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 [MINI-INTRIGUE] Trois réseaux et un parachutage

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MessageSujet: [MINI-INTRIGUE] Trois réseaux et un parachutage   Sam 6 Juin - 15:20

TROIS RÉSEAUX ET UN PARACHUTAGE
(avec Irina Smolenski, Peter Rosewood et Thomas Lemaire)


« L'écureuil vole des noisettes rouges, je répète : l'écureuil vole des noisettes rouges. »
Ce message personnel diffusé sur la BBC a bien été entendu des réseaux de résistance parisiens. Et pendant que les Allemands cherchent désespérément à décoder cette phrase sans le moindre sens, certains résistants ont pu en déduire de leur côté qu'un colis allait être parachuté dans la nuit du surlendemain, sur un terrain clandestin près de Bouray-sur-Juine dans la région parisienne.
Trois réseaux disposaient des informations nécessaires pour comprendre ce message personnel : Honneur et Armée, qui a décidé d'envoyer Irina Smolenski sur les lieux ; la Brigade pour le compte de laquelle Thomas Lemaire s'est déplacé ; et enfin le SOE, en la personne de Peter Rosewood. Tous savent qu'il s'agit d'un paquet important, mais ils ignorent ce qu'il contient exactement... et que leur réseau respectif n'est pas le seul sur le coup ! Ce dont chacun est sûr, c'est qu'il n'est pas question de laisser passer cette chance : les parachutages se font rares, et la résistance manque de tout. Irina, Peter et Thomas ont donc été envoyés avec pour consigne d'attendre le passage de l'avion, en l'entendant arriver, de faire le signal convenu avec leur lampe torche, c'est-à-dire la lettre H.
Il est donc environ 22 heures ce jour-là aux alentours de Bouray-sur-Juine. Le terrain clandestin se trouve être un champ cerné par un petit bois où l'on peut se dissimuler en attendant le parachutage. Si la nuit est tombée, on distingue pourtant très bien les alentours en cette nuit de pleine lune, condition essentielle au départ des avions depuis Londres, même si l'on ne peut voir grand chose sur les lieux sinon les champs, le bois, et la vague forme des bâtiments formant une ferme au loin. Pour le reste, l'endroit est totalement désert et il n'y a pour le moment aucune trace de l'avion.
Chacun des trois résistants arrivent de leur côté sur les lieux, par des chemins différents. Pourtant, dans le silence des champs, difficile de se manquer les uns les autres, et en ces lieux déserts, la moindre ombre, le moindre craquement deviennent vite suspects. Et qu'elle n'est pas leur surprise lorsqu'ils se retrouvent brusquement deux, puis trois au même endroit... !

Contraintes

- Vous devez vous arranger pour décider de l'ordre dans lequel vous posterez.
- Aucun coup de feu ne doit être échangé.
- Vous ne pouvez pas faire intervenir l'avion destiné au parachutage.

Règles

- Attention ! Un PNJ (La Propagande, La Voix de Londres ou Dédé la Truffe) interviendra entre chaque tour de RP pour faire rebondir les événements. Ils ont la possibilité de lancer des défis aux joueurs, font intervenir d'autres personnages non joués et peuvent faire évoluer la situation parfois de manière radicale. Les personnages doivent s'y adapter et prendre en compte ces posts.
- Les mini-intrigues privilégient la réactivité des joueurs. Nous vous remercions donc de répondre le plus rapidement possible et par des posts courts : au maximum une page word ou 1000 mots.
- En cas d'absence longue, vous vous devez de prévenir votre ou vos partenaires de jeu afin de ne pas bloquer la mini-intrigue, ainsi qu'un membre du staff qui gère les intrigues (Elsa Auray ou Edouard Cabanel).


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MessageSujet: Re: [MINI-INTRIGUE] Trois réseaux et un parachutage   Dim 7 Juin - 22:30


    « L’écureuil vole des noisettes rouges, je répète : l’écureuil vole des noisettes rouges. »

    Ah, j’adore ces petites phrases. Elles peuvent paraître absurdes, mais elles ont toujours un sens. Et certaines d’entre elles sont assez drôles, il faut le reconnaître. Un colis à réceptionner, hum ? Nous échangeons un regard avec mon patron Guillaume Vial. Qui allait pouvoir assurer la mission ? Les membres du réseau étaient très occupés en ce moment. Entre les infiltrations, les opérations "coup de poing" et autres joyeusetés en tout genre, le temps était contre nous.

    « Cela pourrait être important. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre une telle opportunité. »

    Voici au moins un point sur lequel le lieutenant-colonel et moi étions d’accord. Et s’il s’agissait d’un élément-clé, une arme, ou encore un nouvel allié qui tomberait à pic ? Nous avions besoin de tout l’aide qu’on pouvait avoir, et ce parachutage ne devait pas nous filer entre les doigts.

    « Tu peux t’en occuper s’il te plait ? J’ai vraiment besoin de quelqu’un de confiance sur ce coup-là. »

    J’avais accepté tout de suite évidemment. Je connaissais la situation dans laquelle se trouvait Honneur et Armée ces temps-ci, et je voulais faire tout ce qui était en mon pouvoir pour redresser un peu la barre, au moins autant que je le pouvais.

