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 Tout bonheur commence par un petit déjeuner tranquille (et en charmante compagnie)

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Edouard Cabanel
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■ topics : OUVERTS
■ mes posts : 2318
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■ profession : Ambassadeur de Vichy à Paris

PAPIERS !
■ religion: Ne croit qu'à la politique. Dieu ? ça fait longtemps qu'il n'existe plus, non ?
■ situation amoureuse: Coincé dans un mariage malheureux avec Madeleine Claussat. Trop occupé à cause de son beau-père pour avoir le temps d'aller voir ailleurs.
■ avis à la population:

MessageSujet: Tout bonheur commence par un petit déjeuner tranquille (et en charmante compagnie)   Sam 26 Déc - 19:18

Depuis qu'il avait été nommé ambassadeur (grâce aux petites intrigues de son beau-père dont il regrettait chaque jour durant d'avoir épousé la fille et dont il se serait bien passé des services), Édouard Cabanel trouvait que ses petits-déjeuners étaient de moins en moins sympathiques. Ce n'était pas tant à cause du cadre qui était fort charmant au demeurant – ce mois de mai semblait presque les narguer avec ses doux rayons qui sentaient bon l'été en approche – que des personnes avec qui Cabanel devait partager son café, quand il y en avait, et ses tartines de confiture. Avant le départ d'Eugène de Mazan sous des auspices peu sympathiques, Édouard avait l'habitude de partager ce moment-là avec ses enfants ou avec sa femme, Madeleine, quand il n'était pas obligé de manger sur le pouce dans son bureau de l'hôtel Matignon, ce qui lui assurait au moins la compagnie, bienveillante quoique pouvait en dire son ancienne secrétaire-pardon-complice Alice Boulanger, de ses statuettes égyptiennes. Bon, ce n'avait jamais été le moment le plus palpitant de sa journée, mais au moins ses enfants n'avaient rien à voir avec l'arrestation de prisonniers et avec la guerre de manière générale, puisqu'ils se contentaient à l'heure actuelle de jouer à la conquête de l'Ouest (même si cela avait un côté suspect en un temps de guerre contre les Américains quand on y réfléchissait). Sa femme n'était que peu bavarde avec lui puisqu'elle le boudait depuis qu'elle le soupçonnait de la tromper – alors qu'il n'avait concrètement pas le temps entre ses missions officielles et officieuses, ce qui limitait d'ailleurs le nombre de fois où Édouard se reprochait de l'avoir épousée. Mais depuis qu'il était devenu ambassadeur à la place de l'ambassadeur, sans avoir rien demandé à personne, Edouard prenait son petit-déjeuner avec des personnes beaucoup moins sympathiques, dont la simple vision avait souvent pour conséquence de couper l'appétit, voire de rendre amère la meilleure confiture venue d'une ferme de province. En l'occurrence, ce matin-là, il avait touché le gros lot. Il venait à peine de prendre ses fonctions que déjà, on cherchait à l'en dégoûter, lui semblait-il. Tout en prenant une gorgée de café pour se donner contenance, en essayant de ne pas grimacer devant cet ersatz (les Allemands eux-mêmes n'arrivaient plus à le faire venir d'Amérique du sud, il existait une justice en ce monde), Edouard se demanda sérieusement ce qui était le plus déplaisant : l'ambassadeur d'Allemagne, attablé à ses côtés, Hans Jaeger, dont il n'arrivait pas à deviner les intentions, mais qui semblait toujours se pourlécher les babines en préparant un mauvais plan ? Il était sérieusement concurrencé en la personne de Ge... De Lengefeld, le gouverneur de Paris lui-même, qui avait fait main basse sur les croissants et qui les regardait de temps en temps de ses yeux froids et perçants. A moins que le pire fut encore ces journalistes derrière leurs objectifs et leurs carnets de notes, à quelques pas, prêts à les mitrailler. Franchement, Edouard hésitait. Les désagréments se valaient. Et il fallait qu'ils soient bien ennuyeux pour lui faire regretter son épouse.

