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 Augustin Chassagne "Horresco réferens"

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Augustin Chassagne
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MessageSujet: Augustin Chassagne "Horresco réferens"   Mar 1 Déc - 16:32

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Augustin Chassagne
Benedict Cumberbatch (c) crédit



Etat-civil
♠ Groupe
parisien
♠  Age du personnage
40 ans
♠ Nationalité
française
♠ Statut
célibataire
♠ Religion
protestant
♠ Profession
libraire/professeur de littérature


Interrogatoire

♠ A-t-il des manies ou des tics ? fume la pipe et a constamment un livre dans la poche de son manteau
♠ Son livre préféré ? Impossible de répondre. Augustin est un fou de livres. Si par malheur, vous lui posez la question, il va vous faire un exposé de plusieurs heures, et à la fin, vous ne serez pas plus avancé.
♠ Son lieu préféré dans Paris ? le quartier latin bien sûr.
♠ Aime-t-il sortir et où ? Augustin n’est pas un noctambule, cependant vous le trouverez souvent dans un café à siroter un verre de vin et bouquiner.
♠ Comment vit-il les restrictions et les privations ? Mal. Difficile de trouver un tabac à pipe convenable et encore plus difficile de se procurer des livres d’auteurs intéressants.
♠ Son avis sur les Allemands et l'occupation ? Autant, il peut être un admirateur de la culture germanique ( Goethe, Mozart, Zweig…), autant il trouve que l’idéologie nazi est une vraie saloperie, indigne de la France des Lumières.
♠ Son avis sur les juifs ? Ils ne méritent pas leur sort. D’ailleurs, personne ne mérite de se retrouver ostracisé à cause de sa religion ou sa couleur de peau. Les lois anti-juives le font vomir de dégoût. Il est profondément humaniste.
♠ Son avis sur les manifestations ? Il se sent obligé d'être pour. Tout ce qui peut nuire à l'occupant est bon à prendre. Il redoute juste les effusions de sang. Aussi a-t-il conseillé à son ancien élève, Leo Leblanc d'y participer mais de ne pas chercher à jouer les héros. Parce que ça finit souvent très mort, un héros.
♠ Son avis sur le gouvernement de Vichy et la politique de collaboration ? La victoire des lâches...Qu’il espère temporaire. Sans être un vrai résistant, Augustin a des sympathies évidentes pour Londres.


Qui suis-je ?

☆ Prénom/Pseudo ?
Syllou
☆ Age ?
Je pourrais être votre mère….Si j’avais commencé vachement jeune à pondre !
☆ Etude/Travail ?
kinésithérapeute
☆ Où as-tu connu YT ?
par le tumblr “jesuisschizo”
☆ Un truc à nous dire ?
Je suis venue, j’ai vu, et j’ai craqué. Si c’est pas honteux de faire des PVs aussi émoustillants pour attirer le joueur de RPG !




Dernière édition par Augustin Chassagne le Mar 8 Déc - 20:22, édité 2 fois
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Augustin Chassagne
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MessageSujet: Re: Augustin Chassagne "Horresco réferens"   Mar 1 Déc - 16:43


Biographie

Un livre est une fenêtre par laquelle, on s'évade.




Fiche du ministère de l'intérieur :

Nom : Chassagne
Prénom : Augustin Eugène Frantz
date de naissance: 28 mai 1903
Lieu de naissance : Paris 5eme
Adresse actuelle : 10, rue Saint Antoine, Paris 4
Taille : 1m80
Signe particulier : cicatrice sur le menton
Surveillance : Ancien franc maçon. Professeur ayant manifesté des sympathies communistes et des fréquentations de milieu anarchiste et royaliste. A garder à l’œil.
Moyens de pression : Sa parentèle : Père : Elie Chassagne, décédé - Mère : Odile Schoch-Chassagne 63 ans vivant 3 rue du cardinal Lemoine (4éme)- Soeur : Valentine Chassagne-Curinier 38 ans mariée à Antoine Curinier 40 ans, industriel et négociant en soierie et tissus de luxe- nièces, neveu : Blanche Curinier 12 ans, Marthe Curinier 9 ans, Etienne Curinier 5 ans.



La Magnanerie- Juillet 1914

...Quelquefois Bagheera, la Panthère Noire, venait en flânant au travers de la Jungle, voir ce que devenait son favori, et restait à ronronner, la tête contre un arbre…

“Augustin ! Augustiiiin ! “

Le jeune Chassagne poussa un soupir exaspéré et leva les yeux au ciel. Pas moyen d’être tranquille ! Ce qu’elle était pénible ! D’abord, c’était une fille, un grave défaut entre nous, ensuite, elle avait une voix stridente absolument insupportable, et elle ne pouvait pas faire un pas sans l’appeler, lui ! Non, mais, est-ce qu’Augustin avait besoin d’elle pour tourner les pages de son bouquin, hein, je vous le demande ?
Des hauteurs de l’arbre où il s’était réfugié, il vit sa soeur Valentine, sa cadette de deux années,  taper du pied de rage.

“Augustin ! Je vais le dire à Maman ! Tu avais promis de m’aider à pêcher des grenouilles ! T’es pas gentil du tout !

-De toute façon, tu vas le dire, t’es qu’une sale petite rapporteuse !”