    Mais je ne pouvais pas me jeter dans la gueule du loup en talons aiguilles. Alors avant de prendre le chemin que m’avait indiqué Guillaume, je fis un détour dans mon petit appartement, histoire de mettre quelques vêtements sombres et des bottines confortables, que je pouvais me permettre de ruiner en marchant dans la boue. Un petit rafraîchissement du maquillage et de la coiffure, et j’étais parée à l’aventure. Je lançai un dernier regard au cadre posé sur le côté de la coiffeuse, qui renfermait l’une – si ce n’est l’unique – des photos de moi et de mon prince, prise le jour de notre mariage. Qu’aurait-il pensé de tout cela ? M’aurait-il encouragé ? Aurait-il essayé de me dissuader ? C’est une question stupide, certes, mais elle me traversait l’esprit de temps en temps. Allons Irina, arrête ces idées farfelues et passe à l’action.

    Et me voilà au volant de mon vélo, sillonnant le chemin indiqué par X1 jusqu’à une vieille grange où était dissimulée une petite voiture jaune pâle. Un peu rouillée et pas très confortable mais elle fera l’affaire ; Et puis après tout, je ne pouvais pas aller chercher ce colis en vélo. La nuit était presque tombée, et je faisais de plus en plus attention à qui je croisais au fur et à mesure de mon périple. J’avais une fausse autorisation bien sûr, mais il suffisait d’un coup de fil à un colonel allemand quelconque pour que j’aie de sérieux ennuis – et Honneur et Armée avec. Je n’avais jamais mis les pieds aux environs de Bouray-sur-Juine ce qui n’arrangeait pas mon appréhension. Essayant de respirer profondément, je repris du poil de la bête et surtout confiance en moi. Je suis une femme forte que diable ! Je m’en sortirais coûte que coûte !

    Cela faisait déjà un moment que je roulais, et de plus en plus les paysages commençaient à se ressembler. De l’herbe, des arbres, encore de l’herbe. Ah, une ferme. Était-ce là ? Je crois que Guillaume avait évoqué une ferme… Tout ce que j’espérais, c’est que je ne m’étais pas perdue. Sans vouloir stéréotyper, le sens de l’orientation et moi, cela faisait deux. Plus loin, il y avait une forêt, puis un grand champ. Parfait pour un avion, je suppose. Oui, pas de doute, c’était bien là. Je me félicitai mentalement d’avoir trouvé du premier coup tout en faisant le tour du bois afin de trouver un espace assez sombre où je pourrais dissimuler mon véhicule loin de la route, juste au cas-où. Heureusement pour moi, la voiture était petite et passait tout juste entre deux arbres.Je sortis rapidement de mon auto, et la verrouilla en tournant la clé dans la serrure le plus discrètement possible.

    Vérifiant d’un énième coup d’œil que je n’avais pas été suivie ou repérée, je m’engouffrai dans la forêt. Il faisait nuit noire à présent. Je décidai de me munir de ma lampe torche et de marcher jusqu’au plus près du champ, faisant bien attention à ne pas faire trop de bruit. Mon niveau de paranoïa atteignait des sommets. Le moindre battement d’ailes me faisait sursauter. Je jurais à la fois contre les oiseaux mais aussi contre moi-même.

    Soudain, j’entendis un bruit de moteur, probablement venant de la route. J’ignorais si le conducteur pouvait voir la lumière de ma lampe – ce qui était possible même si la route était assez loin. Je ne voulais prendre aucun risque. J’éteignis ma torche mais la gardai dans ma main, prête à la dégainer au premier bruit suspect. Pas après pas – et probablement après avoir tourné en rond au milieu des arbres – j’espérais me rapprocher lentement mais sûrement vers le champ. Ah, pourquoi faut-il que la nuit tous les arbres se ressemblent !
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MessageSujet: Re: [MINI-INTRIGUE] Trois réseaux et un parachutage   Lun 8 Juin - 19:47

« L'écureuil vole des noisettes rouges, je répète : l'écureuil vole des noisettes rouges. »

Sérieusement, un jour, il faudra qu'on m'explique la façon dont les messages codés sont décidés. Parce qu'à ce rythme-là, je m'attends tous les jours à entendre sur les ondes que le cochon est dans le maïs, la cabane sur le chien et j'en passe. Mais bon, heureusement pour nous, le ridicule n'a jamais tué personne jusqu'à preuve du contraire.

J'ai été alerté par Londres il y a quelques jours. Un nouveau parachutage allait s'effectuer et, après inventaire de nos maigres réserves actuelles, j'avais jugé utile de me rendre sur place pour essayer de rafler ce que je pourrais, sans bien savoir pourquoi je n'avais pas délégué la tâche. Enfin si, j'en avais une vague idée, j'avais besoin de prendre l'air, de sortir un peu de Paris où j'ai l'impression ces derniers temps de tourner tellement en rond que je vais finir par commettre des erreurs et par risquer la vie des membres du réseau.