Car en réalité ce petit-déjeuner dans les jardins de l'ambassade d'Allemagne en bonne compagnie (enfin, toutes proportions gardées) était surtout une vaste opération de communication à destination des Parisiens. Une subtile façon de leur demander de regarder à quel point les représentants du Reich et ceux de Vichy collaboraient en bonne intelligence. Des rumeurs de froid suite aux événements des Champs-Elysées ? Que nenni, regardez, ils mangent même des croissants ensemble, si ce n'est pas la preuve qu'ils sont bons amis et qu'ils vont réussir à trouver une solution à la crise des prisonniers, qu'est-ce que c'est ? Edouard voyait déjà les gros titres dans tous les grands journaux de la collaboration, dont les représentants étaient tous présents un peu plus loin, histoire qu'ils ne soient pas totalement à portée de voix mais qu'ils puissent en revanche avoir la meilleure vue sur les hauts dignitaires présents qui faisaient mine de les ignorer. Ils n'avaient pas le droit au café et aux tartines de confiture, mais il ne fallait pas pousser tout de même, la mise en scène se limitait à ce qui serait pris en photo. Ce serait d'ailleurs du plus bel effet avec la haute façade de l'hôtel Beauharnais en arrière-plan, même si Cabanel regrettait de ne pas pouvoir observer à sa guise le portique d'entrée de l'ambassade dans un très beau style néo-égyptien du plus bel effet. Au lieu de cela, il avait le choix entre lever la tête sur la mine chafouine de Jaeger et le visage sombre et peu avenant de Lengefeld. Ce dernier n'avait visiblement aucune envie d'être là (au moins, ils étaient deux avec Edouard, un point commun, enfin) mais il le cachait beaucoup moins bien que le seul Français de la petite sauterie. Mais Cabanel avait entendu dire que ce petit-déjeuner était une demande de Berlin, et on ne refusait rien à Berlin, surtout quand son prédécesseur avait connu un sort funeste. Au moins un problème que le bavard Jaeger n'avait pas, il était bien le seul à avoir réussi à sauver sa tête.

Pour le moment, Edouard Cabanel n'en était qu'à beurrer ses tartines avec du beurre et du pain 100% français, dont étaient privés la plupart des Parisiens mais dont bénéficiait l'ambassadeur d'Allemagne au titre des indemnités d'occupation – et après, on pensait sérieusement que ce genre de photo allait calmer la colère de la population... Les Allemands, pourtant plutôt doués en général, n'avait pas envoyé des flèches en propagande à Paris. Il répondait poliment aux différentes sollicitations, la conversation ayant débuté en français, ce dont il était reconnaissant à ses interlocuteurs – s'il maîtrisait l'allemand, ses bases restaient assez scolaires (même s'il se demandait vu la tournure que cette conversation pourrait prendre s'il n'aurait pas mieux valu faire mine de ne pas tout comprendre). Cabanel n'était pas particulièrement inquiet en soit puisque, pour une fois, après les parachutages et les entrées par effraction dans les bureaux d'officiers, il se trouvait sur son propre terrain, la diplomatie. Alors certes les enjeux étaient légèrement plus élevés que ne le laissait paraître le lieu et la situation, mais Edouard n'avait pas l'intention de s'en laisser totalement compter. Il était nouveau dans cette partie d'échecs et il devait montrer qu'il ne voulait pas se laisser marcher sur les pieds, combien même Vichy n'était plus qu'un gouvernement d'opérette, et combien même, il travaillait surtout en sous-main pour la résistance. En prenant une gorgée de café qui le fit grimacer, il se fit la réflexion qu'il était toujours possible de profiter des tensions qui existaient entre les Allemands eux-mêmes. Il n'était un secret pour personne (ou du moins pas pour l'ancien conseiller de De Mazan) que Jaeger aurait aimé avoir plus de pouvoir à Paris, alors que les gouverneurs militaires méprisaient les politiques. La marge de manœuvre était faible, mais réelle. Et au moins contrairement  à la quasi totalité des missions que voulait bien lui confier Vichy, essayer de faire libérer des prisonniers ne heurtait aucune de ses convictions. C'était une motivation non négligeable, quand on passait sa vie à gérer l'ingérable Milice, à participer aux festivités promouvant l'amitié franco-allemande et à passer sur Radio-Paris pour expliquer sa non-politique. Et encore, c'était peut-être ce qu'il faisait de moins pire.

