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 # 2 : le bilan de la venue de Glucks.

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MessageSujet: # 2 : le bilan de la venue de Glucks.   Lun 16 Mar - 16:35


03 avril 1943 : le bilan de la venue de Glucks.


L'article du Courrier Parisien


« 
LES ASSASSINS ONT FRAPPE !


Hier après-midi, alors que Paris accueillait le SS-Gruppenführer Horst-Ekkehardt Glucks von Kunsdorf-Weigwitzer qui nous faisait le plaisir de nous rendre visite sur son chemin pour le mur de l'Atlantique où le Führer lui-même l'avait envoyé pour vérifier les installations contre l'invasion étrangère, des terroristes se sont glissés dans la foule venue acclamer le splendide défilé militaire qui avait lieu sur les Champs-Elysées. Malgré la situation de fête et de joie, et alors que le général saluait avec chaleur les invités qui avaient pris place sur les gradins, les plus grands noms de la collaboration représentant le Maréchal, les terroristes, au mépris de tout respect et de toute sécurité, ont commencé à pousser des exclamations au sein de la foule. Quand les soldats chargés d'assurer notre protection, celle des Parisiens innocents, ont voulu intervenir, il était trop tard : une bombe artisanale, de faible portée, mais aussi pour faire beaucoup de victimes, a explosé au sein de la foule, tuant deux militaires allemands mais aussi nombre de ces Parisiens innocents, et en en blessant beaucoup d'autres. On peut saluer le courage et la présence d'esprit d'Edouard Cabanel, le conseiller de l'ambassade de Vichy, qui représentait monsieur de Mazan, absent ce jour-là, qui avait suivi notre invité dans le but de serrer des mains en dehors des gradins : prenant en charge l'évacuation des blessés et des hauts gradés allemands, il a permis que cette journée ne se termine sans faire davantage de victimes. Alors les lâches assassins fuyaient, sans assumer la portée de leurs actions, notre invité, heureusement sain et sauf, était ramené à son avion pour poursuivre son voyage, alors que les participants de ce défilé restèrent dans l'hôtel Meurice autour du gouverneur Von Hafer en attendant que Paris soit pacifié par les troupes allemandes. Hélas les assassins n'ont pu être retrouvés mais les autorités allemandes nous assurent ce soir qu'ils ont déjà des pistes.

Nous n'oublierons pas la lâcheté de ces assassins et la façon dont ils ont tué des personnes sans défense, nous prouvant ainsi qu'ils ne sont que de vulgaires terroristes. Nous n'avons pas peur ! Nous n'oublierons pas les fonctionnaires et militaires qui faisaient uniquement leur travail et qui ont été tué sur le coup par les projections de la bombe. Parmi les victimes, se trouvaient également l'innocente Manon Vieugué, une jeune institutrice dont le destin a été brisé uniquement parce qu'elle se trouvait par hasard dans la foule, mais aussi André Brisset, un lycéen d'Henri-IV qui ne connaîtra jamais le bonheur d'obtenir son baccalauréat. Sa mère éplorée a confirmé au Courrier Parisien que son fils était venu pour admirer les uniformes allemands. Nous tenons d'ailleurs profiter de cette tribune pour adresser tous nos vœux de bon rétablissement à nos deux collaboratrices présentes sur les lieux, Eva Jürgen et Emy Hale, qui s'étaient mêlées à la foule pour recueillir les témoignages des Parisiens : elles ont été blessées dans l'exercice de leurs fonctions, et c'est inacceptable dans une ville pacifique comme l'est Paris.

Il est assuré que les autorités allemandes prendront des mesures pour éviter que ces événements ne se reproduisent, nous vous tiendrons informés dès que nous en saurons plus... »


Rappels :

- Cette intrigue va être clôturée dans les jours à venir.
- Pour la retrouver, rendez-vous dans l'intrigue. Pour les suites de l'intrigue, rendez-vous ici.


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MessageSujet: Re: # 2 : le bilan de la venue de Glucks.   Lun 16 Mar - 17:12


03 avril 1943 : le bilan de la venue de Glucks.


