❝v o s . p a p i e r s❞ ■ religion: je suis Dieu ■ situation amoureuse: Les berniques sont les amours de ma vie ■ avis à la population:
Sujet: PARIS DE 1939 A 1945 Mar 10 Jan - 20:59
Y sortir
Occupation ou pas, personne n'oublie de se distraire. On compte environ 200 cabarets à Paris, qui connaissent une faune variée. Les allemands qui viennent aussi découvrir la culture parisienne ne vont pas rester jouer à la belote avec l'habitant tous les soirs. Dans certains cabarets, on fait des échanges au marché noir.
Un couvre-feu est de vigueur, tout déplacement entre 23 heures et 6 heures du matin doit être autorisé par un laisser-passer difficile à obtenir. Cela signifie par exemple qu'un quidam se rendant au cabaret y passe la nuit s'il ne ressort pas à temps.
Les manifestations publiques sont interdites. Cela signifie, par une "coquille" dans les procédures qu'il est permis de chanter mais pas de danser. Le moralisme pétainiste (travail, famille, patrie) souhaite occulter certains souvenirs. Les ouvriers du Front Populaire dansant dans les usines en grève, par exemple. L'interdiction prend effet dès le début de la guerre et s'arrête en juin 1940. Entretemps, certains s'organisent pour continuer à prendre du bon temps : on organise des surprise-parties qui transforment une maison en salle de danse à l'aide d'un simple phonographe.
avoir une activité
L'Occupation pose certains changements. La censure est de plus en plus pratiquée dans les journaux, malgré certains journalistes écrivants des articles à "double sens". Le sport est mis en valeur par le régime de Vichy comme il l'est en Allemagne à l'époque (des sportifs sont à priori plus utiles en tant que soldats que des intellectuels qui auraient du mal à porter le matériel). Il existe toutefois une "haine" du sport professionnel, interdit en 40 pour le tennis, le rugby à XIII et la lutte, délai de trois ans (avant d'y mettre fin) pour le football, le cyclisme, la boxe. Malgré la mise en valeur de certains sports comme la natation ou le cyclisme (le cyclisme étant bien utilisé comme "mode" pour faire plus ou moins oublier qu'on avait réquisitionné beaucoup de voitures), le sport féminin est rarement porté en compétition. En dehors de la censure de certaines pièces, le théâtre et l'opéra connaissent un succès florissant.
venue des allemands
En dépit d'une population qu'il a fallu supplier de rentrer à Paris (elle avait en effet décidé de fuir. Arrivant dans la ville sans personne pour la faire "tourner" aux cuisines, courriers et autres services, les allemands ont du demander le retour des parisiens dans la ville), l'arrivée des allemands est quelque chose d'impressionnant. La population française qui a été dans la privation pour un effort de guerre s'émerveille de l'armée, bien moins pitoyable que ce qu'en disaient les racontars d'il y a quelques mois. A la première impression étonnée s'ajoute un courant qui se demande si les français descendent des celtes ou des nordiques : s'ils descendent des nordiques, alors ils sont "cousins" des allemands. Il faut reconnaître pour leur décharge que les allemands ne se montrent pas excessivement violents. Ils profitent de la vie française, tout en réglant quelques menus détails d'opposants au régime. Pour loger les allemands, le troisième Reich récupère des bâtiments spoliés à des juifs (pour installer la Gestapo par exemple) ou fait construire des "casernes" pour le gros des troupes. Dans les petites régions, les nazis logent directement "chez l'habitant".
₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ Les yeux et les oreilles de Yellow-Tricycle.