Valentine leva son visage vers la frondaison. Le soleil d’été qui jouait avec les feuilles l’empêchait de bien voir son frère. Elle n’apercevait qu’un bout de galoche surmonté d’un mollet maigre comme un haricot…

“J’en ai marre que tu passes tout ton temps à lire ! Tu veux jamais jouer avec moi !”

Ses beaux yeux bleus s’emplirent de larmes, et Augustin ne vit plus que le sommet de la tête blonde de sa soeur, ses épaules qui se secouaient à intervalles réguliers, et de discrets petits hoquets évocateurs. Il soupira derechef, ferma son livre à regret. Tout à l’heure, il reviendrai…

“C’est bon, j’arrive…”

Avec précaution, il se laissa glisser jusqu’au sol. Il avait dix ans et promettait déjà d’être une parfaite asperge dans quelques années. Augustin et les muscles, une guerre perdue d’avance. Le garçon prit la main de sa soeur.
Valentine releva le nez...Secs...Les yeux parfaitement secs ! Ah, la garce ! Et elle souriait tranquillement. Non, mais avouez qu’il y avait de quoi être en colère ! Laisser tomber Kipling à cause de cette...de cette…Augustin n’avait pas encore les mots pour qualifier la rouerie féminine.
Valentine fit un petit baiser sur la joue de son frère et retint sa main.

“Te fâches pas, Tintin. J’avais tellement envie d’être avec toi. On y va ?”

Augustin regarda sa soeur et éclata de rire. Une vraie manipulatrice née, et il n’arrivait jamais à lui en vouloir vraiment. Bah, ce n’était pas grave, il avait piqué une chandelle dans la réserve. Il pourrait toujours lire ce soir, quand sa mère croirait tout son petit monde endormi.
Pour le moment, la chaleur plombait les collines drômoises, et ils avaient des grenouilles à pêcher.  Plus tard, il y aurait le goûter : tartines de confitures de fraises et limonade, que leur mère, Odile Schoch-Chassagne poserait avec douceur sur la table de la tonnelle.  Les Chassagne ne manquaient de rien. Ils étaient riches, et dans son innocence, Augustin trouvait cela parfaitement normal.

L’été à la Magnanerie était toujours bien court...Sauf cette année là. Cette année là, ils y resteraient même l’hiver, Maman, Valentine et lui. Car c’était la guerre. Et Papa, oncle Joseph et oncle Pierre étaient partis défendre la Patrie en danger, évidemment. Seul Papa en reviendra. Mais c’est une autre histoire.


Paris- Lycée Louis Le Grand. Octobre 1918

“ Augustin-Eugène-Frantz Chassagne ?”

Il bruinait à petites gouttes sur les bérets des élèves, attendant dans la cour du lycée que l’appel se fasse. Un vrai jour de rentrée scolaire, morne et triste. Le silence respectueux d’alors fut brisé par des murmures étonnés : “ Hé les gars, y’a un schleu parmi nous !”..”Frantz ? T’a bien entendu comme moi, non ?” “ Qu’est-ce qu’il fout là, si il est à moitié boche ?”
Le directeur demanda le calme et Augustin fit crânement un pas en avant.

“Présent, Monsieur le directeur.”

Augustin darda ses yeux bleus sur ses futurs camarades, un à un. Il devait leur montrer qu’il n’avait pas peur. Qu’il était prêt à défendre l’honneur de sa mère, une bonne alsacienne de Mulhouse, qui n’avait jamais été allemande de sa vie. Jamais. Frantz Schoch, le grand père alsacien, francophile convaincu, ne l’aurait pas accepté. Augustin avait beau n’avoir que quinze ans, il avait des valeurs. Et l’une d’elle certifiait expressément qu’on n’abdiquait pas son identité. On la vivait, on l’assumait…

Il fut hélas, bien vite surnommé “le boche” et les farces se firent nombreuses. Augustin ne dit mot à quiconque, se contentant de travailler dur pour leur rafler sous le nez, le plus de tableaux d’honneur possibles. La raison contre la bêtise...Le savoir contre la méchanceté...Augustin fourbissait les armes qu’il utiliserait jusqu’à son dernier souffle. Un vrai chemin de croix solitaire...Jusqu’à ce que…

...Augustin s’étala de tout son long dans le couloir avant d’entendre des ricanements non identifiables. Ses livres étaient éparpillés au sol, son plumer avait éclaté sous le choc. Son menton en avait pourtant amorti la plupart. Ça faisait un mal de chien ! Augustin se frotta doucement le menton. Ça saignait.

“Vrai, je sais pas comment t’arrives à supporter ça !  J'hésite entre t’admirer ou croire que tu es un crétin fini...Allez, j’t’emmène à l’infirmerie, c’est trop moche. Tiens, tu lis Joyce ? “

Augustin se releva pour se retrouver devant un jeune de son âge, à la chevelure châtain bouclée, aux yeux noisettes interrogateur derrière des lunettes rondes. Pas vilain, non, car une douceur dans le sourire en disait long, mais pas le genre beau comme Rudolph Valentino ou encore moins athlétique. Non, le type lambda. Mais qui avait au moins le mérite d’être sympa.