Je suis parti aux aurores, sachant pertinemment que le largage n'aurait lieu que dans la soirée. Mais je voulais avoir le temps de repérer les lieux et de trouver la meilleure cache pour attendre la livraison du paquet tant attendu. J'ai fini par m'installer non loin du fameux champ, bien à l'abri dans un buisson et prêt à patienter aussi longtemps que possible.
Autant être honnête, j'ai somnolé un peu avant de grignoter le pain et le morceau de fromage que j'avais embarqué pour l'occasion. La journée a été particulièrement calme, pas un chat, et encore moins un écureuil. De toute façon, il parait que c'est le dernier plat à la mode et, au vu du peu de viande qu'on trouve ces derniers temps, ça m'étonne même pas.

La nuit a fini par tomber et j'ai commencé à me montrer attentif aux moindres bruits, à tout ce qui pourrait paraitre suspect et, surtout, à s'apparenter à un piège.  Autant être honnête, ces derniers temps, je ne m'attends plus qu'à ça à chaque minute de la journée. Certaines mauvaises langues diraient que je suis devenu un peu parano, ils n'auraient pas tout à fait tort. Alors que le silence se fait de plus en plus pesant, j'entends un bruit de voiture au loin et je me fige, inquiet.

Quelques minutes plus tard, j'ai l'impression de distinguer une silhouette ou plutôt, je peux voir sa lampe de poche s'allumer puis s'éteindre à plusieurs reprises. Si elle n'avait pas commis cette erreur, il est probable que je ne l'aurais pas vue du tout tant elle arrive à se faire discrète et silencieuse. Me demandant l'espace d'un instant qui d'autre peut bien être sur le coup, j'essaie de me rapprocher, en essayant de faire le moins de bruit possible. C'est plutôt compliqué au vu des brindilles et autres qui jonchent le sol mais je m'en sors pas trop mal et j'arrive à une distance relativement raisonnable qui me permet de l'observer d'un peu plus près sans pour autant être repéré, tout du moins je l'espère.

Par réflexe, je fais glisser mon couteau dans son étui,  pour être sûr que je pourrais le sortir rapidement si le besoin d'en fait sentir. Je n'ai pas pris d'arme à feu, dans un tel contexte, ce serait comme me marquer une cible sur le front si je me mets à tirer à tout va. Et, si ça arrive, c'est que ce sera beaucoup trop tard pour obtenir ce que je suis venu chercher.
Reste à savoir si je me souviens encore bien des quelques cours que j'ai pu recevoir avec cette lame qui me semble soudain bien trop petite et inutile au vu de ce qui risque de me tomber dessus.

C'est là que j'entends le moteur d'une voiture non loin et je réprime un juron. Impossible de savoir si c'est un allié potentiel, un allemand ou quelqu'un venu marcher sur mes plates-bandes. Un peu comme celle qui se cache dans l'obscurité et que continue d'observer avec attention. Et ce soir, je ne suis pas particulièrement d'humeur.
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MessageSujet: Re: [MINI-INTRIGUE] Trois réseaux et un parachutage   Ven 12 Juin - 21:33

« L'écureuil vole des noisettes rouges, je répète : l'écureuil vole des noisettes rouges. »

Cet appel avait bien été entendu du coté du réseau de la Brigade. Et un parachutage étant important, si ce n’est indispensable, à leurs différentes actions, ils avaient rapidement décidé de réagir. Le lieu avait été facilement identifié grâce aux nombreuses informations dont disposait déjà leur service. La seule information manquante était le contenu du paquet qui allait être largué sur le terrain proche de Bouray-sur-Juine.

C’était à cause de ce message que Thomas était ce soir-là sur la route au volant de sa petite automobile. Une fois de plus, il avait trouvé la phrase amusante. Eh oui, le jeune homme avait encore son esprit d’enfant parfois et notamment en ce qui pouvait concerner les phrases codées envoyées à la résistance depuis Londres. Il avait été désigné par sa chef de réseau pour aller récupérer ce qui allait certainement leur être utile par la suite. Ce n’était pas la première fois qu’il agissait en solo pour le compte de la résistance mais dire que c’était souvent le cas dans la Brigade n’aurait pas été très juste. Le jeune homme ne savait donc pas dire s’il était heureux ou terrifié. Il connaissait les risques qu’il encourait mieux que quiconque après que son précédant réseau, dans lequel il était bien mieux intégré, avait été presque intégralement arrêté. Il ne voyait pas comment les allemands auraient pu réussir à décoder un message pareil mais il n’était que plus prudent désormais. De plus, s'il avait été missionné ce jour-là, la mission ne devait pas être trop compliquée. Il avait vite compris qu'Elsa ne lui faisait pas tellement confiance alors pour qu'il joue en solo, le risque devait être minimal. Raison de plus pour ne pas foirer.

