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 Emilie - Citation badass à venir -

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Emilie Parizeau
◆ Soldat en goguette ◆



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■ mes posts : 51
■ avatar : Melissa Benoist
■ profession : resistante

PAPIERS !
■ religion: Catholique, fervente et pratiquante
■ situation amoureuse: officiellement fiancée, officieusement célibataire
■ avis à la population:

MessageSujet: Emilie - Citation badass à venir -   Dim 2 Oct - 15:05


Melissa Benoist (c) crédit



Etat-civil
♠ Résistante
La défaite est inacceptable. On ne peut pas se laisser persécuter par des étrangers qui ne comprennent rien à la France et à son histoire. Emilie a toujours admiré le maréchal mais force est de reconnaitre que pour le coup, elle a été déçue.
♠ Âge du personnage
33 ans. Un âge où l'on se trouve vieille et les autres vous trouvent jeunes. Un âge d'autant plus dure à porter lorsque l'on est dans la résistance.
♠ Nationalité
française
♠ Statut
t Officiellement mariée, en pratique célibataire
♠ Religion
Catholique
♠ Profession
Assistante de Gaspard Thomas, envoyée par le BCRA


Interrogatoire

♠ A-t-il des manies ou des tics ? Emilie lisse toujours les plis de sa jupe et ajuste sa coiffure quand elle est nerveuse. Elle ne peut dormir que dans une chambre impeccablement rangée. Ses livres sont tous triés par date de parution. Elle est gauchère.
♠ Son livre préféré ? Vie des douze césars par Suetone
♠ Son lieu préféré dans Paris ? L'Opéra Garnier sans le moindre doute
♠ Aime-t-il sortir et où ? Elle aime passer du temps avec ses amis. Mais depuis qu'elle est dans la résistance, elle tends à éviter de sortir. Sauf pour le bien de sa mission.
♠ Comment vit-il les restrictions et les privations ? En toute honnêteté, elle ne subit pas trop ces privations. être la fiancée, même fausse, d'un membre de la haute société à ses avantages. Ce qui n'empêche pas Emilie d'être sincèrement peinée par ce système. Elle fait d'ailleurs de son mieux pour aider les gens qui le subissent.
♠ Son avis sur les Allemands et l'occupation ? Un outrage ! La France est et demeure libre ! Il est impensable que ces teutons restent aussi trop longtemps.
♠ Son avis sur les juifs ? Elle ne les connait pas vraiment. Et montre à leur égard une suspicion bien légitime au vu de ce qu'elle sait de leurs agissements.
♠ Son avis sur les manifestations ? Une bêtise socialiste ! Ça ne sert à rien. On fait du bruit pour se donner bonne conscience au lieu de s'engager sérieusement pour faire bouger les choses.
♠ Son avis sur le gouvernement de Vichy et la politique de collaboration ? Une honte. Depuis quand le défaitisme est dans les moeurs française? Décidément le gouvernement a abandonné toute fierté pour devenir un amas de pleutre.


Qui suis-je ?

☆ Prénom/Pseudo ?
☆ Age ?
trop vieille pour que ce soit avouable, pas assez mature pour être prise au sérieux
☆ Etude/Travail ?
élevage de lama fluo, une profession injustement méprisée
☆ Où as-tu connu YT ?
kidnapping express
☆ Un truc à nous dire ?
je sais qu'il y a une MAj en cours, donc si ce perso doit disparaitre c'est pas grave ! Je trouverai un autre perso à torturer. Pareil pour l'avatar, je la préfère mais je suis prête à changer. Et j'ai hâte de jouer avec vous  




Dernière édition par Emilie Parizeau le Sam 12 Nov - 20:18, édité 1 fois
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Emilie Parizeau
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MessageSujet: Re: Emilie - Citation badass à venir -   Dim 2 Oct - 15:15


Biographie

une citation qui va bien



Journal d’Elsa Parizeau, le 22 mars 1914, à Bordeaux :