La vision de Londres

« Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand ! »
Ici Londres : les Français parlent aux Français. 

Nous venons d'apprendre les événements de Paris en cette matinée, et nous tenions à présenter toutes nos condoléances aux familles des victimes innocentes de cette bombe dévastatrice. La responsabilité de la pose de cet explosif reste inconnue et demeure mystérieuse, aux yeux mêmes des occupants qui n'ont d'ailleurs pu arrêter aucun coupable, ce qui montre bien qu'on cherche à cacher des faits aux yeux du grand public. Dans un temps où l'empire allemand s'effondre peu à peu, où les peuples européens secouent le joug sous lequel ils ployaient, il est certain que les luttes de pouvoir occupent bien les esprits chez les vainqueurs d'hier, et il se raconte même que chaque jour le Führer déjoue des complots contre sa personne au sein même de sa propre cour et de son propre état-major. Hélas, dans ce genre de cas, on est toujours prompts à accuser les mêmes personnes, ceux qui cherchent à combattre l'occupation nazie alors que jamais la résistance ne met en danger ses propres concitoyens pour la liberté desquels elle lutte.

Camarades ! Alliés et saboteurs ! Les occupants vont chercher à vous diviser, à vous accuser les uns ou les autres d'être responsables de la mort d'innocents Français qu'ils ont pourtant conduit à l'esclavage pour mieux vous traquer, ne vous laissez pas berner ! Restez unis dans les difficultés et dans la misère comme dans l'allégresse et le succès. Montrez, à l'image de ces manifestants qui sont courageusement allés réclamer leurs droits en face de Glucks, le chien fidèle du Führer et dont la voix ne saura être étouffée, que vous êtes uns et que vous combattez ensemble ! Dans cette lutte conjointe, avec les Alliés, vous n'êtes pas abandonnés !

Terminons maintenant par quelques messages personnels : le lapin a traversé la route et est pris entre deux phares. Van Gogh est malade, je répète, Van Gogh est malade. Tante Yvonne a fait deux tartes. Les hiboux sont les maîtres du monde, je dis deux fois, les hiboux sont les maîtres du monde.

Rappels :

- Cette intrigue va être clôturée dans les jours à venir.
- Pour la retrouver, rendez-vous dans l'intrigue. Pour les suites de l'intrigue, rendez-vous ici.


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Kit par Hasko Landgraf, l'unique 8D, merci à toi !
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MessageSujet: Re: # 2 : le bilan de la venue de Glucks.   Lun 16 Mar - 17:13


03 avril 1943 : le bilan de la venue de Glucks.


Le témoignage de Dédé la Truffe


« Non mais au début, la journée avait bien commencé ! Bon, bien sûr, y’avait la v’nue de ce Glucks dont j’ai oublié le nom complet, ‘tendez, tous les allemands ont des noms imprononçables, y’va falloir faire un effort ! Je disais donc, y’avait cet officier allemand qui v’nait, et c’était branle-bas de combat dans Paris, permettez-moi l’expression ! Un défilé, d’la musique, des tribunes, il avait droit au grand luxe ce m‘sieur Glucks ! Ah ça, c’est sûr, c’est le rationnement, la crise, tout ça, mais pas pour tout le monde ! Qu’on vienne pas m’dire qu’on a plus d’argent pour donner à manger aux habitants !

Bon, moi, j’voulais pas trop y aller au début, voir le défilé, mais finalement, j’me suis dit que c’était p’tetre mieux, vous voyez, pour ma réputation. Donc j’y suis allé. Après quelques verres, parce que là-bas ils ne servent pas Dédé, ah ça non, ils ne servent qu’les officiels ! Et il y avait un monde fou, j’vous l’dis ! J’avais rarement vu autant de parisiens dehors. J’sais pas trop pourquoi ils étaient là…peut-être qu’ils s’étaient dit comme moi. Ou peut-être qu’ils étaient curieux. En tout cas, il y avait aussi tous les officiels. Ah non, j’ai pas vu Eugène de Mazan. Z’avez vu De Mazan vous ? Rho, il a manqué ça, tout d’même. Mais y avait Cabanel ! Et Von Hafer ! Avec sa femme, l’est belle la femme de Von Hafer, alors que lui il n’a pas le physique d’un Don Juan, elle lui trouve quoi, en plus il travaille tout le temps ! Puis elle a l’air gentille, alors que lui…Il me faudrait une femme comme elle. Bref. Les officiels et Glucks, oui tout le monde a décidé sans l’dire de l’appeler Glucks, il n’y a que des allemands pour ret’nir son nom en entier, et encore, moi j’ai parlé à beaucoup d’soldats allemands, ils l’appelaient Glucks aussi, c’comme l’autre là, qu’on appelle jamais par son nom, j’ai oublié d’ailleurs comment il s’appelle.