“Antoine Curinier”

Augustin lui rendit son sourire avant de voir l’uniforme élimé aux coudes, et surtout la petite médaille de la vierge qui pendait à son cou...Antoine était catholique et pauvre, Augustin était protestant et riche. Ils auraient dû logiquement se détester, mais ils devinrent de véritables amis, à la vie, à la mort. Avec Antoine, Augustin appris qu’il y avait plus à voir d’un être humain que les étiquettes que la vie lui imposait. Antoine était...Antoine, et qu’il fut complètement autre n’avait pas la moindre importance pour lui.
Antoine épousera Valentine dix ans plus tard, mais ceci est une autre histoire.


Paris-Montmartre Mai 1923

On a tout dit sur Paris au moins de mai : les magnolias en fleurs, le soleil qui embellit toutes les femmes, les cafés débordants de musique. Et un jeune homme qui serre quelques francs au fond de la poche de son veston. Moite la main. C’était le grand jour. Il avait vingt ans aujourd’hui, et il était bien temps. Le temps de connaître une femme, enfin. Oui, c’était décidé, ce soir, il serait un homme, un vrai.
Il passa dans quelques rues connues pour leurs fréquentations putassières, et prit son temps pour faire son choix. Il garda un air sérieux alors qu’il n’en menait pas large. Pas trop jeune...Pas trop vieille non plus...Propre si possible...Donc pas du bas de gamme. Ah, il y avait une maison close qui avait l’air entretenue. Allez, mon grouillot, on se dégonfle pas. Fais comme si tu faisais ça tous les jours.
Le parfum lui sauta au nez dès l’entrée. Pas que le parfum d’ailleurs. Une créature, les cheveux de miel, fardée d’un rouge insolent l’aborda sans façon.

“Mais qu’il est mignon, c’t’homme là ! Tu veux d’la distraction, chéri ? J’suis capable de t’en donner pour ton argent, tu sais.”

Augustin la dévisagea. La trentaine, les dents qui se chevauchaient mais une poitrine opulente serrée dans un corset noir sur la peau blanche...Oui, elle avait l’air propre. Il esquissa un sourire crâne et suivit la prostituée à l’étage. C’était un poil plus cher, mais...Augustin n’était plus vraiment en état de négocier alors que sa veste lui était retiré et que des mains commençaient à caresser son torse. L’émoi le gagnait et maladroitement, il tentait de caresser ce qu’il pouvait.

“Mais c’est qu’t’es un joli puceau, non ? Que c’est adorable ! Viens mon p’tit, j’vais tout t’expliquer.”

Et elle en avait des arguments convaincants ! Franchement, Augustin n’aurait jamais pensé être autant incapable de penser, lui qui était étudiant à la Sorbonne et qui était un as en latin et en grec… Malheureusement, les émotions trop fortes pouvaient avoir un effet désastreux, et descendant malgré toute la bonne volonté possible. Elle sourit avec indulgence.

“Ben quoi, j’te plais pas ?
-Non, madame...C’est pas ça, mais je connais même pas votre prénom.
-C’est Louise.”

Alors comme un secours divin, lui revint en mémoire un extrait d’un poème de Louise Labbé.

Baise m'encor, rebaise-moi et baise ;
Donne m'en un de tes plus savoureux,
Donne m'en un de tes plus amoureux :
Je t'en rendrai quatre plus chauds que braise…


Et ma foi, il s’en retrouva tout ragaillardi. Augustin put faire son office. Comme quoi la littérature sauvait des pires situations. Il saurait s’en souvenir. Lorsqu’il passerait son oral de thèse, lorsqu’il serait à l’étranger...Mais cela est une autre histoire.


Téhéran- novembre 1930

Ma chère Agnès,

Vous trouverez certainement étrange qu’un professeur capable de parler des heures devant ses étudiants ne puisse pas aligner deux mots cohérents depuis plusieurs jours, en votre compagnie. C’est uniquement de votre faute. Vous n’aviez pas qu’à prendre ma main lors de notre promenade au marché. Vous vous jouez de moi, car je doute que vous puissiez ignorer le tendre attachement que je ressens pour vous. D’après ce que j’en juge, je ne suis pas le seul. Il n’y a qu’à voir la cour de faquins énamourés qui seraient prêts à se jeter à vos pieds pour le moindre de vos mouchoirs. Je vous aime, soit, l’affaire est entendue, mais n’attendez pas de moi que je me plie à tous vos désirs. Je ne suis pas de ce bois là.
Il est d’ailleurs bien malheureux que votre intelligence si brillante ne serve qu’à des causes si basses. Vous auriez meilleur temps d’employer tant d’effort à réviser Virgile et Sénéque.
Tant que vous resterez cette créature cruelle et frivole, je vous aimerais de loin. Tenez le vous pour dit !

Augustin Chassagne.


Très cher Augustin,

Vous êtes un idiot si vous pensez que ces faquins m’intéressent. Qu’attendez vous pour parler à mon père ? Alors je saurais vous montrer qu’il est bien préférable de m’aimer de près...de très près…

A vous pour toujours,

Agnès de Juvigny.

Ma chérie, mon adorée,

Je sors de chez votre père, et il a rejeté ma demande comme si je n’étais qu’un moins que rien. Je ne suis pas assez bien pour vous, et je cumule de n’être qu’un professeur de littérature, protestant et roturier. La fortune de ma famille ne saurait racheter l’absence de blason. J’ai défense de chercher à vous revoir. Quel malheur ! Je ne saurai vivre sans vous…

Augustin


Mon Amour,

Mon père était fou de rage. Il m’envoie chez une de mes tantes en Indochine, il a menacé de briser votre carrière si j’osais vous retrouver. Ne tentez rien d’insensé, je vous en conjure. Je ne cesserai de penser à vous...Je baigne cette lettre de mes larmes...

