sa pochette avant de se retourner vers la porte. Valentin baissa les yeux avec un pincement au coeur. Il aimait beaucoup Anna-Sophia et la voir prendre plaisir à se jouer de lui comme cela, ne lui faisait pas que du bien. Il la regarda s'en aller dans les rues de Paris en essayant de ne pas imaginer les bras des hommes dans lesquels elle allait se jeter...

Il était vingt trois heures dix et le couvre-feu était dépassé. Assis à la table de la cuisine, Valentin regardait la pendule d'un air inquiet. Anna-Sophia n'était toujours pas rentrée. Les milices allemandes n'étaient pas des plus chaleureuses et il commençait à craindre le pire. Dans le meilleur des cas, sa fiancée était tranquillement entrain de se faire ramener par quelqu'un et dans le pire elle allait passer la nuit au poste SS. Valentin se leva de sa chaise pour faire les cents pas. Les aiguilles de la pendule continuaient de tourner et le brun n'entendait aucun son de porte qui s'ouvre. Il se dirigea vers le couloir en se mordant les doigts et ouvrit la porte d'entrée. Il passa la tête dehors pour regarder de tout les côtés, mais il ne voyait aucunes traces d'Anna-Sophia. Son inquiétude continuait à croître. « Quelque chose ne va pas Monsieur ? » demanda un homme en combinaison SS qui passait dans la rue. Valentin tourna la tête vers lui, en essayant de chasser son inquiétude. « Non, non rien merci » dit-il sur le ton le plus plat qu'il pouvait, avant de refermer la porte d'entrée. Il retourna dans le salon et jeta un coup d'oeil à la fenêtre. En temps normal il aurait sûrement fait appel à la police et serait sortit pour partir à sa recherche, mais avec les allemands dans les rues et couvre-feu, c'était impossible. Il ne pouvait demander de l'aide aux forces de l'ordre pour retrouver sa fiancée. Il devait attendre patiemment qu'elle revienne en espérant qu'il ne lui soit rien arrivé. En supposant qu'elle revienne cette nuit d'ailleurs. Peut-être avait-elle trouvé un parisien qui lui plaisait plus que lui, avec qui elle passerait la nuit. Valentin se rassit dans un des fauteuils du salon et s'avachit au fond de celui-ci, regardant désespérément l'horloge posée au dessus de la cheminée...

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Dernière édition par Valentin Durieux le Lun 26 Déc - 15:09, édité 4 fois
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Anna-Sofia Weber
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MessageSujet: Re: I'm conserned for you... [feat. Anna-Sophia] Mer 19 Oct - 23:58

Depuis six mois je vivais à Paris. Depuis six moi je menais la vie dure à mon fiancé. Ce n'est pas que je ne l'aime pas, parce que je ne sais pas trop où j'en suis niveau sentiment, mais je n'aime pas qu'on me force la main et ce mariage arrangé me sort par les yeux. Je ne supporte pas de devoir me lier avec un homme que je connais à peine. C'est vrai qu'en six mois j'aurais pu apprendre à mieux le connaître mais je ne voulais pas faire ce plaisir à mon père, parce que je savais qu'il envoyait des lettres à Alessandre et mon frère n'a jamais su mentir malheureusement pour moi. Depuis tout jeune je fais tout pour lui apprendre comment mentir au gens mais il n'y arrive pas. Alors je sais bien que si je craque mon père sera au courant et je ne veux pas qu'il croit qu'il a eu raison de m'envoyer en France. Je le déteste de m'avoir fait cela. Il avait promis à mère de ne jamais me faire cela et lui il m'a planté un couteau dans le dos... Et voilà que je recommençais. Il était impossible pour moi d'aligner trois notes sans faire un son horrible. J'étais énervée. Depuis ce matin j'étais en rogne. Mon fiancé n'avait pas pris la peine de me saluer avant de partir alors qu'il l'avait toujours fait jusqu'alors. Je ne devrais pas m'inquiéter de son comportement mais j'aime assez qu'on soit gentil et attentionné avec moi. Et ce matin là il ne m'avait pas dit au revoir. C'était aussi vrai que je ne répondais pas quand il me disait au revoir mais j'aimais beaucoup quand il faisait cela. Mais j'étais vraiment idiote ! Pourquoi m'arrêter sur un détail aussi futile ! Je reprenais ma leçon de piano. Je devais être parfaite, ne jamais faire une fausse note pour mon concert du lendemain soir. Alors que ça faisait une heure que je m'obstinais à jouer le même morceau de musique j'entendis quelqu'un frapper à la porte de la maison de Valentin. Je me levais et j'allais ouvrir la porte. Bonjour ma soeur ! Tu viens avec moi ce soir. Vraiment ? Tu es bien sur de toi. Bien sur ! Et puis si tu es là, l'attention sera sur toi et non sur moi. Tu me rejoins ce soir à vingt heures au bar habituel promis ? Promis. Je ne savais pas ce que mon frère préparait mais je devais vraiment être présente pour lui. Alors j'irais à ce bar ce soir avec ou non l'accord de Valentin. Après tout je n'avais pas encore de compte à lui rendre. Dans quelques temps je devrais répondre de mes actes mais maintenant non pas encore du moins. Mon frère retourna à ses occupations sans me dire un autre mot. Je haussais les épaules avant de retourner vers le piano et de reprendre mon entraînement. Quelques heures plus tard c'était mon fiancé qui rentrait à la maison. Si j'étais une fiancée modèle, je serais allée l'accueillir. Cependant je n'en suis pas une alors je restais à mon piano jusqu'à l'heure du dîner. Après celui-ci je m'étais levée de table pour aller me changer. J'avais mis une robe de soirée et je m'étais maquillée légèrement. Où allez-vous ? Je le regardais brièvement avant de lui répondre presque méchamment : Je sors boire un verre avec des amis et mon frère... Des amis mâles bien sûr... Je passais le pas de la porte et j'allais tout simplement rejoindre mon frère sans me soucier de ce que mon fiancé pouvait bien penser de moi, même si l'idée qu'il soit seul me faisait du mal.

La soirée avait été longue, très longue mais aussi très amusante. Les amis de mon frère n'avaient pas arrêté de me faire des compliments mais ce n'était pas pareil que quand il y avait Valentin dans les parages. En général, si je répondais au regard des autres hommes c'étaient pour faire enrager Valentin mais là il n'était pas là alors du coup c'était beaucoup moins plaisant. Le couvre feu devait être dépassé depuis un moment quand mon frère me dit que je devrais rentrer chez moi. Il avait bien remarqué que je n'étais pas très à mon aise avec eux et je le soupçonnais même d'agir sur les ordres de mon père. Je mis sur mes épaules mon manteau, j'embrassais mon frère, je saluais les autres convives et je remerciais même un des amis de mon frère qui tenait absolument à me raccompagner mais je pouvais me rentrer toute seule. Je marchais dans les rues de Paris en faisant attention à ne pas me faire remarquer mais j'entendais dans mon dos des pas. Je me retournais brièvement et je voyais l'homme qui m'avait proposé de me raccompagner et plus je pressais le pas et plus j'entendais qu'il se rapprochait de moi. Je me maudissais d'avoir été aussi stupide. J'aurais dû ne pas sortir. J'aurais dû m'enfermer dans ma chambre comme je le faisais habituellement et faire la tête à Valentin. Allez plus que trois rues et deux carrefours à passer avant d'être chez moi. Je pressais encore une fois le pas et je n'étais plus vraiment discrète. Je savais que si un garde SS était dans les parages il allait m'entendre mais je ne pouvais pas m'empêcher de presque courir. Et enfin je vis la maison de Valentin. Je n'aurais jamais cru dire ou penser cela un jour mais je suis vraiment heureuse de vivre avec lui. Il était comme il était mais je ne pensais pas qu'il serait content que je me fasse embêter par un homme. Je m'approchais de plus en plus de la maison et je sentais mon coeur battre de plus en plus fortement. Je me rendais de plus en plus compte de mon comportement avec Valentin était ridicule. Je posais enfin ma main sur la poignée de la porte et j'entrais dans la maison en fermant précipitamment la porte. Je prenais quelques minutes le temps de reprendre ma respiration et de retirer mes talons hauts. J'avais mal aux pieds extrêmement mal aux pieds, mais j'avais été idiote de croire que je pouvais rentrer toute seule. Mon frère avait été stupide de me laisser rentrer seule. Puis j'entendais un bruit venant du salon. Je n'avais même pas fait attention aux larmes de peur qui avaient coulées le long de mes yeux. Je me précipitais presque dans le salon, oubliant toutes la colère que je pouvais avoir contre ce mariage et de ce fait contre l'homme qui était dedans. Je me précipitais vers Valentin et la folie s'empara de mon corps et de mon coeur. Je m'avançais vers lui et je pris son visage entre mes mains et je l'embrassais. Moi, Anna-Sofia Weber, j'embrassais l'homme dont je m'étais juré que je devais le détester jusqu'à la fin de ma vie et je n'allais pas m'arrêter comme cela. Une fois le baiser rompu je le serrais dans mes bras très fortement. Je frissonnais non tremblais de peur. Je ne me reconnaissais pas, vraiment pas. Je... Je... J'ai eu si peur ! arrivais-je à articuler. Je ne savais pas ce qu'il m'arrivait mais j'avais besoin de réconfort, de son réconfort.


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Valentin Durieux
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MessageSujet: Re: I'm conserned for you... [feat. Anna-Sophia] Jeu 20 Oct - 19:05