«  Le médecin est passé plus tôt dans la matinée. Il confirme ce que je soupçonnais déjà. Emile va avoir un petit frère dans quelques mois. Ou une petite soeur. J’aimerais bien une fille pour cette fois. Mais le Seigneur choisira ce qui lui sied le mieux et je sais que son choix sera le bon. Mais quelle surprise. Pas moins de 19 ans après Emile, alors que j’avais perdu tout espoir d’avoir un jour un autre enfant. Quelle belle surprise c’est là ! J’espère bien que mon mari en sera aussi heureux que moi. Mais j’en doute. Ce n’est pas qu’Etienne n’a pas l’esprit de la famille. Je sais qu’il adore les enfants. Mais nos finances ne sont pas aux mieux actuellement. Et j’ai peur qu’il ne voit dans cet évènement merveilleux qu’une nouvelle bouche à nourrir. Evidemment il ne m’en parle. Et je ne lui en parle pas. Enfin je tiens les comptes. Et il faudrait être bien stupide pour ne pas se rendre compte que nous allons avoir du mal à joindre les deux bouts.
Mais je ne veux pas assombrir une si bonne nouvelle avec de sombres pensées économiques. C’est une si bonne nouvelle. J’ai tellement hâte de voir mon bébé. Je le vois déjà. Un beau bébé rose.
»

Journal d’Elsa Parizeau, le 26 aout 1914, à Bordeaux :

« Emile est mort. Mort. Un mort absurde dans une guerre absurde. Je ne peux pas m’empêcher songer avec une certaine amertume à l’arrogance de mon mari. Quand je pense à ses assurances. À son arrogance de colonel à la retraite. Ses affirmations, ses certitudes. Un beau tissus de bêtises oui. C’est insupportable. Je ne crois pas que je lui pardonnerai jamais. Je sais que je ne lui pardonnerai. Mais comme Gargantua je passe sans cesse du rire aux larmes et sans la moindre constance. Car si je pleures mon fils, je ne peux que me réjouir de la naissance de ma fille, il y a quelques jours. Deux pour être précise. Je voulais l’appeler Claire. Mais mon mari pense qu’en hommage au fils que nous avons perdu, il vaudrait mieux prendre Emilie. N’est ce pas faire porter un fardeaux bien lourd à un être si petit. Parce que petite, elle l’est assurément. Alors que con frère était un gros bébé, j’ai dans mes bras une petite chose fragile aux grands yeux. »

Journal d’Emilie Parizeau, le 4 septembre 1920 au couvent des dames de St Maur :

« Maman m’a offert ce journal juste avant mon départ pour le couvent. Elle prétends que comme ça je ne l’oublierai pas. Et que j’aurais du plaisir à relire ces pages dans quelques années. Je ne vois pas pourquoi. Mais j’avoue que ça m’occupe un peu. Je ne sais pas trop si je dois me présenter. Dans son journal maman ne se présente pas. Donc je ne pense pas me présenter. Aujourd’hui j’ai visité le couvent et rencontré les filles avec lesquelles je vais passer mes prochaines années. Elles ont l’air plutôt agréable. Surtout Marie très intelligente. La nourriture est mauvaise par contre»

Journal d’Emilie Parizeau, le 3 août 1924, Bordeaux :

« La cérémonie du thé est quand même toujours un peu longue. Et réciter de la poésie est sans le moindre doute un peu lassant à la fin. Même quand par goût du défi on apprends le plus de poésie possible. Je ne sais pas si c’est plus ou moins navrant que les après-midi avec père. Non pas que je m’en plaigne. Mais quand même. Ces longs discours et ces discussions sont un peu vaseuses. Mais je ne m’en plains jamais. Maman dit toujours que ce ne sont pas des discussions adaptés aux jeunes filles. Et ça déclenche toujours disputes terribles. Je préfère donc subir des cours politiques plutôt que de les voir se disputer une fois de plus. »

Journal intime d’Emilie,  le 11 aout 1928, Bordeaux :