Adieu

Agnés de Juvigny


Bien sûr, il y eut d’autres femmes...Mais Agnés….Elle fut celle à qui il pensait lorsqu’il lisait un poème d’amour, la blessure secrète qui fit qu’il ne se maria jamais. Attendons une autre histoire...

Vienne- Café Sacher- Juin 1933

Augustin posa son derrière sur une chaise et soupira d’aise. Lire un roman de Stefan Zweig, au Café Sacher...pur délice de touriste intellectuel. Sauf qu’il n’était pas exactement un touriste. Il était là pour donner une série de cours sur Victor Hugo et la littérature romantique française. Comment refuser un emploi dans ce qui avait été la capitale de l’intelligentsia de la Mittel-Europa ? Impossible !
Il se commanda un café viennois, bourra sa pipe, l’alluma, et commença à lire. La vie était faite de bonheurs simples.

Un homme assis à la table à côté lui jeta un regard et lui sourit. Il avait un visage rond et affable, strié de quelques rides et une belle moustache qui n’arrivait pas à masquer son sourire.

“C’est intéressant ? “lui demanda-t-il, en français,en montrant le livre du menton.
-Zweig est toujours intéressant. Je m’étonnes d’avoir à le confirmer à un viennois ! C’est un écrivain majeur tout de même. Vous avez lu “Amok” ?
-Oui. Mais vous ne devriez pas vous en vanter. Pas ici, et pas à cette époque.
-Et pourquoi cela ?
-C’est un écrivain juif.
-Et  alors ?
-Ignoreriez vous qu’Hitler a conquis le pouvoir en Allemagne, et que le nazisme va se répandre comme une peste sur tout le continent ?
-Allons, bon ! Comme vous y allez ! Les allemands ne sont pas assez fous pour garder ce type au pouvoir. L’Allemagne est la patrie de Kant, de Schopenhauer, d’Hegel, de Marx…
-Ne sous estimez jamais la puissance de la vengeance. Je vous le dis : Hitler ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Il suffit de lire son programme politique. Un troisième Reich, rien de moins. Les juifs autrichiens seraient bien inspirés de quitter leur pays. Le monde tel que nous le chérissons va périr.”

Augustin fut assez mal à l’aise devant ces affirmations terribles dites sur un ton fataliste et triste. Il ne sut que répondre. Pour lui, rien n’avait changé. Il avait travaillé, voyagé aux quatre coins de l’Europe, menant une vie agréable d’universitaire reconnu. Bien sûr, à Berlin, il y avait plus de tensions, d’après ce qu’il avait pu en juger, mais le pays se remettait d’une crise financière profonde. Les gens étaient déboussolés, mais cela passerait, non ? La Raison finissait toujours par l’emporter, non ?

“Je m’excuse, Monsieur, d’avoir interrompu votre café avec mes mauvais augures. Personne ne m’écoute. Mais si un seul jeune homme pouvait prendre conscience du péril, alors je n’aurai pas usé ma salive en vain. J’ai beau écrire l’Europe telle qu’elle devrait être, un espace de paix et de culture, je crains que ce rêve n’avorte.
-Ecrire ? Mais qui diable êtes vous ?”

L’homme montra la couverture du livre avec un sourire entendu.

“J’ai écrit plusieurs versions de “ vingt-quatre heures de la vie d’une femme”, avant d’être satisfait. J’espère que vous apprécierez.”

Augustin en resta bouche bée. Zweig eut un petit rire malicieux, paya sa consommation et s’en fut, avant qu’Augustin n’ait pu dire ou faire un geste.
Quand en 1942, il apprit que ce dernier s’était donné la mort, il pleura dans sa librairie. Comme si cela n’avait pas été assez de se voir virer de la Sorbonne, de voir les bottes défiler sur les Champs Elysée, de voir les rafles, de voir les livres brûlés et interdits... Le monde tel qu’il l’avait connu, avait bien péri, comme Zweig l’avait prédit.
L'Histoire s'était mise en marche.


Paris- La Sorbonne Avril 1936

“C’est de la folie, Karolina !”

Augustin prit conscience qu’il parlait un peu trop fort dans le couloir de la célèbre université. Il fit une moue désapprobatrice et sans ménagement, attrapa le bras de son interlocutrice pour la conduire dans une salle de cours déserte. Karolina avait un léger sourire ironique sur le visage.

“Voilà, tu vas pouvoir tenter de me dissuader en criant à ton aise...pour ce que ça va servir. Mais vas-y, mon cher, je t’écoute.”
Augustin leva les yeux au ciel. Et ce n’était pas la première fois depuis qu’il la connaissait. Elle avait été son élève il y avait plus de trois ans de cela, et d’emblée, cette jeune femme passionnée et volontaire l’avait intrigué. Oh, pas comme vous pensez, non. Augustin avait d’abord adoré son oeil de photographe. L’art qu’elle avait de saisir l’humanité chez son sujet. Rien n’échappait à son objectif, le pire comme le meilleur. Évidemment, ils avaient discuté jusqu’à ce que leurs gorges s’enrouent, étant souvent d’accord sur le fond mais jamais sur la forme, et ne voulant céder sur rien. Augustin adorait se disputer avec elle, à dire vrai.