Cabanel eut le malheur de lever un peu les yeux vers les pseudo-journalistes et voyant qu'une photo allait être prise, préférant attendre dix secondes avant de mordre dans sa tartine, afin de ne pas avoir l'air totalement stupide dès le lendemain dans les journées (ou totalement indifférent aux souffrances de ses compatriotes au choix) – ce qui ne le dérangeait pas tant que cela, à vrai dire, il n'avait définitivement pas faim.
- En tout cas, je vous remercie vraiment de votre invitation, monsieur Jaeger, glissa-t-il alors qu'un ange passait dans la conversation qui n'était absolument pas relancée par Lengefeld qui boudait ouvertement (en voilà un qui n'était pas intéressé par son profil dans la presse... Avec la mauvaise réputation qu'il se traînait déjà, cela n'avait rien d'étonnant, cela dit), vous devez vous plaire dans cet hôtel avec votre charmante épouse. Le jardin est magnifique.
Après ces paroles particulièrement clichées, Edouard s'autorisa enfin à grignoter le bout de sa tartine, alors que les nuages qui se dégageaient laissait voir un large soleil aux airs de printemps. Il n'était pas totalement barbare, mieux valait commencer doucement et caresser les gens dans le sens du poil, avant de les agresser à base de bombes et de prisonniers de bon matin. Mieux valait au moins attendre qu'ils aient bu leur café, café qui était si mauvais qu'il aurait réveillé un ours en hibernation.
J'ai cru comprendre que vos services de sécurité s'étaient chargés de l'avion qui s'est écrasé à deux pas du Louvre, continua l'ambassadeur en souriant et en s'adressant cette fois-ci davantage à Lengefeld qui fixait sa tasse, nous avons eu chaud ! Un peu plus et ces Anglais nous détruisaient une aile du Louvre, j'aurais été déçu.
Sa plaisanterie eut au moins le mérite de détendre un peu le gouverneur de Paris qui eut un rire guttural peu rassurant :
- Nous cherchons encore le pilote dont le corps n'a pas été retrouvé dans les décombres,  expliqua-t-il avec un fort accent allemand qu'il ne cherchait même pas à dissimuler, alors qu'Edouard se demandait ce qu'il y avait de drôle là-dedans, mais nous savons que nous pouvons compter sur la collaboration de vos services, Herr Cabanel.
- Évidemment,  lui affirma le Herr Cabanel en question tout en saisissant son couteau qu'il aurait davantage enfoncé dans Lengefeld que dans le beurre, nous collaborons entièrement avec vous, il est essentiel de retrouver rapidement ce pilote au lieu de le laisser terroriser les rues de notre ville.
… Surtout dans l'état dans lequel il devait être. Après un crash pareil, Cabanel était plutôt d'avis qu'il devait plus terroriser les hôpitaux que les braves ménagères faisant la queue pour obtenir un peu de beurre. Mais il voulait bien mettre la police sur la question. Vu les bras cassés qu'elle avait intégré dans ses rangs, ils n'étaient pas prêts de retrouver qui que ce soit. Pas étonnant qu'ils soient plutôt spécialisés dans la lettre de dénonciation.

- En parlant de collaboration , poursuivit-il d'un ton nonchalant pour dissimuler l'importance qu'il accordait à la question, j'espère que nous pourrons évoquer la question des Parisiens qui ont été faits prisonniers suite aux événements des Champs-Elysées, c'est une véritable priorité pour le gouvernement que je représente...
Mais au même moment, coïncidence ou non, Gerhardt Lengefeld se redressa de toute sa hauteur sur sa chaise et brusquement réveillé, il lança de manière joyeuse et enthousiaste :
- Mais messieurs, ne trouvez-vous pas que ce déjeuner est un peu... Attristé ? Il nous manque une jolie femme pour l'égayer un peu.
Cabanel renonça à corriger le gouverneur de Paris sur sa faute de français, histoire de mordre avec plus de véhémence dans sa tartine, ce qui avait le mérite de l'empêcher de répliquer trop brutalement à cette demande (finalement prendre des petit-déjeuners n'était pas qu'une mauvaise idée). Et alors que Lengefeld se retournait vers la petite foule des journalistes pour inviter une jeune femme à prendre la quatrième place de la table (Edouard le soupçonna d'avoir déjà repéré un jupon dans le lot, quel journal avait donc trouvé le moyen d'envoyer une femme ?), il lança un regard vers Hans Jaeger pouvoir comme celui-ci réagissait et dans l'espoir d'avoir au moins quelqu'un pour compatir.

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« On peut trouver du bonheur
même dans les endroits les plus sombres.
Il suffit de se souvenir
d’allumer la lumière »
J.K. Rowling (c) .bizzle


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MessageSujet: Re: Tout bonheur commence par un petit déjeuner tranquille (et en charmante compagnie)   Ven 8 Jan - 16:25

Hans avait beau chercher, il n'arrivait pas à se rappeler quand est-ce que ce petit-déjeuner lui avait paru une idée judicieuse. A dire vrai, il n'était même pas sûr qu'il l'ai vraiment pensé, même une seconde. Pourtant, sur le papier, il avait déjà vu largement pire et bien moins élaboré. Klara n'avait pas eu l'air particulièrement convaincue et il savait qu'il devait toujours écouter sa douce. Cette fois-ci, il ne l'avait pas fait et se demandait à quel point il allait amèrement regretter cette décision.