Il avait décidé de prendre la voiture et de quitter Paris à la fin de ses cours sachant que le point de rendez-vous n’était pas très loin. Malheureusement c’était sans compter qu’il allait se perdre sur les routes de campagne. Il allait donc devoir se rapprocher plus qu’il ne l’aurait voulu en voiture du lieu de largage. A moins qu’il ne laisse tomber. Non, il avait été envoyé, il allait mener sa mission à bien ! Il était désormais à la recherche d’un endroit où il pourrait déposer sa voiture un peu à l’abri des regards extérieurs. Mais malheureusement il faisait face à une absence de chemin au sein du bois entourant la clairière. Ça aurait pourtant été si simple de s'y garer. Il dépassa donc le lieu dit. Il cru apercevoir à ce moment là au loin des lumières qui ressemblaient à celles émises par une lampe torche. Son pouls s’accéléra d’un seul coup. Mais il jeta un second coup d’œil et ne vit plus rien. Une fois de plus, il avait dû se faire des idées. C’était récurant lorsqu’il se retrouvait en mission désormais, ça ne voulait pas dire que c'était la réalité.

Après avoir fait quelques centaines de mètres de l’autre coté, il fit demi-tour. C’est alors qu’il vit ce qui avait échappé à son regard la première fois. Une très légère allée entre deux arbres qui lui permettait tout juste de garer cette voiture hors de la vue de personnes qui seraient passées sur la route. Il sortit son pistolet et le plaça dans sa veste. Il s’empara alors de sa lampe torche. Pour une fois, il avait l’impression que presque tout allait bien se passer. Mais connaissant Thomas, ça aurait été une première. Il commença à marcher en direction de la clairière, s’enfonçant de plus en plus dans le bois. Il commençait à faire de plus en plus sombre, mais il ne pouvait pas se permettre d’allumer sa lampe torche, on n’était jamais trop prudent. Mais cette fois-ci, il aurait mieux fait de le faire. Alors qu’il faisait attention où il posait les pieds afin de faire le moins de bruit possible, notamment au niveau des branches qui risquaient de fortement craquer sous ses pieds, il se prit une branche qu’il n’avait pas vue à cause de l’obscurité grandissante dans le visage. « Aîe ! » Ce n’était qu’un léger grognement mais s’il y avait quelqu’un proche de lui, comment pourrait-il ne pas l’entendre ?

Après quelques minutes, il était en place à l’endroit qu’il désirait. D’ici, il avait une vue parfaite sur le futur lieu de largage. Sa lampe torche était déjà prête à être utilisée d’un coté et son pistolet était à portée de la seconde main. Il était désormais attentif aux sons extérieurs mais n’entendait pas le moindre bruit. C’est beau quand les missions se déroulent comme prévu et il était sûr que ça allait être le cas pour celle-ci !
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MessageSujet: Re: [MINI-INTRIGUE] Trois réseaux et un parachutage   Sam 13 Juin - 22:04


Bravo à vous, chers résistants, il semblerait que vous soyez arrivés sur le bon terrain de largage !... Sauf que les bruits de voiture ou de branches cassées dans les sous-bois vous indiquent bien que vous n'êtes pas seuls à rôder dans ce bucolique village de Bouray-sur-Juine. Qui peut donc vous tenir compagnie à une heure aussi tardive de la nuit ? Un Allemand venu vous tendre un piège ? Quelqu'un intéressé par le largage ? La résistance locale ou tout simplement un animal de la forêt ? Alors que l'heure tourne et que l'avion devrait surgir dans le ciel à chaque instant, il vous faut en avoir le cœur net, et le plus rapidement possible car si vous n'êtes pas sur le terrain pour faire les signaux convenus, l'avion fera demi-tour sans larguer son paquetage... Vous voilà prévenus !

Contraintes

- Vous devez obligatoirement vous rencontrer dans ce tour.
- Vous ne pouvez pas faire intervenir le parachutage.
- L'un d'entre vous doit placer le mot « asperge » dans son post, le deuxième le mot « endive » et le dernier le mot « artichaut » (oui oui, inspiration légumesque). Si vous ne respectez pas cette contrainte de La Propagande (gnihi ), vous pourrez être sûr qu'il vous en cuira lors du prochain tour !

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MessageSujet: Re: [MINI-INTRIGUE] Trois réseaux et un parachutage   Dim 14 Juin - 18:14

« Aïe ! »

Mon cœur rata un battement. Je n’osais à peine respirer, de peur que l’auteur de cette onomatopée ne se manifeste. Heureusement, la présence du petit canif dans la poche de ma veste me rassurait, et par pure précaution, je vérifiais s’il était toujours à sa place, ce qui était le cas. Essayant de calmer mon cœur, je respirais profondément avant de prendre mon courage à deux mains et avec toute la volonté du monde, je décidais d’aller vérifier qui avait produit ce grognement. Si ça se trouvait c’était juste un animal ! Et si… Non, cela ne pouvait pas être un Allemand. Ils ne pouvaient pas avoir décodé nos absurdes petites phrases. Si cela avait été le cas, ils auraient agi bien avant, et sur des coups beaucoup plus importants qu’un largage. Du moins, c’est ce que j’espérais.