Vingt trois heures vingt. Valentin se leva une nouvelle fois de son fauteuil pour aller déplacer le rideau et jeter un coup d'oeil à la fenêtre. Il ne voyait rien. Pas de traces d'Anna-Sophia, ni même de quelque autre personne familière d'ailleurs. Il devenait de plus en plus inquiet. Ce n'était pas dans le genre d'Anna-Sophia d'être en retard comme cela. C'était une femme certes froide et distante, mais elle était aussi sérieuse et droite. Elle trainait rarement le soir après ses concerts et revenait toujours à une heure bien précise accompagné de son frère. Valentin devenait de plus en plus inquiet. Après toute la résistance qu'il avait essayé d'avoir, il s'empara de son étui à cigarette et en alluma une. Le tabac entra dans ses poumons et le détendit quelque peu. Assit devant le piano, il rabattit le capot sur les touches et appuya ses coudes dessus, tenant sa tête entre ses mains. En fermant les yeux, Valentin ne pouvait s'empêcher d'imaginer sa fiancée en train de prendre du bon temps dans les bras d'un autre homme, qui avait sûrement dû lui demander de rester avec lui pour la nuit. Le brun tira une longue bouffée de cigarette pour étouffer cette pensée, mais ce fut ses poumons qui furent asphyxiés par la nicotine. Valentin retira la cigarette de ses lèvres et expulsa le trop plein de fumée hors de sa trachée. L'irritation causée par la longue bouffée de cigarette lui arracha une série de longs et désespérés toussotements. Depuis qu'il était enfant, son souffle était fragile et il savait que chaque cigarette qu'il portait à sa bouche faisait diminuer sa capacité respiratoire ainsi que sa durée de vie. Mais il ne pouvait s'en empêcher. Il avait besoin de ces petits tubes blancs de tabac et la chaleur qu'ils procuraient. Valentin arracha un dernier toussotement à son abdomen, puis écrasa frénétiquement le tube de tabac dans le cendrier qui se trouvait sur le piano. Il repoussa alors le bol de verre d'un vif geste de la main, mêlant dégoût et énervement. Le sentiment d'inquiétude qui l'avait envahi jusqu'alors s'était transformé en colère. Il frappa le piano dans une montée d'adrénaline, faisant craquer le bois sous le paume de sa main. Pourquoi s'en faisait-il autant pour une personne qui lui portait aussi peu d'intérêt ? Que se passerait-il si la situation était inversée ? Anna-Sophia attendrait-elle une soirée, voir une nuit entière le retour de Valentin, sans fermer l'oeil de la nuit ? Se ferait-elle un sang d'encre, comme celui qui coulait dans ses vaines actuellement ? Certainement pas. Elle serait trop heureuse de le savoir autre part qu'avec elle. Dans un autre lieu, une pièce que la sienne. Elle serait trop heureuse de pouvoir dormir une nuit sans fermer sa porte de chambre à clef. Écartant d'elle la peur de le croiser, de sentir sa présence à quelques mètres d'elle. Elle s'en moquerait sûrement, alors que lui était là à l'attendre dans la crainte qu'il lui soit arrivé quelque chose. Si cela se trouvait, elle allait apparaître dans une heure à la porte d'entrée, passer le pas le sourire aux lèvres et lui demander avec son air provocateur ce qu'il faisait encore debout à cette heure-ci. Valentin se frotta les yeux ainsi que les tempes. Il s'en faisait trop pour elle. Après tout, elle n'avait que vingt minutes de retard (vingt-cinq à présent) et elle était adulte. Ils n'étaient que fiancés et elle n'avait aucun compte à lui rendre, d'autant plus que Valentin savait qu'elle n'éprouvait aucune sympathie pour lui. Elle pouvait faire ce qu'elle voulait. Mais malgré toute la colère qu'il ressentait, il ne pouvait chasser ce sentiment d'inquiétude. Anna-Sophia était sa fiancée et il se faisait du soucis pour elle. Il allait peut-être un jour devenir son mari et il devait faire attention à elle. Valentin se leva une nouvelle fois pour aller regarder derrière le rideau, puis retourna s'assoir dans le fauteuil qu'il occupait depuis le début de la soirée. Les minutes continuèrent de passer et Valentin regardait toujours l'horloge fixement lorsqu'il entendit enfin quelqu'un ouvrir la porte d'entrée. Il se retourna vers le couloir et se leva précipitamment. Était-ce seulement sa fiancée ? Il n'avait pas verrouillé la porte par habitude. Il fit quelques pas et vit alors apparaître Anna-Sophia dans le salon, le visage brillant de larmes. Celle-ci se jeta sur lui et s'empara de son visage pour l'embrasser. Valentin ouvrit de grands yeux de surprise, puis les ferma sous l'effet du baiser. Il ne comprenait rien à ce qui était en train de se passer. Voilà bientôt six mois qu'il espérait chaque jour ne serait-ce qu'un sourire de la part de sa fiancée et voilà qu'elle rentrait totalement paniquée et l'embrassait comme s'ils avaient été toujours proche tout les deux. Valentin se demanda même si ce n'était pas une autre personne qui était entrée il y a quelques secondes dans le salon. Anna-Sophia rompu le baiser et Valentin rouvrit les yeux. C'était sa fiancée insouciante qui était devant lui. « Qu'est-ce qui vous arrive ? » parvint-il à articuler, totalement déboussolé. Anna-Sophia recombla l'espace qui les séparait depuis six mois et le serra dans ses bras. Valentin reçut alors une deuxième gifle affective qui le laissa dépité. Après des semaines, des mois de provocations, de regards noirs et de répliques cinglantes, voilà qu'elle le serrait dans ses bras, comme si elle avait besoin de lui. Valentin restait bouche bée, ne parvenant pas à comprendre se retournement de situation. Il sentait les bras tremblant d'Anna-Sophia le serrer contre elle. « Je... Je... J'ai eu si peur ! » articula-t-elle avec difficulté. Valentin resta un nouvel instant interdit. Quelqu'un lui avait-il fait du mal ? Il ne pouvait que le supposer. Les questions s'échappèrent de son esprit et comme oubliant sa colère et son inquiétude, il osa refermer ses bras sur le dos et les épaules de sa fiancée. Bras qu'il avait jusqu'alors tenu éloigné d'elle, par peur et par pudeur, le temps du baiser. Il posa l'une de ses mains sur la nuque de la jeune femme et comme par habitude et tendresse, il caressa celle-ci doucement pour rassurer sa fiancée. « Doucement calmez-vous, tout va bien maintenant. Vous êtes en sécurité » lui dit-il doucement à l'oreille tout en continuant de la serrer dans ses bras. Aussi naturel que ce geste pouvait être, Valentin ne savait pas ce qu'il faisait. Cette soudaine proximité était trop nouvelle, trop incongrue et presque gênante.

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MessageSujet: Re: I'm conserned for you... [feat. Anna-Sophia] Jeu 27 Oct - 23:01

« Qu'est-ce qui vous arrive ? » Je ne saurais pas quoi lui répondre. En fait je n'avais jamais été comme cela avec lui. Depuis mon arrivé à Paris j'avais tout fait pour qu'il ne m'approche pas. J'avais peur des hommes et j'en connaissais la raison. Mon père était quelqu'un de très violent quand on lui désobéissait et malheureusement pour moi j'en avais fait plusieurs fois l'expérience. C'était d'ailleurs pour cela que j'avais fait semblant d'accepter le mariage qu'il m'avait choisi. Je ne connaissais même pas la raison de ce mariage arrangé. Je savais juste que je devais me marier dans trois mois avec lui. Je ne voulais pas me marier avec lui. Pourtant je l'aimais et mon comportement de ce soir me le prouvait. Je n'avais jamais voulu croire en mes sentiments. J'avais peur de lui comme j'ai peur de mon père. D'ailleurs j'ai toujours peur de mon fiancé mais ce soir je me sentais plus en sécurité dans ses bras que dans les bras de l'autre tordu. J'avais toujours mes mains sur son visage et j'osais le regarder un instant dans les yeux. « Quelqu'un m'a suivi et... Je crois qu'il me voulait... » Je n'osais pas finir ma phrase. Je n'osais même pas penser à ce qu'il aurait pu m'arriver s'il m'avait rattrapé. Tout ce que je voyais c'était que Valentin était là alors que je croyais qu'il se fichait totalement de moi. En fait ce n'est pas simple de le cerner. Il ne se dévoilait pas souvent et j'ai toujours peur de faire le premier pas surtout quand je suis face à un homme. Après mon frère vous dira toujours que je ne suis pas une timide et que je n'ai peur de rien alors que c'est totalement faux. Je le serrais dans mes bras tout à coup très fortement parce que je devais me rassurer et j'avais besoin de sa présence. Je ne voulais pas la présence de quelqu'un d'autre c'était lui et juste lui. Je ne savais pas si je l'aimais ou si au contraire je me faisais une fausse idée mais ce soir j'avais pris conscience que Valentin était un homme plus important à mes yeux que je ne l'aurais cru. Alors que je le serrais dans mes bras il posa ses mains sur mes épaules et je me raidis tout de suite. J'avais toujours peur de lui même si ce soir je faisais un effort envers lui. Il posa sa main sur ma nuque et me la caressa doucement pour me rassurer. « Doucement calmez-vous, tout va bien maintenant. Vous êtes en sécurité » J'étais en sécurité ? Je le pensais oui mais j'avais encore peur, tellement peur. Je me remis à trembler comme une feuille. Notre comportement n'était pas normal mais j'avais soudain un besoin vital de proximité avec lui. Il m'avait toujours semblé fort alors il pourrait me protéger. J'en étais certaine à présent. Cependant au bout de même pas une minute je me dégageais de ses bras. Il ne savait pas que j'avais peur des hommes et je ne voulais pas qu'il le sache. Après tout, je devais jouer les filles qui ne l'aimait pas même si maintenant je n'étais plus certaine de rien. Je tremblais encore et même fortement. J'avais froid et je ne savais plus où me mettre. Si je m'écoutais je retournerais chercher un peu de chaleur dans ses bras mais son regard sombre me faisait peur. Je baissais les yeux. J'allais devoir lui rendre des comptes et je n'aimais pas cela. Mais avant tout il fallait que je me réchauffe car j'étais vraiment frigorifiée et je ne tenais debout plus que par l'opération du saint esprit tellement j'étais stressée et apeurée. Je n'aurais pas dû... Je vais vous laisser... Et j'allais prendre la fuite comme à mon habitude... Je n'étais vraiment qu'une enfant...

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MessageSujet: Re: I'm conserned for you... [feat. Anna-Sophia] Dim 30 Oct - 21:37

Valentin se demandait souvent ce qui était arrivé dans la vie de sa fiancée pour qu'elle soit comme cela. Que s'était-il passé dans sa vie passée pour qu'elle est un tel comportement ? Il ne le savait pas. Il était intrigué, mais il n'osait demander. Pourtant il aurait voulu savoir. Il savait que quelque chose se cachait derrière son regard rempli de haine et de dégoût. En tout cas, il essayait de s'en persuader. Valentin n'était pas quelqu'un de très démonstratif, montrer son affection ou son intérêt pour les gens, ce n'était pas vraiment son truc. Ce n'était pas lui qui allait vers les autres en général. C'était aux autres de l'apprivoiser. Il se moquait bien de ce que les gens aux alentours pouvait penser de lui. Il savait que chacun était différent et que personne ne pouvait être aimé de tout le monde. Alors il laissait faire, il laissait dire les gens et réciproquement. Il se désintéressait des gens qui le snobait sans même le connaître. L'ignorance. C'était bien une chose qui ne le gênait pas et celle de sa fiancée il s'en serait bien accommodé. Mais voilà, ce n'était le cas. Pour une raison qu'il ignorait ou plutôt qu'il essayait d'ignorer, Valentin ne pouvait s'empêcher de se sentir concerné par Anna-Sophia. Elle arrivait à toucher sa curiosité. Il ne pouvait se résoudre à la laisser de côté, de ne plus faire attention à elle à la vue du comportement qu'elle avait à son égard. Il avait juste envie d'en savoir un peu plus. De comprendre pourquoi elle éprouvait autant de répugnance pour lui, alors qu'elle n'avait pas pris le temps de le connaître, de lui laisser une chance. Voilà tout ce qu'il se passait dans la tête de Valentin lorsqu'il croisait le regard de sa fiancée. Voilà ce qu'il ressentait lorsqu'il était dans la même pièce que celle qui lui était promise depuis plus d'un an. Il ne savait pas lorsqu'il arriverait à faire un pas vers elle, à tendre une main qu'elle ne repousserait pas. En avait-il seulement envie sachant que cela serait un échec cuisant ? Il ne le serait probablement jamais. Anna-Sophia était difficile à atteindre et difficile à suivre, aussi bien abstraitement que littéralement. Ce soir-là par exemple, sa fiancée avait décidé de s'offrir une petite échappée belle en dinant en compagnie de son frère et d'un tas de ces amis. Une soirée de plus qu'elle passait loin de lui à sûrement se jouer de l'imbécile qu'il était. Valentin n'arrivait pas à s'en moquer et pour complètement le tableau, sa chère fiancée avait décider de prolonger son inquiétude en arrivant avec une demi-heure de retard sur le couvre-feu. Mais ce n'était pas une femme hautaine et froide qui avait passé la porte après des minutes d'attentes, mais une femme terrorisée qui s'était jetée dans ses bras et l'avait embrassé comme si elle l'avait toujours aimé. Elle l'avait pris dans ses bras et serré comme si ils avaient toujours été amants. Valentin était resté interdit. Pétrifié, déboussolé par ce qu'il venait de se passer. Sa fiancée avait les yeux brillants et tremblait de tout ses membres. La peur voilà ce qui l'avait mit dans un état pareil. Elle avait réussi a articuler quelques mots et Valentin avait compris qu'un homme l'avait suivit. « Quelqu'un m'a suivi et... Je crois qu'il me voulait... » avoua-t-elle à demi-mots. Cela n'avait rien d'étonnant, pensa Valentin quelques instants en faisant référence à l'attitude de sa fiancée. Mais ce n'était pas le moment de lui faire des reproches. Une femme terrorisée était collée à lui. Une femme dont il avait toujours rêvé d'être aussi près d'elle. Une femme dont il pouvait à présent sentir le parfum. Valentin ferma ses bras autour du corps de sa fiancée et caressa doucement sa nuque pour la rassurer. Il sentit les membres de la jeune femme se raidir à ce geste. Elle aussi ne semblait pas à l'aise. Valentin prononça quelques mots qui se perdirent très vite. Il sentait sa fiancée tendue et il relâcha quelque peu son étreinte autour de la jeune femme, qui après quelques instants s'échappa de ses bras. Elle était visiblement mal à l'aise et apeurée. Elle avait du se rendre compte de ce qu'elle avait fait et ne pas du tout aimer que Valentin la touche. D'ailleurs elle n'avait jamais aimé cela. Anna-Sophia avait toujours soigneusement éviter tout contact physique avec Valentin. Une chose que l'homme prenait souvent très mal. Comme ce soir-là où Valentin baissa les yeux et poussa un soupir agacé par se retrait brutal de la part de sa fiancée. Si cela ne tenait qu'à lui, il l'aurait déjà empoigné par le bras et lui aurait dit de ne plus jamais fuir, non ne plus jamais le fuir. Valentin pourrait être arrogant et dur lorsqu'il était en colère ou vexé. Il serra les poings puis se radoucit en voyant sa fiancée trembler de tout ses membres. Elle avait besoin d'aide. « Je n'aurais pas dû... Je vais vous laisser... » bafouilla-t-elle en tournant déjà les talons pour fuir vers les escaliers, qui la mèneraient à sa chambre, où elle pourrait s'enfermer comme d'habitude. Pensait-elle vraiment pouvoir s'enfuir comme cela après ce qu'elle venait de faire ? Valentin n'en avait pas envie ce soir. « Ne vous enfuyez pas Anna » dit tout à coup Valentin en la retenant par le bras. Il savait que ce geste était peut-être le pas de trop à faire vers elle, le pas qu'il avait tant redouté. Il n'en avait rien à faire, elle ne pouvait pas partir comme cela. Il plongea son regard sombre dans le sien puis lâcha rapidement son bras. Il quitta les yeux de sa fiancée quelques instants pour aller chercher une couverture qui se trouvait sur le dossier du fauteuil qu'il occupait depuis le début de la soirée. Il la déplia puis alla entourer les épaules de sa fiancée qui était frigorifiée. Il serra le morceau de tissus autour des bras de la jeune femme pour qu'elle se réchauffe. Pendant ce temps il ne quittait pas ces yeux, des yeux qui étaient si beaux, même si ils le fusillaient à l'instant présent. « Vous ne devriez pas sortir aussi tard » lui dit-il d'un ton qui mêlait conseil et ordre. Il s'inquiétait pour elle, il ne pouvait rien y faire. Il était son fiancé après tout...