Il gardait tout de même le sourire, se faisant aussi fantasque qu'à son habitude et profitant des douceurs de ce petit déjeuner. En bon épicurien, l'ambassadeur appréciait tout particulièrement ses tartines beurrées et s'en délectait sans vergogne, sans son songer une seconde que cette attitude pourrait être mal vue. Mieux valait profiter de la nourriture que se focaliser sur l'humeur bougonne de Lengefeld ou celle, plus difficile à cerner de son nouvel homologue, n'est ce pas ?

A la vue du militaire et de la façon dont il semblait agrippé à la corbeille de viennoiseries, Jaeger lâcha, d'un ton malicieux.

"Lengefeld, lâchez-moi donc ces croissants, ils ne s'envoleront pas et je suis sûr que notre ami ici présent serait ravi de pouvoir les goûter. Enfin, c'est mon cas alors, soyez beau joueur et ne gardez pas tout pour vous."

Ignorant son regard noir, l'allemand piocha dans la corbeille sans hésitation. Y voir un quelconque message quant au fait qu'il ne comptait pas lui laisser la mainmise sur Paris était quelque peu hasardeux mais, finalement, pas si loin de la vérité. S'ils devaient donner l'image de dirigeants unis et heureux de se retrouver autour d'une bonne table pour donner un os à mâcher à ces maudits journalistes, Hans n'en oubliait tout de même pas de rester sur ses gardes, quoi qu'il arrive.

Et, comme à son habitude, il faisait la conversation pour deux. Voire pour trois à certains moments, mais c'était le genre de choses qui ne l'arrêtait pas. Après tout, il était suffisamment volubile pour combler la plupart des blancs même si, parfois, certains lui échappaient. Détournant son regard du militaire visiblement vexé de ne pas avoir pu tout garder pour lui, il esquissa un sourire aux propos de Cabanel.

"Je vous remercie de l'avoir acceptée. J'aurais été quelque peu stupide avec cette chaise vide juste à coté moi. Ma femme apprécie particulièrement les lieux, le contraire serait surprenant, même si cela ne vaut pas un véritable chez-soi."

L'Allemagne lui manquait parfois. Dans ces rares moments de répit où il songeait à la mère patrie et à tout ce qu'elle lui avait apporté. Pourtant, outre le fait qu'il adorait la France, il savait que tout ce qu'il faisait était pour son pays, pour la grandeur de l'Allemagne et il ne regrettait absolument pas ses choix, surtout avec Klara à ses cotés. Attrapant sa tasse, Hans sirota une gorgée de café avant de grimacer. Il secoua la tête, jetant un regard aux autres convives avant de souffler, d'un ton mélodramatique.

"Décidément, je n'arrive pas à croire qu'ils osent appeler ça du café."

Claquant des doigts, il fit apparaitre un garçon et, avec un large sourire, lui désigna la tasse.

"Je suis sûr, mon jeun ami, que vous arriverez à trouver de quoi corser un peu tout ça et lui donner un peu plus de goût. Je me trompe ?"

Pas besoin d'ajouter quoi que ce soit que le garçon avait filé et qu'Hans reportait son attention sur Edouard, hochant la tête et prêt à rétorquer mais, pour le coup, devancé par le militaire. Se retenant de lever les yeux au ciel, il se contenta de lâcher, plutôt sobrement et la mine un rien sérieuse.

"Il aurait été vraiment dommage de voir une telle merveille détruite à cause d'un tel incident. Mais j'ai toute confiance en Lengefeld et en ses hommes pour qu'ils nous prouvent qu'ils connaissent suffisamment bien Paris pour retrouver cette fichue aiguille dans une botte de foin gigantesque."

Son ton s'était fait ironique mais son compatriote ne semblait plus lui prêter attention alors que Cabanel tentait de mettre le sujet des prisonniers sur le tapis. Il avait visiblement une idée en tête et il ne fallut que quelques instants pour que Hans comprenne ce qu'il voulait.

Quand l'ambassadeur tourna les yeux en direction de Jaeger, ce fut pour le voir secouer la tête avec commisération, alors qu'il ne cherchait même plus à cacher les sentiments que lui inspirait Lengefeld. Il souffla alors, à mi-voix alors qu'il se penchait légèrement en direction du français.

"Edouard, vous ai-je déjà parlé de mon peu d'affection pour les militaires ? Si un jour, vous vous demandez pourquoi, rappelez-vous de ce moment."

A croire que Lengefeld était doté d'un radar. Il avait été capable de trouver parmi cette foule d'hommes dans leurs plus beaux atours la seule jeune femme qui avait eu le malheur d'être missionnée pour couvrir cet évènement mondain qui ferait une magnifique couverture de journal demain matin que bien des parisiens s'empresseraient d'utiliser comme allume-feu, quand bien même la douceur printanière était de mise.
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