Je fis quelques pas, m’enfonçant de plus en plus au sein des arbres. Tout à coup, une odeur me fit me figer. Du fromage… ? Est-ce que les animaux de la forêt mangent du fromage maintenant ? Je voulais vérifier s’il y avait bien quelqu’un, mais je préparais une excuse dans ma tête, histoire de justifier ma présence ici. Je retrouvai mon assurance et mon pas se fit plus sûr. Mais j’étais tellement concentrée sur ce qui se passait autour de moi que j’en oubliais que dans une forêt, il y avait des arbres, et que les arbres possédaient des racines. Mon pied se chargea de me le rappeler en se coinçant dans un creux, ce qui me fit tomber avec toute la grâce d’une asperge plongeant dans la sauce mousseline. Enfin, dans mon cas, je tombai sur une masse solide, et franchement, ça fait plus mal. Je n’osais rien faire à part essayer d’identifier cette chose qui avait amorti ma chute involontairement. En me relevant, je posai la main sur une forme arrondie, qui ressemblait étrangement à un genou. Pas de doute, c’était un humain.

En prenant ma respiration, j’ai compris : c’était l’homme au fromage ! Grâce au reflet de la Lune dans ses yeux, je retrouvais rapidement son regard, ce qui me permit d’apercevoir les traits de son visage plus ou moins distinctement. Il me disait vaguement quelque chose, mais impossible de l’identifier précisément. L’avais-je croisé dans une soirée mondaine ? Dans les rues de Paris ? Afin de briser ce silence qui devenait de plus en plus gênant, je lançai d’une voix basse :

« Je suis désolée. »

Je ne voulais pas parler trop fort, car je ne savais pas s’il y avait quelqu’un d’autre dans cette forêt. Mais pourquoi cet homme était-il à Bouray-sur-Juine ? Ce n’était pas un village très touristique, et à cette heure-ci les cueilleurs de champignons et les chasseurs sont rentrés chez eux. Etait-il un Allemand ? Il ne portait pas d’uniforme, mais on n’est jamais trop prudent. Comme je me doutais qu’il devait certainement se demander ce que je faisais là, je décidai de sortir ma carte joker tout en époussetant mes genoux qui, eux, n’avaient pas été épargnés par la terre qui recouvrait le sol du bois.

« Excusez-moi, vous n’auriez pas vu mon chien ? Il a un collier rouge. »

Cette phrase pouvait paraître anodine à la plupart des Parisiens, mais si l’homme était un allié, je le saurais tout de suite selon sa réponse. S’il répond que le chien courrait après un écureuil, je pouvais me détendre. Mais si ce n’était pas le cas, je passerais simplement pour une pauvre femme qui avait perdu son chien lors de la promenade du soir en pleine forêt. Il me suffirait alors de passer mon chemin et de m’éclipser discrètement alors que je serais hors de son champ de vision. Dans tous les cas, je survivrais et je remplirais ma mission en récupérant ce maudit colis. Surtout que celui-ci ne devrait plus tarder à présent. Et heureusement d’ailleurs, parce que plus vite j’aurais récupéré ce pourquoi j’étais venue, plus vite je pourrais partir d’ici.
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MessageSujet: Re: [MINI-INTRIGUE] Trois réseaux et un parachutage   Mar 14 Juil - 11:54

Tout est calme, trop calme, j'aurais du me méfier. Au lieu de ça, pour une fois, je me sens presque détendu et content d'être là, savourant mon morceau de fromage et essayant de guetter les bruits suspects dans l'obscurité sans m'inquiéter plus que ça. Pour une peu, je m'endormirais presque si je n'étais pas en mission. Il faudrait peut-être que je fasse ça tiens, partir quelques jours à la campagne et oublier Paris, la guerre et tout le reste. L'espace d'un instant, j'y crois presque et je me dis que ça pourrait marcher.

Avant que la réalité ne me tombe dessus.

Elle est plutôt charmante pour le coup et sa tête me dit vaguement quelque chose. Je me tends pourtant, alors que la jeune femme prend la parole et me pose une question qui pourrait paraitre tellement incongrue dans un coin pareil que j'en rirais presque si je ne comprenais pas directement où elle voulait en venir.

Je la fixe quelques secondes sans rien dire, la dévisageant sans le moindre scrupule. Elle est d'une pâleur à faire peur, j'oserais je dirais qu'elle un teint d'endive morte, c'est dire. Mais bon, heureusement, elle ne peut pas lire dans mes pensées et je me dis, l'espace d'un instant, que c'est peut-être du au reflet de la lune, à son angoisse d'être dans un coin aussi paumé pour faire un truc aussi dangereux. Ou alors, il faudrait vraiment qu'elle prenne l'air un peu plus souvent.

Je laisse échapper un soupir et je lâche, le plus tranquillement du monde.

"Non il a du partir à la recherche d'un écureuil cet idiot."

J'ajoute alors, avec un sourire en coin.

"Et il n'est pas le seul on dirait ce soir."