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MessageSujet: Re: I'm conserned for you... [feat. Anna-Sophia] Mer 2 Nov - 23:25

« Ne vous enfuyez pas Anna » J'avais encore du mal à me faire à ce rapprochement que j'avais fait il y a quelques minutes. Je m'étais juré de le détester jusqu'à la fin de ma vie et je faiblissais. Il était vrai que je l'avais trouvé attirant quand je l'avais vu. Je m'étais même dit que mon père ne m'avait pas choisi un mauvais mari mais son comportement me rebuter. Il avait le même comportement que mon père et j'avais peur des hommes comme lui. Il me regardait toujours froidement. Je n'avais jamais droit à un sourire de sa part et c'était bien vrai que je ne lui en faisais jamais mais il faut dire que je voulais juste un petit signe de sa part. Enfin ce soir j'étais servie. Il m'avait attrapé par le bras pour m'obliger à rester sur place alors que je ne voulais que fuir. Je me sentais vraiment trembler de la tête aux pieds. J'avais froid et en même temps j'avais peur. Froid parce que j'étais sortie tard dans une robe avec un simple manteau pas du tout chaud et peur parce qu'il m'avait regardé avec un regard froid. Je le foudroyais du regard tandis qu'il allait me chercher une couverture et qu'il la posait sur mes épaules. Il m'entoura les épaules avec et je ne bougeais toujours pas. Je le regardais vraiment bizarrement. Je me sentais ridicule mais ça se bousculait dans mon coeur. « Vous ne devriez pas sortir aussi tard » Je rêvais ou il venait de me donner un ordre ? Je n'aimais pas du tout cela. Il n'était que mon « fiancé ». Je ne voulais pas qu'il commence à me donner des ordres parce que j'avais peur de finir comme ma mère et mon idiote de belle mère. Si vous ne vouliez pas que je sorte il fallait me le dire tout à l'heure au lieu de m'en faire le reproche maintenant. J'étais peut être méchante dans mes propos mais je ne voulais pas qu'il puisse penser qu'il avait raison. Après tout j'avais aussi le droit à ma liberté, même s'il avait tout à fait raison. Je serrais un peu plus la couverture contre moi. Elle sentait son odeur mais aussi l'odeur de la cigarette. Cela m'incommodait un peu mais je ne voulais absolument pas la quitter. Je baissais même les yeux avant de les relever vers lui. Il me regardait toujours sombrement. Je frissonnais et je lui disais : Arrêtez de me regarder ainsi... Vous me rappelez mon père! Et j'en avais trop dit. Mon visage se fermait et j'allais reposer la couverture sur le canapé. Je regardais autour de moi. Je ne voulais pas vivre le même enfer qu'en Hongrie. Alors je reposais la couverture et je me retournais vers lui. Pourquoi m'avoir attendu ? Je vous mène la vie dure et vous... vous vous inquiétez pour moi ? C'était une chose que je ne comprenais pas vraiment. Je passais mes mains dans mes cheveux et je me mordais les cheveux comme à mon habitude. J'allais me planter devant lui et je le regardais sans comprendre. Je voulais savoir. J'avais besoin de savoir maintenant. Il me faisait peur certes mais au fond de moi je l'appréciais beaucoup alors je voulais comprendre. Je lui attrapais la main et je l'embrassais une nouvelle fois mais juste quelques secondes. Je voulais comprendre moi même ce que mon coeur me disait. Je restais encore un instant suspendu à ses lèvres. Pourquoi tout à coup je me laissais envahir par des sentiments que je refoulais depuis six mois. Vous me faîtes peur Valentin... mais vous me fascinez aussi. J'avalais difficilement ma salive et j'allais remettre la couverture sur mes épaules, lui tournant le dos en espérant qu'il partirait ou qu'il ne poserait pas plus de questions.

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MessageSujet: Re: I'm conserned for you... [feat. Anna-Sophia] Sam 5 Nov - 22:21

Si compliquée, elle était si compliquée sa fiancée. Comme toutes les femmes, comme ses soeurs, comme sa mère, Anna-Sophia la fiancée de Valentin était très compliquée. Le brun n'arrivait jamais à prédire ce qu'elle avait en tête. Un sourire, un regard, un geste, tout. Par moment, il arrivait qu'elle lui accorde un sourire lorsqu'elle le croisait dans la maison. Un sourire, comme ça, sans aucune explication. Puis, un quart d'heure plus tard il la voyait traverser le couloir comme une furie et sortir en claquant la porte. Au début, il s'était dit que ce comportement était dû au mariage arrangé, au fait qu'elle était loin de chez elle, coincé avec un inconnu. Mais après six mois, tout ça n'avait plus aucuns sens et son comportement aussi. Valentin avait juste appris à vivre avec. Anna-Sophia était impulsive et ce soir il était servit. Elle l'avait embrassé sans crier gare, puis avait tenté de s'enfuir comme si rien ne s'était passé. Mais après la surprise et l'incompréhension, c'était la colère qui avait envahi Valentin. On ne se moquait pas lui comme cela. D'accord, il n'avait pas souvent grand chose à faire de ce que les gens pensaient. Mais Valentin n'était pas un idiot. Pas un pion qu'on pouvait manipuler. Pas un homme que l'on faisait tourner en bourrique. Aucun n'avait réussi à faire cela avec lui, alors ce n'était pas une femme qui allait le faire aujourd'hui. Il l'avait retenu pour le bras pour l'empêcher de quitter la pièce. Il voulait des explications, il voulait comprendre ce qu'elle faisait et pourquoi elle le faisait. Cette soudaine affection était-elle une nouvelle forme de provocation de la part de sa fiancée ? Chercherait-elle à le déstabiliser ? D'un certain côté c'était plutôt réussi. Mais aussi douces étaient les lèvres d'Anna-Sophia, son baiser avait eu un goût de mensonge et de tromperie. Il était hors de question qu'elle se moque de lui. C'était un fiancé patient, mais pas un homme avec qui on jouait. Ce n'était pas en l'embrassant qu'elle allait lui faire oublier qu'elle était rentrée après le couvre feu. Valentin regardait sa fiancée droit dans les yeux tandis qu'il resserrait la couverture autour de ses épaules. Il était vingt trois heures passés et le jeu était fini. «  Si vous ne vouliez pas que je sorte il fallait me le dire tout à l'heure au lieu de m'en faire le reproche maintenant » siffla la jeune femme. Valentin soupira. Il n'aimait vraiment pas sa façon de l'attaquer ce soir. Elle avait voulu le réveiller, elle avait voulu le voir de près et bien c'était à ses risques et périls. « Vous faites ce que vous voulez Anna. Vous êtes libre de faire ce que bon vous semble. Vous êtes adulte » répondit Valentin en lâchant la couverture et en soutenant son regard. La jeune femme baissa les yeux visiblement mal à l'aise. Le brun n'avait pas voulu être malpoli ou dur, mais le fait était que se trouver dans la rue après le couvre-feu c'était se mettre en danger. Les allemands n'étaient pas des gens très laxistes avec les personnes qui désobéissaient aux ordres. La jeune frissonna soudain malgré la couverture présente sur ses épaules et le releva les yeux vers lui. « Arrêtez de me regarder ainsi... Vous me rappelez mon père ! » dit-elle d'un ton froid, le visage fermé. Elle passa devant lui et alla déposer la couverture sur le canapé. Elle tourna la tête de tout les côtés, comme cherchant un point de fuite à sa colère. Valentin la regardait faire du même oeil sombre et perplexe qu'il affichait depuis qu'elle était entrée dans la pièce. « Pourquoi m'avoir attendu ? Je vous mène la vie dure et vous... vous vous inquiétez pour moi ? » demanda la jeune femme d'un ton agacé en retournant soudain vers lui. Elle passa alors la main dans ses cheveux et se mit à mordre une de ses mèches de cheveux. Valentin soupira exaspéré et passa lui aussi une main dans ses cheveux. Sa fiancée n'avait vraiment aucun intérêt pour lui. Pire elle venait d'avouer qu'elle lui menait volontairement la vie dure comme elle le disait. C'était bien un jeu, un petit jeu qui amusait la jeune femme et où Valentin n'était qu'un petit pantin hilarant. « Oui, je m'inquiète pour vous. Parce que pour en avoir fait l'expérience, je peux vous dire que je tiens pas à ce que vous passiez une nuit dans un poste SS » dit-il en lui tournant le dos quelques instants. Le regard énervé de Valentin se posa alors sur son étui à cigarette qui semblait l'appeler comme jamais. Il ferma les yeux et poussa un long soupir. Il se retourna ensuite vers sa fiancée qui avait traversé dans sa direction. Elle se saisit de sa main et déposa une nouvelle fois ses lèvres sur les siennes durant quelques secondes. Valentin sentit à nouveau la douceur des lèvres d'Anna, mais n'osa pas la toucher. Il profita du baiser, mais ne put s'empêcher de la regarder avec l'air distant que sa fiancée lui connaissait bien. Il était perplexe et presque méfiant. Anna retira ses lèvres des siennes et le fixa du regard. Valentin la toisait de haut. « Vous me faîtes peur Valentin... mais vous me fascinez aussi » dit-elle en déglutissant. Valentin fronça tout à coup les sourcils et silla. Il ne savait soudain plus quoi dire, comme si il avait été frappé par un éclair. Il ne s'était pas attendu à cette phrase venant de sa fiancée. Celle-ci retourna au canapé et remit la couverture sur ses épaules avant de lui tourner le dos. Le brun fit le tour du piano et alla couper la route à la jeune femme pour se placer devant elle. « Pourquoi faites-vous cela Anna ? » demanda-t-il en plongeant son regard sombre dans celle de la jeune femme. « Pourquoi vous comportez-vous comme cela ? Dites-moi pourquoi je vous fais peur et...pourquoi je vous fascine... » ajouta-t-il en lui prenant soudain la prenant soudain par le poignet sans qu'il s'en rende compte. Ce n'était pas un geste de violence, mais plutôt un geste de demande envers la jeune femme qu'il avait devant les yeux. Elle voulait jouer à la provocation, alors Valentin allait suivre et c'était cartes sur table.