« J’ai de la peine à croire ce que je m’apprête à écrire. Cet après-midi j’allais prendre le thé chez la nouvelle madame Servier, mais j’avais oublié mon ombrelle. J’ai donc laisser mère partir devant et je suis retournée en arrière. Tout aurait pût bien se passer si je n’avais pas été intriguée par des bruits étranges venant de la chambre de la bonne. Ninon ne répondant pas à l’appel, j’ai choisit de monter voir ce qu’elle trafiquait. Une curiosité bien déplacée. Ninon se trouvait bien dans la chambre. Mais père aussi. Nul besoin d’entrer plus avant dans les détails. La simple pensée de ce que j’ai vu, entraperçu en réalité et j’en remercie le ciel, suffit à me révulser et m’attirer des frissons d’horreurs. Aucune fille ne devrait voir pareils choses. Ni entendre pareils excuses et explications venant de son père. Ma pauvre maman. Elle ne se doute de rien bien entendu et reste convaincue que son mari reste fidèle aux voeux sacrés qu’il a prononcé. Comment père peut il dîner avec elle tout les soirs sans honte? Une amie cynique, comme cette chère Marie, prétends que je suis si révulsée à cause d’une candeur et d’une naïveté propre à mon âge. Elle peut se dissimuler derrière toute les phrases acerbes. La vérité est que certaines personnes ont une force morale, une dignité et un honneur suffisant pour se comporter comme on l’exige. D’autres manquent sensiblement de ces qualités. C’est le cas de mon père sans le moindre doute.
Qu’on ne croit pas mon analyse insensible. Je suis réellement révulsée et choquée par ce que j’ai vu. Ma main tremble et je pense que ces quelques lignes seront illisibles. Je suis vraiment soucieuse. Devrais-je garder le silence comme le demande père? Ou devrais-je révéler la vérité à maman? Sans nul doute monsieur le curé pourra m’éclairer dessus. Je me rends à la confesse demain matin j’en profiterais pour lui en parler.
Heureusement également, je retourne au pensionnat dans deux semaines. Il ne sera pas trop tôt pour oublier tout ça. Mais je crains que les images de ce que j’ai vu cet après-midi me hante encore longtemps. Maman m’appelle pour le dîner et je ne suis pas coiffée
»

Journal intime d’Emilie, 26 août 1931, Paris :

« Paris, enfin ! Après une vie dans la bonne société provinciale on ne peut pas imaginer le soulagement que je ressent à fouler le bitume de notre capitale. Pour plus qu’un week-end culturel je veux dire. Père voulait que je vive chez une vieille tante acariâtre. Autant dire que la perspective de poursuivre mes études avec un tel cerbère sur mon dos faisait froids dans le dos. Heureusement je l’ai convaincu que ce n’était pas la meilleure chose à faire. Me voilà donc en pension chez madame Danielou. En plus j’y tiens le rôle de répétitrice. Ce qui signifie une forme de revenu. Des revenus que je serais libre de gaspillé comme bon me semble ! Pas de compte à rendre. Si ce n’est pas une bonne chose, je ne sais pas ce que c’est. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, Marie est de la partie. Nos chambres sont exactement côte à côte. C’est juste fabuleux ! Elle ne suit pas les même études que moi, mais au moins nous pourrons nous voir le soir et nous amuser un peu. Sans compter que l’écouter se plaindre après une journée interminable m’aurait nécessairement manqué.

Les cours commencent dans une semaine. Ce qui nous laisse largement le temps de nous familiariser un petit peu avec la ville. Le grand frère de Marie, Lucas, a déjà une liste très longue des clubs, restaurants et théâtre où l’on peut se rendre pour rendre la vie un petit peu intéressante. Et il a aussi promis de m’intégrer dans les cercles penseurs qui m’intéressent. La seule source de contrariété est que , dusse ma vanité en souffrir, est qu’il semble vouloir avoir avec moi une relation qui n’est pas qu’amical. J’espère sincèrement me tromper. C’est un garçon intelligent et agréable mais je ne tiens pas à m’impliquer dans une relation pour l'instant.
»

Journal intime d’Emilie, 20 mai 1936, Paris :

«  Voilà même pas un mois que ce « front populaire » est au pouvoir et déjà le chaos semble s’installer durablement en France. Le socialisme est déjà bien assez navrant mais lorsqu’il copule avec le communisme le mouvement batard qui nait de cette union ne signifie que trouble et destruction. Au moins, il demeure en France quelques esprits ayant l’intelligence nécessaire pour percevoir le désastre auquel nous mène ce Blumm. Monsieur Maurras ne manque ni de verve ni d’intelligence pour décrire ce qui se passe. Mais pour combien de temps encore? Cet odieux procès se profile et bientôt l’action française risque de perdre l’une de ses voix les plus emblématique et les plus splendides. Et cela nous apporte bien la preuve du désastre politique et éthique de ce gouvernement. Non que ce ne soit une surprise. La vermine ne peut pas être bonne pour l’honnêteté et l’éthique de notre pays. Et sans doute ces russes juifs ne montrent que mépris à l’égard de l’indépendance de la justice que pourtant tout le monde devrait fuir.