On verra plus tard pour les politesses d'usage et si on se connait vraiment ou pas. Je continue de guetter les alentours, la mine toujours aussi méfiante et me demandant brusquement combien on peut bien être sur le coup. Ca sent encore le plan pourri cette histoire et je retiens avec difficultés un soupir quand j'entends une branche craquer non loin.

Je glisse alors, en direction de la jeune femme, d'une voix à peine audible.

"Vous attendez de la compagnie ?"

Puis, sans vraiment attendre, de réponse, je lui fais un signe de tête pour qu'elle me suive. Quitte à tomber sur un allemand endormi ou, pire, sur un sanglier, autant ne pas être tout seul pour le coup.

Quelques pas et je tombe nez à nez sur… et bien, on dirait un gamin. S'il a plus de 20 ans, je veux bien manger ma chaussure gauche. Mais bon, il fait nuit, même si la lune permet quand même de se repérer un minium, je vais peut-être pas trop m'enflammer. En tout cas, sa tête ne me dit rien et, après un bref regard en direction de ma compagne du moment, je souffle, le plus naturellement du monde.

"On cherche son chien. Vous l'avez pas vu ?"

On sait jamais, sur un malentendu, ça pourrait marcher.

Je tiens mon couteau bien fermement entre mes doigts, quand même prêt à réagir à la seconde s'il le faut. On dirait que le petit moment de répit est bel est bien terminé. C'est dommage.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [MINI-INTRIGUE] Trois réseaux et un parachutage   Sam 18 Juil - 13:12

Thomas était à présent caché derrière un buisson. Il avait une vue imprenable sur ce qui allait être le lieu de largage. Le résistant était prêt à récupérer le colis. Une lampe torche dans une main, son pistolet dans la seconde, rien ni personne n’aurait pu l’arrêter. Il s’était certes pris un peu les pieds dans des branches à son arrivée et avait dû réaliser plusieurs allers-retours avant de réussir à enfin cacher la voiture mais ça se déroulait plutôt pas mal pour la nouvelle recrue de la Brigade. Il faut dire qu’une fois de plus ça n’avait pas très bien démarré avec son retard sur son planning initial.

Alors il attendait, patiemment que le bruit de l’avion se fasse entendre. Pendant ce temps, il pensait à Esther. Celle qui avait partagé sa vie pendant plusieurs années et qui avait désormais disparu mystérieusement de la circulation. Il la retrouverait, coûte que coûte. Et oui, quand il voulait Thomas pouvait être impulsif et naïf mais il était surtout caractérisé par un grand cœur d’artichaut.

Le temps commençant à se faire un peu long, le brun qui commençait à attraper des crampes se décida à changer de position. Les branches craquèrent sous ses mouvements. Il n’avait pas été très discret. Mais d’un autre coté, il n’y avait pas de raison, le bois était vide, il n’avait pas entendu le moindre bruit depuis qu’il était là. Seulement quelques branches qui se brisaient certainement dues aux mouvements de petits animaux ou le murmure du vent dans les feuilles des arbres. Non, il n’y avait décidemment rien à craindre.

Malheureusement pour Thomas, il n’eut pas à attendre longtemps dans cette nouvelle position avant de se faire repérer. Quelques secondes plus tard, il se trouvait devant deux adultes, un homme et une femme. Sa main se rapprocha de son pistolet. Les deux inconnus ne semblaient pourtant pas prêts à l’attaquer. Et puis, pourquoi n’aurait-il pas le droit de se balader dans les bois. Il chercha instantanément quelque chose qui pourrait faire office de raison pour laquelle il était ici. Mais rien ne vint. Les questions se bousculaient dans la tête du jeune homme et sa peur grandissait. S’ils étaient des allemands ou des gens à leur solde, il allait se faire prendre, c’était sûr !

Ils cherchaient leur chien. Cette phrase bien qu’anodine pour n’importe qui signifiait quelque chose pour le résistant qu’il était. Ainsi, ils étaient de son coté. Mais certainement pas de la Brigade, il ne les avait jamais vus. C’était intéressant comme les codes pouvaient facilement passer d’un réseau à l’autre alors qu’il ne devait pas y avoir tellement de contact entre eux. Il fallait maintenant qu’il leur réponde. Mais le silence se prolongea, Thomas ayant visiblement un trou de mémoire. Il savait qu’il était censé être à la poursuite d’un animal de la forêt mais lequel. La peur commençait à s’insinuer de plus en plus au sein du corps du communiste. Sa main libre se rapprocha peu à peu de son pistolet. Il commença à répondre ne sachant toujours plus exactement. « Si, je l’ai vu passer il y a quelques minutes. » Il marqua une pause. Ce n’était pas ça la réponse et il le savait. Il sentait l’air ambiant qui se chargeait en animosité au fur et à mesure des secondes qui s’écoulaient. Il allait peut-être passer pour un traitre en plus s’il ne savait plus mais avait tenté de répondre. Et puis, brusquement ça lui revint. « Il courrait après un écureuil. » Un écureuil, c’était ça, comment pouvait-il avoir oublié un truc aussi simple ?