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MessageSujet: Re: I'm conserned for you... [feat. Anna-Sophia] Mer 16 Nov - 22:58

« Vous faites ce que vous voulez Anna. Vous êtes libre de faire ce que bon vous semble. Vous êtes adulte » Mais bien sur ! Et sa phrase d'avant n'était pas un ordre. Il n'était vraiment qu'un macho. Si je pouvais faire ce que je souhaitais et qu'il s'en fichait il ne m'aurait jamais dit cela. Et bien entendu j'étais rentrée dans son jeu. Je lui avais répondu que je n'avait pas de compte à lui rendre. Franchement j'étais ridicule. Je ne savais pas pourquoi j'étais aussi méfiante avec lui. Il ne m'avait jamais brutalisé et pourtant j'avais peur de lui, tellement peur de lui. Je n'étais pas sûre qu'il pensait ce qu'il venait de me dire. A mon avis il voulait contrôler mes sorties mais il ne me l'avouerait jamais. Après tout, il était bien trop fier pour m'avouer qu'il était tellement inquiet pour moi qu'il aurait voulu venir me chercher dès que le couvre feu avait dépassé une minute. Je ne suis pas sûre d'être libre... Vous voudriez bien contrôler ma vie avouez le! Je le regardais droit dans les yeux avant de les détourner. Il m'impressionnait autant que mon père, j'avais l'impression d'être en Hongrie et surtout qu'il pourrait lever la main sur moi comme mon père l'aurait fait. Je portais encore quelques bleus des coups qu'il m'avait donné et c'était sûrement pour cela que j'avais autant peur de lui. Je passais même distraitement ma main sur mon cou là où je portais encore un bleu. Je portais toujours une écharpe autour de mon cou pour la cacher. Je ne voulais pas qu'on puisse penser que ça soit Valentin qui me battait alors que ce n'était pas le cas. Je ne savais pas pourquoi je ne voulais pas qu'il lui arrive quelque chose... Peut être que je l'aime tout simplement mais je ne voulais pas qu'il le sache parce que je n'étais pas sûre moi même de ce que je ressentais pour lui. Je baissais les yeux et je croisais mais bras sous ma poitrine. « Oui, je m'inquiète pour vous. Parce que pour en avoir fait l'expérience, je peux vous dire que je tiens pas à ce que vous passiez une nuit dans un poste SS » Je le regardais bizarrement. Il avait vraiment vécu cela ? Il avait déjà passé une nuit dans un porte SS ? Tout à coup je me faisais plus de soucis pour lui que je ne l'aurais jamais cru. On dirait qu'il jouait avec moi comme s'il me testait à propos de mes sentiments. Si je ne bougeais pas du tout je serais une fille foncièrement méchante et surtout une fille sans coeur. Si je bougeais, si je faisais un pas vers lui il penserait que je suis faible ou que je suis amoureuse de lui et même si c'était forcément le cas je ne voulais pas qu'il puisse être au courant de cela. Vous avez peur de quoi ? Qu'on me fasse du mal ? Là j'étais foncièrement méchante mais il ne fallait pas qu'il puisse penser que je l'aimais ne serais-ce qu'un peu. Cependant je ne pus m'empêcher de lui prendre la main te de retourner l'embrasser. J'avais besoin de savoir vraiment si je ressentais quelque chose pour lui et c'était vrai. J'étais amoureuse de lui et je sentais encore le goût de ses lèvres sur les miennes. Je lui avouais même qu'il me fascinait. Mais pourquoi étais-je allée lui dire cela ? Pourquoi m'étais-je trahie ? Je m'étais retournée pour remettre la couverture sur mes épaules. Je tremblais de la tête aux pieds juste à l'idée qu'il puisse m'empêcher de sortir de cette pièce mais il le fit. « Pourquoi faites-vous cela Anna ? Pourquoi vous comportez-vous comme cela ? Dites-moi pourquoi je vous fais peur et...pourquoi je vous fascine... » Et il m'attrapa le poignet et il le serra. Je sentais mon coeur battre de plus en plus en plus fort dans ma cage thoracique. Je ne savais pas pourquoi je faisais cela ou si je le savais mais je ne pouvais pas me résoudre à le lui dire. Vous me fascinez parce que vous ne m'obligez à rien alors que vous seriez en droit de me demander plus... J'avalais difficilement ma salive et je portais ma main libre autour de l'écharpe que j'avais autour de mon cou pour l'enlever. Et vous me faites peur parce que vous ressembler à l'homme qui m'a fait cela... Je lui pontais les marques que j'avais sur le cou et je baissais mes yeux larmoyants. Je devais être beaucoup plus forte que cela mais j'avais du mal, beaucoup trop de mal. J'étais tiraillée entre la peur et entre l'amour que j'éprouvais pour lui.

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MessageSujet: Re: I'm conserned for you... [feat. Anna-Sophia] Jeu 24 Nov - 19:54

Les femmes qu'avaient connu Valentin étaient un peu toutes les mêmes. Non pas que parisiennes étaient dénués de tout intérêts, mais malgré tout ce qu'elles pouvaient penser et tout leurs efforts qu'elles faisaient, elles se ressemblaient toutes dans leur comportement. Les parisiennes se revendiquent libres, singulières et indépendantes. Si vous leur plaisez, elles le font voir sans détours. Mais si vous répondez, elles font semblant de résister et ne se donnent pas tout de suite. On dit bien "semblant de résister" parce que c'est ce qu'elles veulent faire croire ; qu'elles ne se font manipuler par aucuns hommes. Pourtant, il suffit de les emmener une fois à l'opéra, de leur offrir une perle ou une pierre, de leur montrer un avenir, de leur promettre une destinée et elles se donnent corps et âmes à vous. Valentin en avait connu des femmes fatales, des petites bourgeoises ou des faux garçons manqués... Mais au final, elles étaient toutes semblables. Anna-Sophia était loin de toutes ses femmes. Elle n'avait jamais montré, à part ce soir, ne serait-ce qu'une once d'intérêt pour lui. Pour l'opéra, c'était inutile car elle y allait jouer quatre fois par semaines. Les perles, les pierres, elle en avait déjà. Quant à l'avenir, le mariage, le confort, la protection et le foyer que lui apportait Valentin, elle n'en avait que faire. Cela faisait six mois qu'elle résistait et six mois que Valentin attendait avec une patience qu'il ne lui ressemblait pas. « Je ne suis pas sûre d'être libre... Vous voudriez bien contrôler ma vie avouez-le ! » lui hurla sa fiancée au visage avant de détourner le regard. Valentin lui garda la tête haute et son regard profondément insistant sur la jeune femme qui se trouvait devant lui. Comme elle y faisait allusion elle-même, elle était si inatteignable, si intouchable, même malgré ce qui s'était passé il y a quelques instants entre eux. Sa fiancée avait du caractère, du répondant et pourtant elle était fragile et instable comme elle l'avait montré. Toutes ses caractéristiques étaient tellement incompatibles les unes aux autres que Valentin ne savait pas encore ce qui était vrai ou faux en elle. Tout ce qu'il savait c'est qu'elle était sa fiancée. « Oui... » acquiesça Valentin à la remarque de sa fiancée. « ...mais pas pour les raisons que vous pouvez penser » ajouta-t-il en lui tournant le dos. Il souffla un bon coup et ignora l'étui à cigarette qui lui faisait de l'oeil. Il devait résister. Il devait avouer qu'il aimerait beaucoup contrôler la vie de sa fiancée. L'empêcher de sortir tard le soir, qu'elle voit des hommes et qu'elle se complaise dans une bourgeoisie parisienne rempli d'hommes prêts à tout pour les beaux yeux et les belles courbes d'un femme. Une mondanité parisienne pourrie et infiltrée jusqu'à la moelle de Oberst, Kapitän et General Deutsch. Sa fiancée n'avait pas l'air de comprendre dans quelle France ils vivaient actuellement. Valentin devait faire de plus en plus attention et malgré son statut privilégié à la banque, dans quelques temps lui aussi allait voir ses permissions, ses denrées, etc se réduire à peau de chagrin. Les allemands ne sont pas en France en touriste et qu'Anna-Sophia soit née en Bavière leur importait sûrement peu. Valentin voudrait contrôler sa vie, mais dans le seul but qu'il ne lui arrive aucun mal. Il se retourna et affronta alors le regard noir de sa fiancée qui le fusillait sur place, les bras fermement croisés sous sa poitrine. Elle devait certainement se croire très maline. « Vous avez peur de quoi ? Qu'on me fasse du mal ? » dit-elle avec l'air le plus dédaigneux et provocateur dont elle était capable. Valentin échappa un furtif petit rire avant de dévisager sa fiancée de la tête aux pieds. S'il s'était écouté et n'avait eu absolument aucuns intérêts pour elle, il lui aurait sûrement répondu une petite réplique bien cinglante du genre : Ne soyez pas ridicule, je voulais juste paraître intéressé, je n'en ai strictement rien à faire de vous... Une fausse réplique qui lui aurait assurément valut de se recevoir une gifle en plein visage. Mais Valentin préféra ne rien répondre, même si son silence parlait pour lui. Après ses provocations verbales et physiques, sa fiancée avait voulu une seconde fois se dérober, mais Valentin n'était pas d'accord. Ce soir, elle ne pourrait pas aller s'enfermer dans sa chambre à double tour et faire comme tout était à présent normal et comme si rien n'avait changé ou ne s'était passé. Le brun avait fait le tour du piano et avait attrapé Anna-Sophia par le poignet pour l'empêcher de partir. Ce soir, il voulait des réponses. Elle ne pouvait pas faire des confidences de cette nature sans espérer qu'il se taise encore et toujours comme il faisait depuis plus de six mois. Valentin avait été incroyablement patient, mais aussi fidèle, alors maintenant qu'elle lui avait donné le droit à ses lèvres, les choses allaient devoir changer. Elle l'avait maintenant trop tenté, trop bousculé pour que tout redeviennent comme avant. Il la fascinait ? Il lui faisait peur ? Très bien, mais il voulait savoir pourquoi. Il voulait au moins une réponse de sa part, tout ce qu'il y a de plus franche avant qu'ils n'aillent tout les deux se coucher chacun de leur côté. « Vous me fascinez parce que vous ne m'obligez à rien alors que vous seriez en droit de me demander plus... » répondit sa fiancée en avalant difficilement sa salive. L'expression froide de Valentin disparue tout à coup de son visage pour devenir une sorte de neutralité rassurante, plus douce. C'était comme s'il avait acquiescé à sa remarque qui était totalement vraie. En six mois, des centaines d'autres hommes auraient sûrement exigé bien plus de la part d'une fiancée, surtout aussi belle qu'Anna... « Et vous me faites peur parce que vous ressembler à l'homme qui m'a fait cela... » termina la jeune femme en retirant le foulard qu'elle portait presque tout les jours autour du cou. Valentin put alors voir des traces violacées sur le cou et les épaules et la jeune femme. Même si elles étaient infimes, on pouvait très bien percevoir qu'elle avait été causé par deux mains puissantes. Valentin fit alors un pas en arrière comme pour s'éloigner inconsciemment de ce qu'il voyait. Son visage se figea dans une expression qui mêlait stupéfaction, gêne, dégoût et pitié. Ses yeux firent des allers-retours sur les traces qui marquaient le corps de sa fiancée, ainsi que le visage larmoyant de celle-ci. Il ne disait rien, il se contentait de regarder et d'essayer de comprendre. Il voyait enfin ce qu'il avait cherché depuis six mois...la raison de la colère, de la méfiance de sa fiancée. Voilà, il l'avait enfin devant les yeux. L'homme qui l'avait sauvé lorsqu'il était enfant était un homme violent. Valentin baissa soudain les yeux gêné et son regard se posa sur le poignet de sa fiancée qu'il serrait encore à pleine main. Il le lâcha sur le champ. Cependant il ne le quitta pas des yeux et après quelques instants il le reprit entre ses mains. « Je ne vous ferais jamais de mal Anna... » dit-il d'une voix douce en massant doucement le poignet de la jeune femme. Il continua se geste quelques instants puis enferma tendrement les doigts de la jeune femme entre ses mains. Il releva alors les yeux vers elle et lâcha enfin complètement sa main. « Je pense qu'il faut être un homme lâche pour s'attaquer à une femme... » dit-il en plongeant un regard convaincu dans les yeux de sa fiancée. En disant cela, Valentin était loin d'être un sentimental, comme certain homme pourrait le qualifier par moquerie. Il pensait sincèrement ce qu'il venait de dire. Battre une femme, c'est s'attaquer à plus faible de que soi pour un homme, c'est être incapable de faire face à soi-même et à ses problèmes.