“La guerre, ce n’est pas un film d’Hollywood, bon sang ! Tu risques ta peau, là bas. Et crois moi, ce n’est pas toi toute seule qui empêchera le fascisme. Quand vas-tu te décider à devenir raisonnable ?”

Karolina le regarda avec ce qui était une sincère affection et éclata de rire.

“Augustin… Je ne serai pas seule. Nous sommes des milliers à rejoindre les Brigades Internationales. Je ne veux pas rester ici, à ne rien faire tandis que ces salauds tuent femmes et enfants ! Le monde doit savoir ! Qui est le plus déraisonnables de nous deux, franchement ?”

A bout d’arguments, il lui saisit les épaules et la secoua vigoureusement.

“Franco est financé...L’Italie et l’Allemagne apportent logistique et armement. Les Républicains n’ont aucunes foutues chances, tu entends ? Je ne veux pas apprendre qu’on t’a fusillé un beau matin ! Je t’en supplie...Ne fais pas cette folie !”

Karolina, l’air buté, se dégagea d’un coup sec du torse. Oh, Augustin connaissait cet air là. C’était fichu. Elle allait y aller et effectivement, il usait sa salive pour rien. Un voile de tristesse tomba sur son visage. Karolina se radoucit et passa une main douce sur sa joue.

“Je reviendrai, je te le promets. Tu veux que je te rapporte des castagnettes ?”

Augustin grommela quelques mots où on pouvait à peine distinguer :”entêtée...dingue...suicidaire”...

Il devait la revoir, oui, mais bien des années plus tard, hélas, lorsqu’elle franchirait le seuil de sa librairie, en pleine Occupation. Mais ceci est une autre histoire.


Paris-Bibliothèque de la Sorbonne Octobre 1940

Augustin se paya le luxe de claquer violemment la porte de la bibliothèque, faisant sursauter les élèves studieux qui bachotaient. C’était mesquin, mais ça faisait un bien fou. Il tira sur les pans de sa veste et le visage sombre se dirigea vers son bureau, à grandes enjambées. Le fatras habituel l’attendait. Et bien, l’occasion était excellente de faire du ménage. Il prit un carton et commença à ranger ses affaires, la colère bouillonnant en lui. Il revoyait le visage mielleux du Recteur lui annonçant que vu ses opinions contestables et son obédience à la pieuvre maçonne, il se devait de le renvoyer sur le champs. Il était un trop mauvais exemple pour la jeunesse telle que la voulait le gouvernement. Oh, et puis vu la richesse de sa famille, il ne se faisait pas de mauvais sang sur son avenir...Enfoiré !
On toqua avec hésitation à sa porte restée entrouverte. Léo ? Depuis quand Leo Leblanc hésitait à entrer quelque part ?

“Si vous cherchez le bibliothécaire, il va falloir attendre mon successeur, M.Leblanc.”

Le jeune entra quand même. Il fronça les sourcils lorsqu’il vit le carton et les livres qui s’y entassaient.

“Vous nous quittez, Professeur Chassagne ?
-Je suis viré, vous pouvez dire les choses telles qu’elles sont, comme à votre habitude.
-Mais...Mais qu’allez vous faire ?
-Commencer une carrière de danseuse orientale ou de dresseur de puces. J’avoue, j’hésite.”

Le trait ironique amena un bref sourire sur le visage de son élève. Une forte tête, ce Leblanc, mais quelle tête bien pleine ! Il rendait fous les professeurs trop rigides pour accepter la controverse. Augustin, lui ne pouvait qu’encourager son intelligente sédition : “ Pensez par vous même, Leblanc, il finira bien par en sortir quelque chose.”

Léo prit un autre carton, l’autre étant plein, et en silence, Augustin finit de dégager ses affaires. Léo porta un carton, comme si c’était chose normale, et tous deux traversèrent la bibliothèque sans mot dire.

“Il paraît qu’il devient difficile de trouver des livres corrects sur Paris.
-Oh, vraiment ? Et comment savez vous ça, Leblanc, vous passez votre temps dans les cafés ou dans ma bibliothèque ?”

Augustin pinça les lèvres. Non, ce n’était plus SA bibliothèque. Exit la Sorbonne et ces années délicieuses…

“Moi, j’dis ça…Bastille est très chouette comme quartier, ne trouvez vous pas, professeur Chassagne ?”

Augustin se tourna vers lui et lui offrit un vrai sourire complice. Sacré Leblanc ! Jamais à court d’idées, celui-là !
Léo revint le voir...Au “Livre Penseur”, une charmante et encombrée librairie de la rue Saint Antoine, non loin de la place de la Bastille...A chaque fois qu’il avait besoin de conseils. Mais ceci est une autre histoire.