Il regarda avec attention les deux personnes qui se tenaient en face de lui attendant avec appréhension leur réaction. Pourquoi étaient-ils trois résistants dans cette forêt pour un simple colis à récupérer. Visiblement la communication n’était pas au top entre les réseaux.
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MessageSujet: Re: [MINI-INTRIGUE] Trois réseaux et un parachutage   Ven 28 Aoû - 15:27


Félicitations, vous avez réussi à déjouer les pièges de La Propagande qui, pour se faire pardonner son retard, a décidé de ne pas (trop) vous en vouloir pour ça  gnhehe .
Vous voilà donc tous les trois face à face, et conscients que vous êtes dans le même camp. Peut-être est-ce l'occasion de faire vaguement connaissance, ou du moins de vous expliquer (rappelez-vous que vous êtes trois réseaux pour ramener un seul et même colis)... d'autant que l'avion censé effectuer le parachutage ne semble pas très décidé à passer puisque vous n'entendez encore aucun bruit de moteur.
Seulement, vous n'êtes définitivement pas seuls dans ces bois, et brusquement, quelque chose remue à vos côtés. Le temps de vous retourner, vous vous apercevez qu'il s'agit d'un chien - un berger allemand. Mais fort heureusement pour vous, pour l'instant, le chien semble sans maître...

Contraintes

- Vous ne pouvez pas faire intervenir le parachutage.
- L'un de vous doit prendre peur en voyant arriver le chien. Un autre doit vouloir s'en débarrasser. Un autre doit chercher à l'amadouer.
- Le premier paragraphe de votre post doit faire 157 mots tout pile.
Attention, si vous ne respectez pas ces consignes, la Propagande ne vous épargnera pas face 

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MessageSujet: Re: [MINI-INTRIGUE] Trois réseaux et un parachutage   Jeu 10 Sep - 18:50

Tandis que je vérifiais que mes collants n’étaient pas filés, l’homme au fromage compléta le code de reconnaissance avec aisance, ce qui confirmait que nous étions bien tous les deux du même côté. Ouf, c’était déjà ça. Mais alors… Etait-il également en train d’attendre pour ce maudit colis ? Combien étions-nous à guetter dans l’ombre ? De plus, il ne faisait certainement pas partie d’Honneur et Armée ; Je l’aurais reconnu immédiatement. Appartenait-il à la Brigade ? Au SOE ? Mon cœur balançait plus pour la seconde option, surtout dès qu’il me demandait si j’attendais de la « compagnie ». Même s’il avait un accent français parfait, le fait qu’il avait accentué cette première syllabe l’avait trahi ; Mais après tout, tous les anglais ont du mal à se débarrasser de cette manie. Et heureusement pour moi, car sinon, je n’aurais jamais deviné. Ah, si Guillaume savait qu’il m’avait envoyé dans une forêt en compagnie d’un rosbif…

« Evidemment que j’attends de la compagnie, j’avais même prévu un petit pique-nique bucolique au fond des bois. »

Vérifiant que je n’avais perdu ni mon canif ni ma lampe en tombant tout à l’heure, je suivis le Britannique qui avait entendu quelque chose. Peut-être était-ce simplement un animal qui avait fait craquer une branche ? C’était ce que j’aurais pensé si je n’étais pas perdue au milieu des bois d’un coin perdu de la banlieue parisienne en compagnie d’un inconnu qui s’avérait en plus être un Anglais. Et moi qui pensais que j’allais m’ennuyer en attendant le largage…

Le rosbif s’était arrêté. Il ne me fallut que quelques secondes pour le rattraper, et finalement découvrir un jeune homme, légèrement éclairé par les rayons de la Lune. Avec toute la méfiance du monde, l’Anglais le soumit au code de reconnaissance, lui demandant s’il n’avait pas vu un chien passer. Le jeune homme devant nous n’avait vraiment pas l’air à l’aise, comme surprit de par notre présence, mais surtout de la question du British. Après une minute de réflexion, il finit par compléter le code, mais cette hésitation le rendait suspect. Etait-il vraiment du côté de la Résistance ? Ou peut-être était-ce un ennemi qui nous avait entendus quelques minutes plus tôt ? Toujours aussi sur mes gardes, je lui demandais :

« Qui t’envoie ? »

Soudain, j’entendis plusieurs branches craquer en même temps, et assez près de l’endroit où nous nous étions arrêtés. N’osant plus bouger, je m’immobilisai immédiatement, les sens en alerte maximum. Et si c’était des Allemands qui nous avaient repérés ? Si je n’avais été qu’avec l’un des deux hommes, nous aurions pu nous faire passer pour un couple, mais nous étions trop nombreux pour cette excuse. Je glissais discrètement ma main dans la poche de ma veste, saisissant le canif, prête m’en servir. Un bruit de respiration s’approchait de plus en plus de nous. Mon cœur voulait s’arracher de ma poitrine, mais je serrais les dents. Après tout, cela pourrait très bien être un sanglier ! S’il nous attaquait, j’étais prête à en faire mon dîner, même si je devais sacrifier ma robe pour l’occasion ; Tant que je revienne à la maison avec le colis, j’étais prête à tout.