À titre personnel, j’ai également bien des raisons de me plaindre. Pas une fois de plus de la qualité de la nourriture dans la pension où je demeure. Quoiqu’il y ait beaucoup à dire sur le sujet, on peut me croire. Ni sur la suspicion de la veuve Poiget qui me regarde comme si je cachais les garçons sous ma blouse. Mais bien des garçons en eux-même. Eh quoi ! Je suis un double cursus langues (allemand et anglais) et mathématique. Certes le cursus mathématique est un caprice intellectuel de ma part. Quoiqu’il en soit le fait que je sois capable de mener ces deux études de front devraient en dire long. Mais non. Ils s’obstinent à croire que sortie de jupes et collants je n’ai aucune expertise. Dieu que c’est épuisant. Et si j’étais prise de haut par des génies. Mais clairement la Sorbonne a dût revoir ses critères à la baisse ces dernières années. Sans quoi, je ne peux expliquer pourquoi je me trouve entourer d’autant de crétins. Et être prise de haut par un garçon qui ne sait pas additionner deux et deux n’est pas du tout agréable. On pourrait croire que c’est un comportement communiste. Mais non. Les catholique sont sans doute mieux élevés mais tout aussi navrants de préjugés. Croient-ils que Marie Curie servait de décoration dans le laboratoire de son mari? Ou que la reine Victoria ne faisait que porter des robes? Les exemples historiques de femmes puissantes ne manquent pas et un esprit cultivés pourraient en conclure que les femmes peuvent avoir un avis. Après tout nous avons le droit de vote en Norvège, en Australie, aux Etats-Unis et même au Danemark. Ces pays ne se sont pas effondrés pour autant !

Bref tout ça pour dire que la bêtise aberrante de mes sois-disants pairs m’épuise. J’ai hâte de me marier, sans le moindre doute. Mais je ne tolérerais jamais que mon époux ne soit pas au moins aussi intelligent que moi. Et respectueux de mes opinions. Malgré tout l’amour que je porte à ma mère je ne finirais pas comme elle, méprisé silencieusement par un époux qui ne reconnait pas mes mérites.
»

Journal d’Emilie, 2 juillet 1936, Paris :

«  Je ne me sens pas l’âme d’une thésarde. Mais je n’ai pas non plus envie de me marier. Que faire maintenant avec mes études? Evidemment travailler serait déroger aux yeux de ma famille. Il va falloir trouver un biais de façon à pouvoir continuer de faire ce que je veux. C’est quand même ennuyeux. Madame Danielou me propose de garder mon poste et de trouver une bonne famille dans laquelle je peux être gouvernante. C’est une solution. Mais gouvernante n’est qu’un nom de code pour vieille fille aigrie. Et je n’ai pas envie de devenir comme ça. Ce serait quand même trop déprimant. Mais c’est un bon pis aller. Peut être qu’entre temps je vais trouver quelques petites choses à faire. Travailler aux archives nationales par exemple. Un ancien professeur est près à me recommander. Ce serait une chose fabuleuse. Je pense. J’apprendrais des choses et je resterais indépendante vis à vis de père et mère. Tout ce qu’il faut espérer c’est que ce gouvernement socialiste dans sa volonté navrante de détruire la mémoire collective ne décide pas de détruire les archives. Je me retrouverais alors sans travail et en plus le pays serait privé de sa substantifique moelle. Oui, vraiment ce serait dommage.

En attendant, je compte bien encore profiter un peu de ma liberté. On parle d'un club génial où aller passer la soirée.
»

Journal d’Emilie, 30 avril 1937, Paris :

«  Je trouve ça scandaleux que père se serve de la mort de maman comme d’un argument pour me pousser dans les bras de n’importe qui. Enfin n’importe qui qui corresponde à ses critères. Dans mes prétendants les seuls qui trouvent grâce à ses yeux sont des militaires comme lui. Ce qui réduit drastiquement les choix. Et puis je n’ai pas envie de me marier ! Voilà la chose est dite. Ce n’est pas que je n’ai pas envie de me marier dans l’absolu mais je préfère ne pas me presser pour faire mon choix. Et de toute façon, je suis en position pour me montrer un petit peu exigeante. Je ne parle pas de mes charmes, ce serait indiscutablement orgueilleux. Mais pas totalement infondé. D’ailleurs si je ne peux pas me montrer orgueilleuse dans mon journal intime où est ce que je peux me montrer orgueilleuse?

Quoiqu’il en soit, les prétendants ne manquent pas. Et ma situation n’est pas désespérée. ce n’est pas comme si j’étais enceinte.  Je ne suis pas perdue de réputation non plus. Je ne suis même pas ruinée ou forcée de quitter Paris ! A-t-on vraiment besoin de dramatiser les choses ainsi? Et par on je veux bien entendu dire mon père. Qui se montre on ne peut plus insistant. Au point de suggérer que je rentre à Bordeaux. Comme si j’avais plus de chance de trouver mon bonheur là-bas. En fait si, j’ai plus de chance. Non pas de trouver un mari me convenant. Mais de céder juste de façon à ce que père passe à autre chose. Il est sans doute plus facile d’ignorer ses lettres plutôt que sa présence constante.