Paris- Librairie “Le Livre Penseur” mai 1943

C’était l’heure. Neuf heures tapantes. Augustin ouvrit la porte de sa boutique, tourna le petit panneau de “fermé” à “ouvert”, et alla se chercher sa tasse de caf...heu d’orge/chicorée/jus de chaussettes bien chaud. Encore heureux qu’il n’aimait pas le sucre. Il s’assit sur son tabouret préféré et se frotta les yeux. La nuit avait été courte. Jusqu’à une heure avancée, il avait délicatement décollé des couvertures pour en recoller d’autres, transformant “La raison dans l’Histoire” de Hegel en “ Guerre des Gaules” de César par exemple. Il opérait dans son grenier avec une chiche lumière. Rien n’était simple d’autant qu’il avait reçu une nouvelle liste Otto de livres indésirables. Quelle infamie !
Volontairement, sa librairie était un bazar indescriptible, mêlant les auteurs bon teint comme Drieu la Rochelle, des niaiseries sentimentales, des auteurs bien français divertissants avec les grands textes antiques en VO, s’il vous plaît. Le pire comme le meilleur...Augustin savait où se trouvait exactement chaque ouvrage. C’était aussi naturel chez lui que de connaître l‘adresse d’un ami.
La porte tinta et Augustin leva le nez de sa tasse. Viktor…

“Guten Tag, Standartenfûhrer Fiebes. Was fûr einen Buch möchten Sie heute lesen ? Oder Sie möchten meinen köstlichen Kaffee drinken ?”

Fiebes se fendit d’un sourire. (NdA : pour des raison évidentes pratiques, nous allons poursuivre cette conversation directement traduite)

“Bonjour, Professeur Chassagne. Pourrais-je pousser le vice jusqu’à vouloir à la fois une tasse de café et un bon livre ?
-Heureux est l’homme qui sait nourrir à la fois son esprit et son corps.”

Rien à faire, il l’aimait bien, cet officier SS ! C’était pas contre-nature, ça ? Oh que si ! Augustin aurait dû le haïr de toutes ses forces, mais il n’y parvenait pas. Ce type était poli, charmant et avait une solide culture classique. Comment en vouloir à quelqu’un qui était capable de réciter Scipion dans le texte ? Hein, comment ? Je vous le demande !
Ils devisèrent donc, au dessus de leur tasse de soit disant café absolument infâme...Augustin devait rester sur ses gardes, néanmoins. Parler littérature oui, mais ne pas prononcer un seul nom interdit. Discourir philosophie en camouflant les idées sulfureuses. Quelque fois, il avait envie de hurler “ Regardez, Viktor, je suis un franc maçon aux idées de gauche, un humaniste comme votre Führer les déteste !” Évidemment, il n’était pas assez bête pour ça. Un jour viendrait, peut être où il pourrait se le permettre, mais pas encore. Quand Viktor fut sorti, avec un exemplaire d’Homère joliment illustré sous le bras, Augustin soupira violemment. Tout ceci était épuisant. Quand donc cela finirait-il ?

Hélas pour notre libraire aux activités douteuses, la journée ne faisait que commencer. La porte tinta à nouveau, et là, ce fut Inès Renaudin. Elle portait un manteau léger d’un vert tendre assorti à son chapeau, rehaussé par un foulard bleu. Qu’elle était belle ! Les nerfs d’Augustin n’avaient pas fini d’être mis à rude épreuve. La Star et le libraire...Tsss ! Personne ne donnerait un sou pour aller voir un film pareil au cinéma. Augustin était un crétin comme tous les hommes, perdant tout sens critique dès qu’une demoiselle fragile cherchait amitié et réconfort. Objectivement, Augustin était trop vieux pour un rôle de chevalier blanc. Et Inès était fiancée...Qu’avait-il donc à cavaler derrière les femmes inaccessibles ? A moins que ce ne fut le prénom...Agnès...Inès…

“J’ai écouté votre cadeau, M. Chassagne. Encore merci. Cela m’a fait un tel bien...Tenez, pour vous remercier, je vous donne un ticket d’entrée pour “le Paradis”. Vous viendrez me voir, n’est-ce pas ?”

Le Paradis...L’antichambre de l’enfer, oui ! Voir Inès en tenue de cabaret se déhancher...Un truc à ne pas dormir une pleine semaine de peur de faire des rêves très, mais alors très très inconvenants..

“Oh, merci Mle Renaudin. C’est très aimable à vous. Il ne fallait pas, c’était un plaisir pour moi, vous savez. Mais je viendrais vous voir avec plaisir, bien entendu.”

Alea jacta est… Et bien, il n’avait plus qu’à se prévoir une petite séance hygiénique du côté de Pigalle, juste avant. Quelle pitié !
Il se retenait de la dévorer des yeux durant toute leur conversation, qu’il ne pouvait s’empêcher d’apprécier. Quand elle sortit, il avait le coeur entre deux eaux : le contentement béat, et la trouille. Franchement, c’était plus de son âge. Il devait réagir et mieux que ça !

La porte tinta encore. Qui venait dans cette charmante librairie qui sentait le vieux papier ? Qui participera à la suite de l’histoire d’Augustin Chassagne ? Vous peut-être ?







Dernière édition par Augustin Chassagne le Sam 5 Déc - 11:24, édité 5 fois
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Elsa Auray
J'ai vu la mort se marrer et ramasser ce qu'il restait.



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MessageSujet: Re: Augustin Chassagne "Horresco réferens"   Mar 1 Déc - 17:34

OHMYGOD AUGUSTIN gaga !!