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MessageSujet: Re: I'm conserned for you... [feat. Anna-Sophia] Dim 4 Déc - 22:27

Oui... mais pas pour les raisons que vous pouvez penser. Mais bien sur. Il me prenait vraiment pour la femme la plus idiote de la terre. Il voulait simplement m'interdire de sortir et me garder pour lui. Malheureusement pour lui je ne suis pas du tout le genre de femme à me laisser faire surtout par un homme. Même mon père qui me battait n'avait jamais réussi à m'asservir. Je détestais que l'on dicte ma conduite et si Valentin commençait déjà à vouloir régenter ma vie je craignais pour notre future vie commune. Pourquoi tenait-il tellement à me protéger ? Il ne m'avait jamais manifesté de sympathie alors pourquoi maintenant s'inquiétait-il pour moi ? Je détestais qu'il puisse m'avoir caché la vérité sur ses sentiments. En même temps, je trouvais qu'il ressemblait beaucoup à mon père dans ses paroles et dans ses gestes et c'était cela qui me faisait peur chez lui. Après tout si mon père tenait tant à ce que je me marie avec lui ça devait être pour une bonne raison et je ne voulais pas qu'il puisse penser qu'il avait du pouvoir sur moi. J'étais maître de mon propre destin et même mon père n'avait pas réussi à me faire changer de ligne de conduite alors ce n'était pas mon futur mari qui allait y arriver. Et quelles sont ces raisons ? J'ai hâte d'entendre cela... Je le regardais d'un air dédaigneux. Ce même air que je prenais face à mon père quand je sentais que j'allais trop loin et qu'il allait me battre. C'était ma carapace. Je n'aime pas qu'on me connaisse bien parce que sinon on connaissais mes faiblesses et on pouvait les utiliser contre moi. Je refuse que Valentin puisse avoir quoi que se soit contre moi. Après tout, il n'avait jamais pu m'obliger à faire quoi que se soit alors pourquoi commencerait-il maintenant ? Je me doutais que j'avais certainement fait une erreur en l'embrassant à deux reprise mais je l'aimais vraiment. Au fond de moi je l'aimais depuis le premier jour mais j'étais bien trop fière pour l'avouer et pour le lui avouer surtout. Je ne pensais pas qu'il puisse m'aimer bien au contraire. Je pensais qu'il me détestait et au contraire aujourd'hui il me prouvait qu'il se faisait du soucis pour moi et je commençais à douter de ce que je pouvais bien penser de lui. Si ça se trouvait il était un homme adorable et je le jugeais mal. Mais si c'était vraiment le cas comment pourrais-je me faire pardonner de l'avoir mal juger. De plus j'allais lui avouer mon plus gros secret et je ne savais toujours pas si je pouvais lui faire confiance ou pas. Je sentais monter en moi une bouffée d'angoisse. A chaque fois que je me trouvais devant un choix difficile je me mettais à angoisser et puis je finissais par lui avouer mon plus gros secret sans même reprendre ma respiration. Il me tenait toujours le poignet et il le serrait vraiment très fortement. J'avais peur de cela. J'avais peur qu'il puisse être comme mon père parce que s'il était comme lui je tomberais bas vraiment très bas. En plus de cela j'aurais le coeur crevé. Il me regardait avec stupeur et pitié. Il avait pitié de moi ?! Non je ne voulais pas ça ! Voilà pourquoi je ne parlais jamais de cela. Je détestais qu'on puisse avoir pitié de moi. Je ne voulais de la pitié ! Je voulais qu'on m'aime pour ce que j'étais tout simplement. Il lâcha mon poignet et je me mis à marcher rapidement pour échapper à ce regard qui me faisait beaucoup de mal. Mais je me stoppais net quand il me reprit le poignet et qu'il me dit. Je ne vous ferais jamais de mal Anna... Et il massait mon poignet entre ses mains comme s'il voulait effacer mes douleurs. Je ne comprenais plus rien. Je n'y comprenais plus rien. Je voulais qu'il m'aime tout simplement et je ne savais pas si c'était un pas vers moi ou si c'était encore juste de la pitié. Je ne disais absolument rien. Je pense qu'il faut être un homme lâche pour s'attaquer à une femme... Il me regardait droit dans les yeux et je ne savais plus quoi penser de lui. C'est mon... père qui m'a fait ça et... Je ne pouvais pas continuer de parler parce que je sentais les larmes me monter aux yeux. Je battais des cils pour en chasser les larmes qui menaçaient de couler. Je le regardais toujours dans les yeux. Je lui murmurais alors sans réfléchir à ce que je disais : Embrassez moi maintenant. Je le regardais toujours dans les yeux tout simplement.

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MessageSujet: Re: I'm conserned for you... [feat. Anna-Sophia] Ven 9 Déc - 13:20

Cela faisait un certain temps que Valentin n'avait pas eu un relation sérieuse avec une femme. Non pas qu'il n'en avait pas envie, bon nombre de femmes lui faisaient de l'oeil et sans mentir, il savait qu'il était apprécié de la gente féminine. Mais avec la guerre et l'occupation, les femmes devenaient un peu plus réticentes. Elles avaient peur, mais alors contre toutes attentes, lorsqu'il leurs arrivaient d'aller chercher du réconfort, c'était dans les bras de soldats allemands. Un comportement qui donnait franchement envie de vomir à Valentin. Alors il ne fallait rien trouver d'étonnant dans le fait que Valentin se torturait intérieurement lorsque sa jolie fiancée sortait tard le soir pour aller voir des hommes. Le brun était tiraillé entre paranoïa, inquiétude et peut-être même jalousie. Vous ne passez pas six mois à côté d'une femme aussi belle qu'Anna-Sophia sans en ressortir indemne. Il fallait être le plus fou des hommes, ou le moins masculin des hommes pour dire que la fiancée de Valentin n'était pas attirante. Elle était élégante, avait la taille élancée, des traits et des courbes divinement dessinés. Combien de fois le soir Valentin était passé devant sa porte de chambre en l'imaginant se déshabiller, là à quelques mètres de lui. Ca, c'était une chose qu'il ne pouvait pas avouer. Comme il ne pouvait avouer que s'il ne supportait pas qu'elle sorte le soir pour voir d'autres hommes que lui, c'est parce qu'il était probablement tombé amoureux d'elle. Mais cela, Valentin ne le savait pas encore ou du moins, il ne voulait pas se l'avouer. Il mettait tout ce qu'il ressentait pour sa fiancée sur le compte de la protection. Après, c'était son rôle de la protéger. Qui le ferait à part lui ? Le frère d'Anna ? Son frère la protégeait plus de Valentin lui-même que des autres hommes qui étaient sûrement moins bien intentionnés. Le brun se disait qu'il voulait se conduire en homme bien avec Anna, c'était pour cela qu'il se faisait du soucis pour elle. Sa fiancée le toisa du regard. « Et quelles sont ces raisons ? J'ai hâte d'entendre cela... » dit-elle d'un ton dédaigneux. Le regard de Valentin vira soudain au noir. Malgré tout le respect qu'il avait pour sa fiancée, il n'aimait vraiment qu'on se moque de lui et là, sa fiancée le faisait ouvertement. Il déglutit et la pression de sa mâchoire se fit plus forte qu'à l'ordinaire. Il poussa un soupir et se mordit les lèvres pour ne pas lui répondre méchamment une chose qu'il regretterait la seconde suivante. Elle n'avait don aucun respect pour ce qu'il était ? Valentin n'arrivait pas ou plus à répondre à cette question. Il était vexé et si il ne se calmait pas rapidement, son arrogance allait reprendre le dessus sur sa patience et son silence légendaire. « Je ne suis pas sûr que les réponses vous plairaient » fini par articuler Valentin en détournant les yeux. Il avait lâcher le poignet de sa fiancée. Il s'était trop emporté. Valentin respira à pleins poumons pour reprendre son calme tandis qu'Anna dénudait son cou pour dévoiler les traces de coups qui le marquait. Le brun posa alors un regard troublé et presque horrifié sur la peau de sa fiancée. Il regrettait tout à coup de l'avoir jugé comme une femme trop fière pour lui accorder de l'attention. Il comprenait pourquoi elle était si froide, si distance. Si comme elle le disait il ressemblait à l'homme qui lui avait fait cela, elle voulait certainement se préserver. Valentin avait reprit son poignet pour le masser doucement. Il ne savait pas réellement ce qu'il était en train de faire, mais ce geste était la première chose qu'il lui était venu à l'esprit. C'était comme s'il voulait lui montrer qu'il n'était pas son ennemi. Il ne l'avait jamais été. Après quelques secondes, Valentin lâcha enfin le poignet d'Anna. Cette dernière avait les larmes aux yeux. Elle venait de lui dévoiler un lourd secret. Etait-ce une marque de confiance ? « C'est mon... père qui m'a fait ça et... » dit-elle d'une voix tremblante en s'arrêtant soudain. Les hommes sont les créatures les plus étranges et les plus infâmes de cette terre, pensa Valentin. Pour ne pas faire d'injustice, il s'incluait dans ce qu'il pensait. Comment un homme qui n'avait pas hésité à lui sauver la vie lorsqu'il était jeune et qui sauvait tout les jours la vie à d'autres gens pouvait-il faire subir cela à sa propre fille ? C'était tout bonnement incompréhensible. Soulager la souffrance des autres pour l'infliger à ses enfants une fois chez soi. Comment cela pouvait-il avoir une logique ? Valentin avait toujours son regard plongé dans celui de sa fiancée. Il ne disait rien. Il voyait les yeux d'Anna commencer à se perler petit à petit. Seul le son de leur respiration se faisait entendre. Valentin ne savait plus quoi faire à cet instant et l'idée de souhaiter une bonne nuit à sa fiancée et de monter se coucher lui passa par la tête. « Embrassez moi maintenant » lâcha tout à coup sa fiancée dans un murmure. Valentin qui avait détourné les yeux quelques fractions de secondes les releva instantanément. Il regarda sa fiancée interloqué. Venait-il de rêver ou lui avait-elle demandé de l'embrasser ? Valentin ne comprenait plus rien cette soirée. Se moquait-elle encore de lui ? Il n'arrivait pas à savoir. Sans qu'il s'en rende compte ses pas s'approchèrent d'Anna pour se trouver qu'à quelques centimètres d'elle. Il semblait que son désir pour la belle hongroise avait pris le dessus sur sa raison et son amertume envers elle. Voyant qu'elle ne reculait pas, il posa sa main gauche sur la taille de sa fiancée pour la rapprocher encore plus de lui. Leur visage n'étaient plus qu'à un ou deux centimètres l'un de l'autre, si bien que Valentin pouvait sentir le souffle saccadé d'Anna sur ses lèvres. Il plongea quelques instants ses prunelles noirs dans celles bleus d'Anna. Cela faisait un bout de temps qu'il attendait cela. Puis finalement il pencha légèrement la tête sur le côté et posa ses lèvres sur celles de sa fiancée. Il ferma les yeux et les pressa avec ferveur. Il respira profondément et vint entourer la taille d'Anna pour la serrer contre lui. Il entrouvrit ensuite ses lèvres pour expirer quelque peu et ses lèvres revirent capturer celles de sa fiancée, cette fois-ci en entière. Qu'est-ce quelles étaient délicieuses ses lèvres, pensa Valentin. Il avait beau les avoir goûté quelques minutes plutôt, les baisers qu'elle lui avait donné n'avait pas été assez long pour qu'il se rende compte de la douceur de ses lèvres. A présent, ils les sentaient sur les siennes, il sentait son souffle et sa peau contre la sienne. Ce qu'il appréciait le plus, c'est qu'il contrôlait tout cela. Il tenait Anna entre ses mains et pressait ses lèvres intensément sans qu'elle ne dise rien. Valentin entrouvrit une seconde fois ses lèvres pour recapturer les lèvres d'Anna. Il les pressa avec force, enfonçant son nez dans la joue d'Anna. Il n'en avait que faire de ce qu'elle pouvait penser de lui à présent. Elle lui avait demandé de l'embrasser et bien, il l'embrassait. Le brun fit glisser ses lèvres et les referma pour rompre le baiser avec sa fiancée. Il rouvrit les yeux et plongea son regard dans celui d'Anna. Leur visage étaient toujours à quelques centimètres l'un de l'autre. Valentin regarda sa fiancée intensément, tentant de voir la réaction qu'elle avait. « J'espère que vous n'avez plus peur maintenant ? » dit-il dans un murmure. Si c'était toujours le cas, Valentin laisserait gentillement Anna tranquille, pour le reste de sa vie...