J’en étais où ? Ah oui, donc ils étaient dans les tribunes, et tout à coup ça s’est mis à s’agiter dans la foule. En même temps, je les comprend tous ces gens, ils sont en colère ! J’arrête pas de le dire à qui veut l’entendre, moi, qu’ils sont tous en colère et qu’un jour ça leur retomb’ra dessus. On arrête pas de dire que ça va pas, personne nous écoute. Ils s’en fichent, de nous, les p’ites gens. Et bien ça n’a pas manqué, tiens ! Ils ont commencé à crier, à pousser, à bousculer, d’ailleurs j’me suis fait bousculer, du coup j’suis parti me réfugier à la tente de la Croix Rouge. Ils sont gentils là-bas, ils me traitent bien. Il y avait une jolie jeune femme, j’aurais bien aimé qu’elle me soigne, elle, et après j’l’aurais invitée à boire un verre. Mais j’suis tombé sur un médecin, moins intéressant, c’est sûr, surtout que c’ui-là avait un accent un peu germanique. Mais il était gentil aussi, j’veux pas cracher sur les médecins moi, ils sauvent des vies, et ils ont eu du boulot ! Parce que d’un coup, pfiouuuuu ! Ca a explosé. Une bombe ! Non mais franch’ment, qui f’rait sauter une bombe au milieu de la foule ! Le Glucks, l’est même pas mort, il est reparti tranquille en Allemagne. Enfin, furax, mais tranquille quand même, vivant, vous voyez ce que je veux dire ? Je vais pas dire que ça m’aurais enchanté qu’il soit mort, moi j’souhaite la mort de personne, jamais, j’suis pas violent. Mais au moins s’il lui était arrivé des bricoles, ils auraient compris là-bas qu’ici on rigole pas.

Mais il a rien eu, l’aut’ Glucks. Alors que y’a des gens qui sont morts. Des pauv’ malheureux qui étaient dans la foule ; et même des officiels allemands,  ‘vous rendez compte ? Ah ça la mort, elle épargne personne, non personne, elle fait pas la différence entre les gradés et les autres. J’aurais pu être fauché par cette bombe moi aussi ! Mais j’ai rien eu. J’ai eu de la chance. Ah ça, j’en revenais pas, alors j’suis rentré en vitesse et j’ai bu d’aut’ verres pour m’en remettre ! Ca a été la panique, vous savez, la panique…et tous ces gens blessés. Ils voulaient pas mourir, les gens, ils voulaient juste pousser un coup d’gueule, faire comprendre au Glucks qu’il était pas l’bienvenu, faire comprendre qu’on est en colère, comprenez ?

Vous croyez q’c’est les allemands qui ont mis la bombe là ? Pour tuer des gens, faire peur, j’sais pas moi. Y s’raient capables, vous savez. Y’a des histoires comme quoi y’a des gens qui disparaissent, pouf, comme ça. Ou c’est des résistants qui voulaient créer la panique pour Dieu-sait-quoi ? Ils tueraient pas leurs propres frères les résistants, si ? Mais les allemands non plus, en fait, si ? j’en sais rien, moi, en fait. J’vais me reprendre un verre, j’crois.
La journée avait bien commencé, pourtant. »

Rappels :

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Chez Dédé, là où tous les Bordeaux sont rouges  drunk


- Tu bois un coup ?
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