J'adore ce PV, je l'aime d'amour même, et je suis TROP contente de le voir tenté ! En plus tu nous viens du Tumblr des hiboux, tu es donc quelqu'un de bien cool *je sors*

Bref, BIENVENUE sur Yellow ! J'ai terriblement hâte d'en lire plus et de voir ce que tu vas nous faire de ce personnage ** !
Si tu as la moindre question, n'hésite pas à t'adresser au staff, nous sommes à ton entière disposition gnihi

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« Gémir, pleurer, prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le Sort a voulu t'appeler,
Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler. »
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■ religion: Protestant/Franc-maçon
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MessageSujet: Re: Augustin Chassagne "Horresco réferens"   Mer 2 Déc - 0:13

Merci pour la bienvenue qui ne me met aucune pression, hein ? Du tout, du tout, du tout...cool Voilà, j'ai essayé d'être fidèle au BG de base tout en me l’appropriant. Exercice ardu. J'ai tenté de ne pas faire de redites, j'espère que ça ira. Si j'ai fait des boulettes, signalez le moi.

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■ situation amoureuse: Définitivement de glace.
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MessageSujet: Re: Augustin Chassagne "Horresco réferens"   Mer 2 Déc - 1:52

Hey toi gnihi

On a bien noté que ta fiche est terminée, mais vue l'heure... On s'occupe de toi demain ! J'ai hâte de lire ça \o/

Juste une petite remarque au passage : ton avatar n'est pas au bon format, il faut que tu trouves un avatar de 200*320 pixels ;)

A très vite ! face

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■ situation amoureuse: Coincé dans un mariage malheureux avec Madeleine Claussat. Trop occupé à cause de son beau-père pour avoir le temps d'aller voir ailleurs.
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MessageSujet: Re: Augustin Chassagne "Horresco réferens"   Mer 2 Déc - 14:32

Welcooome gaga !! Je plussoie tout ce qu'a dit ma co-bernique en chef, c'est un super choix qu'Augustin (et en plus, tu es rapide et efficace !). Je m'occupe de toi dans l'après-midi, c'est promis 8D.

Si tu as des problèmes à trouver des avatars, n'hésite pas à consulter Pub Rpg Design, Bazzart (forums qui nécessitent une inscription) ou encore des Tumblrs comme ici.

Merci beaucoup de ta patience

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MessageSujet: Re: Augustin Chassagne "Horresco réferens"   Mer 2 Déc - 15:41

Merci pour l'accueil. Et comment ça, le staff a une vie IRL ? Ah ben ça, alors ! beuzou

Merci pour le site d'avatar, je me le garde sous le coude. J'ai mis mon avatar aux dimensions voulues. Du coup, j'ai corrigé les fôtes d'ortograf qui ne m'avaient pas sauté aux yeux hier soir, et qui, aujourd'hui, m'ont fait poussé des cris d'horreurs et donner des envies d'auto-flagellation. gnhehe
J'ai rallongé ma fiche et encore, j'suis pas satisfaite, mais bon, difficile de résumer 40 années de vie sans écrire un roman.


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MessageSujet: Re: Augustin Chassagne "Horresco réferens"   Mer 2 Déc - 16:29

J'ai trois mots à dire : Epouse. Moi. Maintenant. chou
Déjà tu as pris un PV que j'adore. Avec un avatar qui est actuellement en deuxième place des hommes de ma vie. Mais au delà de tout ça, j'ai dévoré ton histoire. C'est fluide, ton style est super, et j'adore les petits "mais c'est une autre histoire", ça donne un charme que je n'arrive pas trop à expliquer. Bref j'adore, mais je vais laisser mes co-berniques se charger de ta validation.

Du coup, on peut tous t'appeler "môman"? face
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MessageSujet: Re: Augustin Chassagne "Horresco réferens"   Mer 2 Déc - 18:51

BENEDICT

J'aime ce pv, j'aime ton histoire, tu vas super bien t'entendre (oui, ou pas, tout est relatif) avec papy Manfred (et même si tu l'aimes, il viendra squatter ta librairie. Oui,parce qu'il est allemand et il aime les livres mdr )

Bref, super fiche, si tu as la moindre question n'hésite pas, comme les autres berniques en chef, je suis dans le coin !


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Tu ne dois pas pleurer. Tu es un Landgraf. Nous ne pleurons pas. Nous nous battons. + ms.palmer
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MessageSujet: Re: Augustin Chassagne "Horresco réferens"   Mer 2 Déc - 23:12

Me revoilà, encore désolée de t'avoir fait attendre chou (une vie IRL ? C'est quoi ça gnhehe ?)

Alors, j'adore vraiment tout ce que tu as écrit, tu as un style vraiment très agréable, je me suis laissée emporter avec grand plaisir dans la vie d'Augustin qu'on a vraiment envie d'aimer dès le début en plus . J'ai moi aussi adoré les occurrences "et c'est une autre histoire", brillante idée ! Bravo à toi .
Je te validerais sans problème comme ça, malheureusement, j'aurais aimé que tu puisses inclure les liens d'Augustin dans la présentation, histoire qu'on sache bien quel est son point de vue sur Léo, Inès, Caroline et Viktor . Vu qu'aucun d'entre eux n'a fait sa fiche, tu peux imaginer ça comme tu le souhaites, ça sera un fil conducteur pour les futurs joueurs. Bref, si tu pouvais nous rajouter une ou deux petites anecdotes sur la fin pour évoquer sa vie sous l'Occupation, ça serait juste parfait et je pourrais te parer de ta belle couleur bleue .
Petit détail également : je crois que tu as oublié une question, "ce que ton personnage pense des manifestations". Au besoin, tu trouveras des informations ici, et il est précisé dans le pv, si j'ai bonne mémoire, qu'Augustin n'y participe pas mais encourage Léo à s'y rendre. A toi de voir ce qu'il en pense vraiment face.