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Anna-Sofia Weber
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MessageSujet: Re: I'm conserned for you... [feat. Anna-Sophia] Dim 11 Déc - 17:58

« Je ne suis pas sûr que les réponses vous plairaient » Comment pouvait-il le savoir sans qu'il ne me les dise ? Je le trouvais prétentieux tout à coup. Il ne pouvait pas savoir comment j'allais réagir sur ses raisons si lui ne me disait rien. Après tout je suis une femme curieuse et je voulais savoir pourquoi il disait que ça ne me plairait pas. Après tout, il ne pouvait pas être dans ma tête ! Je ne lui avais jamais laissé d'accès à mon esprit, j'avais toujours fait exprès d'avoir des humeurs changeantes pour qu'il ne puisse pas me connaître... Sauf ce soir. Ce soir je n'avais plus envie de jouer ce petit jeu. Je voulais surtout qu'il ne puisse jamais plus me faire de remontrance sur mes sorties nocturnes. Même si j'en avais eu l'occasion je ne l'avais jamais trompé. Au fond de moi je savais que je l'aimais que je ne voulais pas me l'avouer. C'était tellement dur pour moi de me dire que j'aimais un homme plus que de raison. Je m'étais juré de ne jamais aimer un homme comme je l'aimais lui. Pour moi les hommes étaient tous foncièrement mauvais. Même mon frère que j'adore pourtant me faisait peur. Il n'avait jamais levé la main sur moi mais pourtant, je savais que si je dépassais les bornes il pourrait lever la main sur moi et bien entendu j'ai une fâcheuse tendance à toujours dépasser les bornes... Si vous ne me les dites pas je ne risque pas de les aimer. J'avais adopté le ton froid que j'avais toujours avec lui. J'étais toujours en colère contre lui. Je ne comprenais pas pourquoi il se faisait du soucis pour moi alors que je faisais tout pour qu'il me déteste. Mais après tout peut être que dans mon comportement hautain il avait pu apercevoir que je l'aimais un peu. A chaque fois qu'il lisait son journal je le regardais. A chaque fois qu'il rentrait un peu tard de la banque je me faisais du soucis. Bien entendu je ne lui en avais jamais touché un mot pensant qu'il me prendrait pour une femme faible et surtout pour une petite idiote chose que je ne voulais surtout pas qu'il pense cela de moi. Alors je restais de marbre devant lui alors que depuis peu de temps j'attendais chaque soir derrière ma porte espérant qu'il frappe pour que je le fasse rentrer. J'essayais également de rester le moins possible avec lui pour qu'il ne se rende pas compte que je tombais amoureuse de lui. Mais ce soir je défaillais. Je ne pouvais pas supporter son regard et en plus de cela j'avais cédé à la tentation : je l'avais embrassé à deux reprises et maintenant je ne rêvais que d'une chose c'était de l'embrasser mais comme il faut. Alors je lui murmurais de m'embrasser. Je ne savais pas dans un premier temps s'il m'avait entendu. Il ne bougeait pas et me regardait tout simplement. Je sentis le feu monter à mes joues et je ne savais plus où me mettre. Je voulais qu'il m'embrasse mais je ne pouvais pas aller une nouvelle fois vers lui. Je devais savoir si lui aussi il m'aimait où si je m'étais fait des fausses illusions. Il me regardait comme s'il ne m'avait jamais vu et le temps d'une seconde, j'eus envie de courir pour me cacher ou même me donner une grande claque pour me punir de ma bêtise mais tout à coup il fit un pas vers moi. Il s'approchait de moi et je relevais alors mes yeux vers lui pour les plonger dans ses prunelles noires. Il posa sa main sur ma taille et je sentis un long frisson me parcourir. C'était donc cela qu'on appelait l'amour ? Je me rendais soudainement compte qu'il était tout ce que j'avais toujours voulu avoir. Je me maudissais même d'avoir mis tellement de temps à m'en rendre compte. Ma respiration se faisait saccadé à mesure qu'il approchait son visage du mien. Il resta un moment à me regarder et j'avais presque envie de le supplier de m'embrasser maintenant, d'arrêter de me faire attendre ainsi. C'est à ce moment là qu'il pencha sur le côté et pressa enfin ses lèvres contre les miennes. Je pressais tout d'abord timidement mes lèvres contre les siennes puis je me laissais envahir par le baiser que nous échangions. Tandis qu'il passait ses bras autour de ma taille pour me serrer contre lui, moi je passais mes bras autour de son cou et je me collais à lui comme si je voulais que nos corps ne fasse plus qu'un. Je prenais nouveau possession des ses lèvres dès qu'il m'en donnait l'occasion. Nos brèves coupures me faisait mal, j'avais tellement rêvé de l'embrasser, d'avoir ses lèvres sur les miennes que maintenant que je les possédais je ne voulais plus jamais les lâcher. Finalement il lâcha mes lèvres et je restais quelques instants les yeux fermés et les lèvres entre-ouvertes. Ça avait été à la fois parfait et trop court. Je rouvrais les yeux pour les plonger dans les siens. « J'espère que vous n'avez plus peur maintenant ? » Non je n'avais plus peur de lui. Je me rendais même compte que j'avais été idiote d'avoir eu peur de lui. Comment avais-je pu identifier Valentin à mon père ? Il ne m'avait jamais frappé quand je rentrais tard. Il ne m'avait jamais crier dessus. Il ne m'avait jamais forcé à quoi que se soit et ce soir alors que je changeais mon fusil d'épaule au lieu de me rire au nez et de me dire de monter dans ma chambre comme je le faisais habituellement, alors que je lui demandais de m'embrasser, il fit ce que je lui avais demandé. Il était vraiment un homme bien et il avait fallu que j'ai peur d'un autre homme pour me rendre compte de la valeur qu'il avait à mes yeux. Je lui murmurais alors : Je... Je ne pouvais pas continuer ma phrase. Ses lèvres m'attiraient trop. Je pressais de nouveau ses lèvres, ouvrant mes lèvres, passant mes bras autour de son cou en le serrant plus que de raison contre moi. Je reprenais ma respiration en lui murmurant : Je n'ai plus peur... Puis je me laissais gagner par la passion que j'éprouvais pour lui. C'était un sentiment bizarre et nouveau pour moi que je ne connaissais pas du tout. Je ne voulais qu'une chose c'était de ne plus être séparée de lui ne serais-ce qu'une seconde. Je reprenais possession de ses lèvres et je faisais glisser mes mains sur sa chemise que je commençais à déboutonner. Cependant les boutons avaient décidé de faire un peu de résistance chose que je n'avais pas du tout prévu ni que je voulais accepter alors la pauvre chemise perdit quelques soldats dans la bataille mais alors qu'elle était maintenant ouverte, je posais mes lèvres avec plus de fièvre sur les siennes tout en posant mes mains sur son torse. Je ne voulais plus qu'il me lâche et ce soir je ne voulais pas passer ma nuit enfermée dans ma chambre toute seule. Mes lèvres se décollèrent des siennes et je n'osais pas rouvrir les yeux ni même les décoller totalement des siennes... Je me rendais compte que je l'aimais, que je l'aimais certainement plus que de raison.

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Valentin Durieux
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MessageSujet: Re: I'm conserned for you... [feat. Anna-Sophia] Mar 13 Déc - 0:25

Cela faisait combien de temps que Valentin avait abandonné l'idée qu'Anna puisse un jour l'aimer ? Trois, quatre, cinq mois ? Si n'était pas même depuis le premier mois qu'ils avaient passé ensemble. Au début, Valentin s'était dit que ce petit jeu allait durer une semaine, voir deux tout au plus. Mais quand il vit que rien ne s'était arrangé au bout d'un mois entier, il avait décidé de passer totalement à autre chose. Elle ne l'accepterait jamais, lui et sa présence, quant à son amour et bien il pouvait toujours rêver. Pourtant il avait essayé de lui parler, de faire plusieurs pas vers elle, mais jamais, jamais elle n'avait répondu. Elle l'avait toujours repoussé, lui avait répondu avec un air hautain et s'était moquée de lui. Alors comment aurait-il pu savoir tout ce qu'elle venait de lui avouer ? Comment aurait-il pu comprendre qu'elle ressentait quelque chose pour lui ? Que ce soit de la peur ou de la fascination. Comment aurait-il pu le savoir ? Elle ne parlait pas. Elle ne lui adressait un regard que pour le dévisager et ne lui parlait que pour l'envoyer sur les roses. Valentin ne savait pas tellement ce qu'il devait penser de ce revirement, il était si soudain. Quelques heures plutôt elle le narguait en sortant voir d'autres hommes et là elle se jetait dans ses bras. Y'avait-il une logique à tout cela ? Si il y en avait une Valentin ne la trouverait probablement jamais. Sa très chère fiancée était imprévisible. Toujours d'humeur changeante et de mots plus haut que l'autre. Ce soir, il était servi. Les étreintes, les baisers, les larmes, les emportements, les regards haineux, les fuites... Tout, il avait eu le droit à tout. Qu'est-ce que cela signifiait et pourquoi maintenant ? Il en avait marre que sa fiancée se moque de lui et pourtant il ne pouvait s'empêcher de la regarder, d'avoir le cœur qui s'accélérait lorsqu'elle le frôlait. C'était de ça qu'il en avait vraiment marre, d'être amoureux d'elle alors qu'elle s'en fichait... « Si vous ne me les dites pas je ne risque pas de les aimer » lui répondit sa fiancée sur le même ton froid qu'à son habitude. Valentin secoua légèrement la tête et détourna les yeux. Qu'est-ce qu'elle voulait qu'il lui dise ? Qu'il ne voulait pas qu'elle sorte parce qu'il avait peur pour elle ? Parce qu'il ne supportait pas qu'elle aille avec d'autre homme ? Parce qu'il voudrait sûrement plus qu'elle passe ses nuits avec lui... Si seulement il arrivait à se l'avouer à lui-même, tout serait beaucoup plus facile. Il oserait peut-être lui dire ou serait-il mieux lui montrer. Mais non, Valentin ne savait pas le faire. Il ne savait montrer ses sentiments, il ne savait dire qu'il aimait, il ne savait rien de tout ça. La preuve, cela faisait six mois qu'il attendait comme un imbécile à côté d'Anna-Sophia. Il attendait en regardant, comme un gamin qui ne sait pas s'il a le droit de toucher. Et si il demandait, il allait passer pour un imbécile aux yeux de sa fiancée. Et si il prenait sans demander, il allait passer pour un salopard... Valentin avait soudain relevé les yeux. Les mots de sa fiancée avaient fait l'effet d'une bombe dans son esprit. L'embrasser, non il n'avait pas halluciné, elle venait de lui demander de l'embrasser. Etait-ce un piège ou un test ? Le brun ne le savait pas. Il s'était déjà rapproché de sa fiancée et l'avait attrapé par la taille. C'était la première fois qu'il voyait son visage de si près et qu'il pouvait l'observer. Ces lèvres rosés, il les avait tellement contemplé, détaillé, envié lorsque sa fiancée se les mordait, passait ses doigts dessus ou se remettait du rouge dans le miroir. Finalement, Valentin finit par obéir. Il posa ses lèvres sur celle de sa fiancée et les pressa avec ardeur. Il ferma les yeux et sentit les bras d'Anna s'enrouler autour de son cou, geste qui voulait sûrement signifier qu'il pouvait continuer. Valentin pressa plusieurs fois les lèvres si tendre de la jeune femme tandis qu'il sentait le corps tremblant de sa fiancée entre ses mains. Tout ça avait comme une apparence surréaliste. Voilà plus de six mois qu'ils se détestaient l'un l'autre de l'extérieur et à présent ils semblaient ne faire plus qu'un à travers un simple baiser. Leurs respirations, leurs gestes, leurs lèvres s'accordaient tellement bien ensemble. C'en était presque étrange. Après plusieurs longues secondes, Valentin lâcha finalement les lèvres de sa fiancée et plongea son regard dans le sien. Il devait maintenant attendre sa réaction. Il avait fait ce qu'elle lui avait demandé, il avait fait un pas vers elle. Il allait maintenant savoir. Les secondes s'enchainèrent et Valentin se demandait ce qui avait bien pu lui passer par la tête. Elle devait le prendre pour un idiot, au pire pour un idiot qui ne savait pas embrasser. Il s'attendait même à la voir lui rire au nez, avant de monter dans sa chambre la tête haute. « Je... » commença-t-elle avant de s'arrêter. Valentin retint son souffle. Qu'est-ce que cela signifiait ? Soudain, il vit le visage de sa fiancée se rapprocher et sentit à nouveau ses lèvres sur les siennes. Le brun ferma les yeux et prit le visage d'Anna-Sophia entre ses mains pour intensifier le baiser. Il entrouvrait et faisait glisser ses lèvres sur celles de sa fiancée. C'était bon, si bon... Il allait en devenir malade. « Je n'ai plus peur... » lui murmura sa fiancée en reprenant sa respiration. Elle reprit ensuite possession de ses lèvres et Valentin commençait à perdre totalement la raison. Cela faisait six mois qu'il nourrissait des sentiments secrets pour elle, qu'il retenait une ardeur masculine et ce soir elle semblait vouloir tout lui donner. Ces mots, ce regard, ce baiser, c'était un feu vert, c'était un laissez passer ou il ne savait quoi d'autre. Il ne rêvait pas, elle venait de faiblir et lui c'était tout le contraire. Valentin n'en finissait plus de presser ses lèvres contre celle de sa fiancée, mais il se retenait encore. Quelques minutes plus tôt, ils étaient deux étrangers l'un pour l'autre, alors il ne voulait rien faire de déplacé. Mais tout à coup, il sentit les mains d'Anna-Sophia sur son torse et il se rendit compte que ses doigts étaient en train de déboutonner sa chemise. Il voulut l'aider, mais elle finit par se débrouiller toute seule, au prix de quelques craquement de tissus. Valentin sentit les doigts fins d'Anna se poser sur son torse et un frisson le parcouru. Fou, il était en train de devenir complètement fou. A cet instant, il éprouvait trop de désir pour la belle hongroise pour ne plus la lâcher. Pourtant, celle-ci rompit soudain leurs baisers passionnés pour rester interdite. Valentin la regarda sans comprendre, tandis qu'elle restait toujours à quelques millimètres de lui, les yeux clos et les mains posées sur son torse. Qu'est-ce qu'elle attendait ? Pour toute réponse, Valentin reprit possession de ses lèvres et la fit reculer pour la bloquer contre le mur. Elle n'allait pas lui échapper. Le brun se sépara quelques secondes des lèvres de sa fiancée et vint embrasser avec ardeur chaque parties de son cou. Sa peau était si douce, si fine et son parfum était tellement divin. « Empêchez-moi si je vais trop loin » articula tout à coup Valentin dans une respiration en reprenant les lèvres de sa fiancée. Mais qu'est-ce qu'il lui avait pris de dire cela ? Il n'avait qu'une envie c'est d'aller plus loin, qu'elle ne l'arrête surtout pas, pas comme ça. Pas après tout ce petit numéro. Le brun posa alors une main sur la jambe nue de sa fiancée et la fit remonter jusque sous sa robe. Si elle ne disait rien, il allait continuer...