La chose était derrière nous. Sans faire de geste brusque, au cas-où il s’agirait d’un animal sauvage, nous nous sommes retournés. Il s’agissait d’un chien, haletant, qui nous regardait avec ses yeux humides. D’abord rassurée que ce ne soit pas un ennemi, je réalisais que cela pouvait signifier que nous avions été repérés, et que le maître du cabot avait utilisé le flair du berger allemand pour nous retrouver.

« Nous devons nous en débarrasser. »

Ne voulant pas passer pour la psychopathe au cœur froid auprès de mes compagnons forcés, j’ajoutai :

« Si son maître suit sa trace, il nous retrouvera. Et si c’est un Bosche, toute l’opération tombera à l’eau. Nous ne pouvons pas prendre ce risque. » [/list]
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MessageSujet: Re: [MINI-INTRIGUE] Trois réseaux et un parachutage   Ven 25 Déc - 11:07

Bien. Au moins, c'est une alliée. Enfin, elle en l'air pour le moment. J'essaie de ne pas trop la dévisager et j'abandonne toute idée de la reconnaitre. Entre mon travail au bistrot et les heures que je passe à déambuler dans les rues de Paris, je pourrais l'avoir croisée n'importe où et pas forcément dans un contexte où nos vies seraient en jeu. Même si,  la réflexion, boire cet ersatz de café pourrait être une menace pour sa propre vie diraient certains. Ce n'est pas pire qu'autre chose, comme par exemple se retrouver au beau milieu de la nuit face à un parfait inconnu qui parle d'un chien, d'un écureuil et qui tient tout de même un couteau entre les mains. Je me demande tout de même avec qui elle travaille. Non pas que je sois totalement obtus à l'idée de travailler avec d'autres résistants. Bon, un peu quand même, surtout s'ils sont gaullistes, autant être honnête.

Enfin, ce n'est pas le sujet. Pas encore. Je fronce les sourcils en réalisant que, pour l'heure, aucun bruit d'avion ne se fait entendre et j'essaie d'ignorer cette paranoïa qui commence doucement, mais surement à faire son chemin. Quand j'entends du bruit, j'avise la jeune femme dont la répartie me fait brièvement sourire, quand bien même l'ambiance ne s'y prête guère.

"Parfait, j'avais encore un petit creux. J'espère que vous ne m'en voudrez pas si je me joins à vous."

Si j'ai parlé d'un ton léger, mon ton ne laisse guère de place à la discussion et au fait que je ne compte plus la lâcher des yeux. Elle me suit quand je me dirige vers la source du bruit et, quand je découvre le troisième larron, je me fige. Ca commence décidément à faire un peu trop de monde pour un simple parachutage. Alors soit on attend de Gaulle en personne et dans ce cas-là, je passe mon tour, soit il y a vraiment quelque chose qui cloche.

Mais chaque problème en son temps. Je fixe le gamin que je viens de questionner et qui semble avoir du mal à trouver la réponse adéquate. Et ça, bien évidemment, c'est particulièrement mauvais signe. Alors oui, la pression, l'angoisse de se retrouver en pleine nuit face à deux inconnus doit probablement jouer et ne pas aider à se rappeler de ce qu'il faut répondre mais, tout de même, je trouve ça pour le moins suspect.  

Il finit par trouver quand même et j'ai une grimace peu convaincue. Mouais. Ca passera pour cette fois mais je continue quand même de le fixer d'un air peu amène alors que j'attends aussi qu'il réponde à la question de la jeune femme. Enfin, je n'attends pas longtemps puisqu'il semble qu'on ait un nouveau participant à notre petite soirée improvisée. Je retiens les jurons qui me viennent spontanément et je serre un peu plus fort mon couteau entre les mains, comme s'il risquait de m'échapper.

Et c'est un chien. Juste un chien diraient certains, mais pas moi. Je ne dis rien, alors que je me fige totalement et j'entends à peine la jeune femme qui prend la parole à coté de moi. Enfin, ce qu'elle raconte commence tout de même à faire son petit chemin dans mon cerveau un rien paralysé par la vue du chien.
Elle a raison bien évidemment et je commence déjà à regarder autour de nous pour voir si on ne trouve pas le fameux propriétaire du chien. Mais, c'est sans compter sur cette vieille peur qui commence à refaire surface au pire moment voulu.

Je lâche alors, d'un ton tout sauf naturel.

"Faites en bien ce que vous voulez, tant qu'il ne m'approche pas."

Déjà, en temps normal, je n'aime pas les chiens, pour ne pas dire que je les ai en sainte horreur et encore moins dire qu'ils me font peur. Allez savoir pourquoi, je n'en ai personnellement pas la moindre idée et je n'ai même pas l'excuse du vieux traumatisme de l'enfance que je pourrais brandir en justificatif. Je fixe la jeune femme et le nouveau venu avant de hausser les épaules. Quoi, ça peut arriver à tout le monde non ?
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