Voilà, rien de trop énorme, je trépigne d'impatience à l'idée d'en lire plus en tout cas (naaaan, c'est pas que pour ça que je demande d'en rajouter ange mdr ), si tu as la moindre question, n'hésite pas à me contacter . La prochaine fois, je te valide sans faute gnihi

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MessageSujet: Re: Augustin Chassagne "Horresco réferens"   Mer 2 Déc - 23:24

Eva a écrit:
J'ai trois mots à dire : Epouse. Moi. Maintenant.

Heu...Mais je suis pas un garçon facile, moua ! *cherche désespérément sa dignité pour se draper dedans* Merci Eva, ça fait plaisir. J'espère qu'on se croisera ej. Je sens qu'il va en baver le Tintin.eeek  
(Et pour" Môman", uniquement si je peux vous priver de dessert, sinon, c'est pas drôle.)

Et Hasko, c'est quand tu veux avec ton vieux schnock modèle vintage pour un rp. ;)

Merci Edouard. C'est exactement la sensation que j'avais sans arriver à mettre le doigt dessus. Maintenant, je sais où il faut que je creuse et par où commencer. Je fais ça ASAP.

EDIT : DONE. Il est 2H16...Moins de 5h de sommeil...* va se pendre en maudissant son addiction au rp* dance
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MessageSujet: Re: Augustin Chassagne "Horresco réferens"   Jeu 3 Déc - 13:46

@Augustin Chassagne a écrit:
Je sens qu'il va en baver le Tintin.eeek  

... Naaan, pas du tout, je vois pas pourquoi tu dis ça ange.

Et bien, encore une fois, quel plaisir de te lire . Ce que tu as rajouté est parfait, j'ai bien ri sur les échanges avec Caroline et Léo (parce qu'Augustin en danseuse orientale... mdr mdr ). Merci beaucoup à toi, je te valide avec grand plaisir .

Il nous faudra des liens sans faute !




Toutes mes félicitations, ta fiche a su toucher le cœur de nos berniques en chef, tu es à présent VALIDÉ. Mais l'aventure ne fait que commencer ! Merci de venir réserver ton avatar afin d'être sûr de pouvoir le conserver et de te recenser dans les registres de notre préfecture du forum, étape indispensable si tu ne veux pas qu'il t'arrive tes ennuis ! Tu dois tout d'abord te faire ajouter à la liste des membres et de leurs DC ainsi que dans le who's who des Allemands si tu es concerné.

Cette première étape achevée, tu peux désormais te lancer dans le jeu ! Mais pour t'éviter tout problème, nous avons quelques parachutes de secours : tu peux te faire des amis (ou toute autre connaissance car tout bon Parisien doit avoir un carnet d'adresses bien rempli) ainsi que remplir une petite bibliothèque pour ne pas te perdre dans les dizaines de rp que tu ne manqueras pas d'ouvrir ! Et si tu souhaites des idées de rp, n'oublie pas que tu peux aller consulter la partie top-secrète des complots. Mais si tu es timide, tu as toujours la possibilité de participer à la foire aux rps ou de t'inscrire aux mini-intrigues afin que les berniques en chef t'organisent des tête-à-têtes avec des inconnus.

Sache qu'on n'abandonne jamais un petit parachuté à son sort sur les plages de Yellow, si tu as besoin d'aide pour bien t'intégrer parmi nous, tu as la possibilité d'aller demander à être parrainé. Nous serions ravis de prendre encore plus soin de toi 8D.

Tu ne connais pas très bien Paris et tu es perdu dans nos rues ? N'hésite pas à consulter le petit guide de Paris qui t'accompagne où que tu ailles.

Nous te rappelons que tu peux solliciter les berniques en chef pour obtenir un rang et un logement à partir de 100 messages.

Allez, il ne te reste plus qu'à venir nous faire un petit coucou dans le flood ! En ce moment, sur le forum, une intrigue générale est en cours, après l'attentat manqué contre un officier allemand : des parisiens sont fait prisonniers, les autorités cherchent les coupables et les résistants traquent une taupe! N'hésite pas à en prendre connaissance et à t'inscrire pour y participer! Dans ce contexte, deux intrigues générales sont en cours, tu trouveras les explications ici même! Pour toujours plus de challenge en rp, n'hésite pas à aller voir les défis de Yellow ! Seras-tu capable de relever les défis de La Voix de Londres ?

Bon jeu parmi nous bounce

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MessageSujet: Re: Augustin Chassagne "Horresco réferens"   Jeu 3 Déc - 14:11

"NdA : pour des raison évidentes pratiques, nous allons poursuivre cette conversation directement traduite"
Je ne m'en remet pas mdr
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MessageSujet: Re: Augustin Chassagne "Horresco réferens"   Jeu 3 Déc - 14:30



Merci, je fais tout ça, yes !
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MessageSujet: Re: Augustin Chassagne "Horresco réferens"   Mar 8 Déc - 18:45

Bonsoooooooir

Comme  j'avais zappé de te souhaiter la bienvenue officiellement (la honte quand même pour l'ambassadrice d'Allemagne hein ?), WILKOMMEN !  confetti
En espèrant que tu reste longtemps parmi nous (sinon je te séquestre)
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MessageSujet: Re: Augustin Chassagne "Horresco réferens"   

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