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MessageSujet: Re: I'm conserned for you... [feat. Anna-Sophia] Mar 13 Déc - 23:11

Je ne voulais plus de parole. Je rêvais de geste, d'acte qui me montrerait qu'il m'aimait comme il semblait m'aimer. J'avais mis des mois à me rendre compte que j'étais amoureuse de lui et ce soir j'avais défailli. Je l'avais embrassé de moi même parce que je savais maintenant que c'était lui que je voulais et personne d'autre. C'était lui l'homme de ma vie. Je me disais même que pour une fois j'avais bien fait d'obéir à mon père. Après tout même si je le détestais pour l'enfance désastreuse qu'il m'avait offerte mais au moins il m'avait choisi un mari comme il faut. C'était comme s'il avait lu dans mes pensés pour savoir quel homme je voudrais épouser un jour. Je n'aurais jamais imaginé épouser un autre homme que lui. En fait, il était exactement le prince charmant que je voulais. Je m'étais toujours imaginée aux bras d'un grand ténébreux, froid mais aimant et je me rendais compte ce soir qu'il était exactement ça. J'avais toujours pensé qu'il n'était que froid et ténébreux mais il m'aimait aussi et moi j'étais passée à côté de cela. Heureusement que j'avais enfin ouvert les yeux. Il m'avait embrassé et jamais on ne m'avait embrassé comme cela et je ne voulais plus que quelqu'un m'embrasse. Maintenant j'avais goûté à ses lèvres si exquises je ne voulais plus jamais les quitter et c'est comme cela que je succombais de nombreuses fois à ses lèvres. Je l'embrassais encore et encore sans pouvoir m'arrêter. Il devait m'arrêter moi je ne le pouvais ni ne le voulais. Je ne voulais qu'une chose c'était lui appartenir. J'encrais mes lèvres aux siennes pour qu'on ne puisse jamais plus nous séparer. Je lui enlevais même sa chemise. Pourquoi avais-je fait cela ? Parce que je voulais qu'il me possède et je ferais tout pour qu'il soit mien. Je ne voulais plus perdre de temps et je savais que ce soir c'était le soir ou jamais. C'était un peu le soir du test et je refusais de le rater. Ce soir je ne pouvais pas me dérober et après tout, je ne voulais pas me dérober. Il était l'homme de ma vie même s'il n'était pas parfait il était mon homme parfait à moi. Il est toujours froid, distant avec moi mais en même temps il me montrait qu'il ne désirait que moi et je n'osais pas me demander s'il m'avait été fidèle. Après tout j'avais du le frustrer plus d'une fois. Je ne pouvais pas de l'imaginer dans les bras d'une autre femme que moi et ça me faisait tellement de mal. Je ne voulais que lui, je ne désirais que lui. Pourquoi avais-je mis tant de temps à m'en rendre compte ? Je pressais alors mes lèvres contre les siennes comme si c'était le dernier geste que j'avais à faire sur cette terre, comme si c'était ma dernière action. Je les pressais avec une passion et une force que je ne me connaissais pas. J'en arrivais même à lui arracher sa chemise. Je posais mes mains sur son torse et je pouvais enfin toucher les formes de son torse que je n'avais alors qu'imaginer puisque je me refusais à voir les sentiments que j'avais pour lui. Je faisais parcourir mes mains sur son torse mémorisant chaque courbe chaque trait dans ma mémoire pour que je ne puisse jamais les oublier. Je ne pouvais imaginer qu'il me repousse mais il aurait très bien pu le faire. Après tout, je l'avais tellement fait chevrer qu'il aurait tout les droits de me dire de monter dans ma chambre ou même de me dire que j'avais laissé passer ma chance. Mais voilà je sentais dans ses baisers qu'il m'aimait et je ne voulais plus passer une journée sans toucher à ses lèvres sans pouvoir lui prendre la main ou même lui faire un sourire. Mais alors que je commençais à « prendre possession » de son corps je m'arrêtais ne sachant pas s'il le voulait lui aussi ou pas. Pour toute réponse il m'embrassa avec passion en me poussant et en me bloquant même contre le mur. Je sentais mon coeur battre la chamade. J'avais perdu trop de temps beaucoup trop de temps. Il fit glisser ses lèvres dans mon cou et je sentais que je commençais à perdre pied. Il était là contre moi, torse nu, ses lèvres dans mon cou. De plus il était un homme tout à fait désirable et sûrement très désiré et j'avais cet homme entre mes mains rien que moi. Il allait être à moi comme j'allais être à lui. Nous étions promis l'un à l'autre et je me promis de remercier Dieu dès que j'irais prier. Empêchez-moi si je vais trop loin. Cependant je n'allais pas lui demander d'arrêter. Même si je le voulais je ne pourrais pas le lui dire. Il m'avait totalement enivré. Il avait fait de lui ma drogue et je ne pouvais plus m'en passer. J'étais devenue accro à lui en un temps record et quand il posa sa main sur ma jambe et qu'il la remonta jusqu'à atteindre le dessous de ma robe, il me rendit encore plus dingue de lui. Je prenais son visage entre mes mains et je l'embrassais à pleine bouche. Pourquoi fallait-il qu'il soit aussi attirant, aussi craquant, aussi séduisant ? Pourquoi fallait-il qu'il ait arrivé à me rendre dingue de lui en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire ? Je refermais mes lèvres pour rompre le baiser et je reprenais difficilement le rythme que ma respiration saccadée avait perdu. Je fis glisser la jambe qu'il touchait contre la sienne, la remontant contre la sienne pour qu'elle s'installe au niveau de sa hanche. Je déposais un doux baiser sur ses lèvres et je me retenais de l'embrasser avec moins de retenu. Je vous somme d'aller trop loin. J'allais l'embrasser dans le cou et je remontais mes lèvres à son oreille pour la mordiller et lui murmurer : Je ne veux pas être séparé de vous cette nuit. Je retrouvais le chemin de ses lèvres et je l'embrassais avec passion en enroulant ma jambe autour de sa taille tout en guidant sa main sur la fermeture de ma robe. Je perdais de plus en plus pied entre ses bras et je me sentais pousser des ailes. Je ne savais pas si le moment était approprié ou pas mais j'avais soudain un besoin vital de lui dire tout ce que je ressentais pour lui. Je décollais mes lèvres des siennes et je posais mes doigts sur ses lèvres le temps de capter quelques instants son attention : Je vous aime Valentin. Là j'avais peur d'avoir fait une bêtise alors je me remettais à l'embrasser encore et encore en lui murmurant entre chaque baiser, à chaque fois que je reprenais mon souffle que je l'aimais. Il m'avait fallu six mois pour m'en rendre compte et je ne voulais plus perdre une seconde du temps qui nous était accordé à tous les deux.

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MessageSujet: Re: I'm conserned for you... [feat. Anna-Sophia] Dim 18 Déc - 19:05

Il allait sûrement pleuvoir dehors. L'atmosphère glaciale qui régnait depuis plus de six mois dans la maison des Durieux s'était transformée en brasier intense. Six mois, six longs mois qu'il ou qu'ils avaient peut-être attendu cela. Six mois qu'une table, qu'une porte, qu'un couloir ou qu'un espace quelconque les séparait. Ils avaient attendu trop longtemps comme deux pauvres imbéciles. Car, c'est ce qu'ils étaient après tout. Ne pas voir, ne pas admettre que l'autre est ce qu'il lui faut. Il faut dire que trouver la personne parfaite par le biais d'un mariage arrangé est un sacré coup de chance. Malgré tout ce que l'un et l'autre avait pensé, ils devaient aujourd'hui tout les deux admettre qu'ils étaient sûrement fait l'un pour l'autre. Qui se ressemble, s'assemble après tout, non ? Tout les deux froids, têtus et arrogant à leur heure perdue, mais également franches, spontanés et passionnés. C'était peut-être tout ces caractères et six mois d'attentes qui expliquaient que tout se soit accéléré entre eux ce soir. Car il ne fallait pas le nié, à certains moments, malgré la distance qui les séparait, l'on pouvait ressentir une certaine attraction entre eux deux. Comme depuis le premier soir qu'Anna avait dormi sous le même toit que lui, Valentin se postait souvent derrière elle sans bruit lorsqu'elle jouait du piano. Il regardait ses doigts courir sur les touches de l'instrument et écoutant les magnifiques sons que celui-ci produisait. Il regardait aussi ses épaules, sa nuque et ses hanches bouger inconsciemment dans un mouvement sensuel pendant que les mains d'Anna se déplaçaient sur les touches du clavier. Parfois sa main se levait timidement et ses doigts se rapprochaient du corps de la jeune femme pour dessiner ses contours. Mais il se refusait de la toucher, il ne faisait qu'effleurer, effleurer à distance sa peau et ses formes. Oui, il se torturait à proprement parler en faisant cela. Anna-Sophia avait beau être froide c'était une femme incroyablement désirable. Elle était belle, attirante, élégante, sensuelle, provocante aussi et maintenant entreprenante. Cela avait par moment difficile pour Valentin de résister. Anna-Sophia prenait très soin de son apparence et de son corps, de plus elle savait très bien en jouer. Inutile de parler de ses jambes interminables qui lui avaient valu plusieurs fois de décoller le nez de son journal et d'avoir des dizaines d'images qui lui parcourraient l'esprit. Certains soirs, il en était venu à sortir pour ne pas devenir fou et faire quelques choses qu'il aurait pu regretter (ou non d'ailleurs). Trois mois plutôt, il avait même passer une soirée avec une ravissante cliente de la banque. Il avait jeté son dévolu sur elle par frustration et avait essayé de se consoler de sa fiancée dans ses bras. Mais, c'est tout ce qu'il avait fait : essayé. Au dernier moment, il n'avait pas pu. Il n'avait pas pu se résoudre à faire cela à sa fiancée. Cela devait être à ce moment-là qu'il s'était rendu compte qu'il ressentait quelque chose pour Anna. Que sans le savoir elle avait une emprise impossible sur lui. Cette emprise, elle se manifestait aujourd'hui. Sa fiancée s'était jetée sur lui et même après un temps de surprise, il avait fini par s'emparer d'elle. Six mois qu'il ne rêvait que ce moment arrive, six mois qu'il ne rêvait que d'une chose c'était de la toucher, de goûter à sa peau et à tout le reste. Six mois qu'il imaginait tout cela à en devenir malade et maintenant il le pouvait. Elle était devant lui, collée à son torse, ses lèvres posées sur les siennes et sa jambe nue sous ses doigts. Il n'était pas nécessaire de décrire dans quel état mental il se trouvait. Il avait envie d'elle, la maintenant tout de suite. Il avait envie de sa peau, ses lèvres, son corps et toute la passion qu'elle pouvait lui donner avec. Elle lui avait donné l'autorisation pour ses lèvres, maintenant il voulait l'autorisation pour le reste. Il passa sa main sous la robe de fiancée et celle-ci fit remonter sa jambe contre la sienne. Le cerveau de Valentin s'affola et les battements de son coeur crevèrent au plafond. La belle hongroise déposa un furtif baiser sur ses lèvres pour finalement les abandonner. Si elle lui disait d'arrêter, il allait être frustrer pour les semaines à venir. « Je vous somme d'aller trop loin » lâcha-t-elle avant d'aller l'embrasser dans le cou. Valentin sourit à cette approbation et empoigna la jambe de sa fiancée comme pour la serrer plus contre lui. Anna fit alors glisser ses lèvres le long de son cou et vint lui mordiller l'oreille. Elle allait vraiment finir par le rendre fou. « Je ne veux pas être séparé de vous cette nuit » lui murmura-t-elle avant de reprendre contact avec ses lèvres. Une bouffée de chaleur traversa le corps de Valentin et sa pression sanguine se fit plus forte. Il n'allait pas résister longtemps. Ses gestes commençaient à se faire plus hâtif et ses baisers devenaient plus brefs, mais aussi plus violents. « Je ne vous laisserais pas vous enfermer dans votre satanée chambre ce soir » lui dit-il entre deux respirations. Il sentit Anna enrouler sa jambe autour de sa taille tandis qu'elle guida sa main jusqu'à la fermeture de sa robe. Valentin s'empressa alors de faire glisser la fermeture de long de ses courbes pour les découvrir de tous voile. Son désir s'intensifia lorsqu'il découvrit de nouvelles parties de son corps et il ne pu s'empêcher d'aller à nouveau l'embrasser tandis s'évertuait à déserrer sa ceinture. Anna l'avait et le rendait complètement malade. Chaque geste qu'elle faisait sur lui, chaque baiser qu'elle était en train de lui donner la rendant encore plus désirable et Valentin ne pouvait, ni ne voulait résister. Il la tenait entre ses mains et il était hors de question qu'elle s'enfuit sans qu'il la possède plus longtemps. Mais soudain sa fiancée rompit leurs baisers pour le regarder avec gravité. Valentin se stoppa net et la belle hongroise posa sa main sur ses lèvres pour l'empêcher de parler. « Je vous aime Valentin » lui dit-elle avant de l'embrasser à nouveau. Valentin afficha un air de surprise, presque ému le temps que sa fiancée le regardait. S'il s'était attendu un jour à entendre ses mots prononcés par Anna... Cela semblait surréaliste. Il aurait voulu répondre la même chose, mais il n'y arrivait pas, pourtant il le pensait depuis tellement longtemps. Mais ces mots Valentin ne les avait jamais prononcé et ce n'était encore pas le jour où il allait le faire. Comme si elle n'attendait aucune réponse, sa fiancée s'empara à nouveau de ses lèvres et se mit à l'embrasser encore et encore. Entre leurs baisers, Valentin l'entendait murmurer des « je vous aime » à la pelle. Même s'il en avait rêvé inconsciemment ce n'était pas ce qu'il voulait pour l'instant. Elle avait bien le temps de lui dire qu'elle aimait et pour lui c'était tellement facile de l'entendre d'une bouche d'une femme. Même si c'était méchant, elle le disait toutes très vite. Valentin pouvait tout de même se consoler en ce disant qu'elle avait attendu six mois pour lui dire. Mais Valentin voulait qu'elle arrête de parler. « Taisez-vous » dit-il soudain dans un souffle en rompant leur baiser et en plongeant son regard dans le sien. Il resta un instant sans rien dire, contemplant simplement le visage de sa fiancée. Puis, il empoigna ses hanches et se rapprocha doucement d'elle. Il échappa une respiration et regarda le corps de sa fiancée s'étirer lentement. Il sentait son corps trembler et sa respiration rebondir contre sa peau. Il relâcha l'étreinte puis il vint déposer ses lèvres sur celles de sa fiancée après avoir échappé un soupir. Il ferma les yeux et pressa ses lèvres contre celle d'Anna tandis qu'il se collait à elle avec intensité. Cela faisait six mois qu'il aimait Anna sans rien, mais cette nuit il pouvait enfin l'exprimer.

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Anna-Sofia Weber
♦ Quatre de Carreau ♦

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MessageSujet: Re: I'm conserned for you... [feat. Anna-Sophia] Dim 25 Déc - 18:49

Je n'aurais jamais pensé que nos sentiments étaient réciproques. Il m'aimait vraiment comme je l'aimais et je ne pouvais plus en douter maintenant. Valentin m'avait plaqué contre le mur et il avait posé sa main sur ma cuisse. Là j'avais défailli totalement. Je ne connaissais rien à l'amour mais ce soir je me sentais prête à passer le pas avec lui. J'avais trouver l'homme de mes rêves et je ne voulais pas le perdre. Pendant six moi je n'avais eu qu'une crainte : de le perdre. Il aurait pu me remplacer des milliers de fois mais il m'avait attendu du moins j'osais l'espérer. Depuis un mois à chaque fois que je le croisais, je rêvais de l'embrasser. J'avais du mal à en dormir même la nuit. Je rêvais souvent de lui et ce soir avoir la crainte de le perdre à tout jamais m'avait donné envie de sauter le pas. Je l'embrassais avec passion en posant mes mains sur son torse. Je ne voulais qu'une chose c'était de le posséder vraiment, qu'il ne soit qu'à moi et qu'on ne puisse jamais me le piquer. Je l'aimais bon dieu. Je l'aimais vraiment. Ça me faisait presque peur de l'aimer ainsi. Je savais que s'il s'en rendait compte je pourrais être vulnérable. Après tout il aurait une emprise totale sur moi et c'était surtout ça qui me faisait peur. Je l'avais toujours comparer à mon père et de voir qu'il n'était en fait pas du tout comme lui me donnait envie de le découvrir un peu plus. Il faisait glisser sa main sur ma cuisse et je sentais que j'allais défaillir en peu de temps. Je la fis même remonter le long de sa jambe. Je ne savais pas ce que je faisais vraiment mais je suivais mon instinct et pour le moment il me disait que j'avais envie de l'embrasser et de le découvrir intimement. Je sentais que ses propres gestes se faisaient plus hâtifs. J'avais un peu peur mais en même temps j'étais en confiance avec lui. Il était l'homme de ma vie après tout et je ne pouvais que lui faire confiance. Il m'embrassait avec plus de violence et je l'imitais parfaitement. Il me rendait totalement folle de lui. Tout ce qu'il me faisait me rendait folle de lui. Je sentais que mon esprit s'embrumer. Il fallait qu'il arrête s'il ne voulait pas que je perde totalement pied. « Je ne vous laisserais pas vous enfermer dans votre satanée chambre ce soir » Cette phrase affola mon coeur. Je ne voulais plus le lâcher cette nuit. Je ne voulais vraiment plus le laisser seul. Il m'avait transmis son envie et pour une fois dans ma vie je ne voulais pas lui résister. Dès que j'eus guider sa main à la fermeture de ma robe je sentais les pans de ma robe tombait de ma peau et je me retrouvais nue devant lui. Je sentis mes joues rougir. C'était la première fois que j'étais dans une telle situation avec un homme et je ne savais pas vraiment quoi faire. Je le regardais un instant dans les yeux tandis qu'il reprenait possession de mes lèvres. Je me collais à lui, enroulant mes bras autour de son cou comme si je ne voulais absolument pas le lâcher. Je le sentais aussi essayer de défaire sa ceinture et j'allais même l'aider à la défaire. Je le voulais tout simplement rien que pour moi. Nous avions réussi à faire céder sa ceinture quand je stoppais mes baisers. Je n'étais pas prise de toute mais je devais lui dire quelques choses de très important pour moi. Il devait savoir avant d'aller plus lui que je ne me servais pas de lui, que si j'étais dans cette position avec lui c'était parce que je l'aimais vraiment. Je lui disais alors que je l'aimais avant de lui donner un baiser tendre. Je n'attendais pas qu'il me le dise lui aussi. J'avais plus ou moins compris comment il fonctionnait et je savais très bien qu'il ne me dirait pas ces mots avant très longtemps mais je lui faisais confiance ; je voulais très bien qu'il m'aimait tout simplement. Je l'embrassais longuement en ne reprenant mon souffle que peu de fois car chaque séparation me faisait du mal. Soudain je l'entendis me dire : « Taisez-vous » Il avait dit cela en rompant nos baisers. Je le regardais droit dans les yeux en me taisant. Je profitais de l'instant quand je le sentis me prendre par les hanches et se rapprocha de moi. Je fermais les yeux et je sentais mon corps s'étirer. Je sentais une légère douleur au niveau de mon bas-ventre mais ce n'était pas une douleur mauvaise. Il recommença à m'embrasser tout en me serrant contre lui. Nous continuâmes un moment à nous serre l'un contre l'autre et à nous embrasser jusqu'à ce que notre impatience soit passé. Je lâchais un long soupire puis je le regardais en souriant. Je caressais son visage. J'avais du mal à reprendre ma respiration mais je me sentais bien. Il me reposa sur le sol mais moi je ne lui lâchais pas le cou. Je lui prenais la main et je le regardais en souriant. Il m'entraîna à l'étage et je pus pour la première fois visiter sa chambre. Enfin je ne vis pas grand chose de sa chambre mis à part son lit. Nous nous sommes allongés dedans et nous avons recommencé à nous embrasser encore et encore. On aurait dit que nous voulions rattraper les six mois que nous avions perdu. Je me sentais vivante dans ses bras et je voulais avoir cette sensation tout le temps. Nous finîmes par nous endormir dans les bras l'un de l'autre, épuisés mais j'étais plus amoureuse que jamais de lui. Je voulais devenir madame Valentin Durieux et personne ne pourrait plus me faire changer d'avis.

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Le plus beau jour dans la vie d'une femme n'est pas la naissance d'un enfant ou un mariage mais le jour où elle se rend compte que son prince charmant est à côté d'elle depuis toujours.


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I'm conserned for you... [feat. Anna-Sophia]

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