Je ne sais pas pourquoi j’ai si peu envie de me marier. Le mariage de mes parents n’était pas heureux. Mais c’est le cas du mariage de beaucoup de mes amis. Et ils se marient. Pour un homme je suppose que c’est plus facile. Les mariages déséquilibrés le sont souvent à leur avantage. Donc que mes amis heureux possesseurs d’un pénis ne voient dans les contraintes du mariage qu’un léger désagréments temporaire ne m’étonne pas plus que ça. Mais même mes amies femmes souhaitent se marier. Certaines sont stupides, je peux donc supposer que c’est juste une nouvelle idiotie, un caprice de leur part. Ou la volonté de suivre une mode millénaire. ce qui montre un instinct grégaire assez navrant. Mais même les femmes intelligentes finissent par remonter l’allée d’une Eglise. Il doit y avoir plus que ça alors. Peut être que je suis dépourvue des qualités nécessaires pour tomber amoureuse? Et si je n’aime pas, alors je ne suis pas assez pragmatique pour me marier sans une inclinaison minimale.

Et à défaut d’inclinaison minimale, j’ai une estime de moi trop importante. Je ne me marierai pas avec un inférieur. Un homme moins intelligent que moi. Quelle honte ! Et puis quel ennui le soir au moment du dîner. Je serais sans doute coincé avec lui pendant des années. Il faudrait au moins que les premières soient agréables. Sans compter que si mes enfants finissent par être aussi stupides que leur père je mourrais de honte.

En un mot comme en cent, je ne compte pas me marier. Pas tout de suite. Et pas avant un moment.
»

Journal d’Emilie, 13 Novembre 1938, Paris :

«  Trop dansé, trop bu ! Il s’agissait de fêter cette traduction brillante qui m’a valu une grande prime. C’était si drôle. Surtout quand Marie et son époux se sont écroulés ivres morts au milieux de la piste de danse. Elle a vraiment de la chance dans son choix J’ai trop bu pour dormir maintenant mais je n’écris pas droit. Terrible.»

Journal d’Emilie, 1er juillet 1940, Londres :

«  Londres, enfin ! Bizarrement fuir la France et rejoindre l’Angleterre n’a pas été trop compliqué. Sans doute la défaite permets une certaine désorganisation de l’état et nous à faciliter la tâche. Mon périple en quelque mots fut de rejoindre un port atlantique près de Bordeaux. On y a trouvé un bateau et on est remonté jusqu’en Angleterre. Dis comme ça cela semble facile. Mais la peur. On ne peut pas imaginer la peur que j’ai ressenti. Une frayeur immense qui me prenait au tripes alors  que notre périple avançait. Je crois que je n’ai jamais eut aussi peur de ma vie. Une frousse rampante qui vous donne la chair de poule. Et d’autres symptômes bien peu appréciables. Les mains qui tremblent, les sueurs froides, la nausées, la gorges nouées. La peur, elle s’exprime physiquement. Et il n’y a rien qu’on ne puisse faire contre. J’ai toujours été de celles qui pensaient que ce cliché littéraire «  le courage c’est de vaincre ses peurs » ne valait rien. Ce sont les gens qui n’ont jamais eut peur qui peuvent affirmer ça. Parce que lorsque l’on a peur, on ne veut pas fuir. On est paralysé.

Pour rejoindre Londres je me suis mêlé à un groupe de résistants. Tous des hommes évidemment. Cinq hommes, plus vieux que moi. Autant dire que m’emmener en Angleterre n’était pas vraiment pour leur plaire. Mais l’un d’entre eux était un ancien ami de père. Et quand ils ont vu que je ne flanchait pas, ils ont tous décidé que peut être le jeu en valait la chandelle et que je pouvait me rendre utile. En tout cas, ils ont finit pas accepter de me laisser venir avec eux. Sans doute se doutaient ils que de toute façon je n’aurais pas renoncé pour autant. Il valait mieux que je fasse la traversée avec eux. Plutôt que de prendre le risque que je la fasse seule. Surtout qu’une entreprise solo risquait de se solder par un échec, donc la mort ou une capture.

Quoiqu’il en soit en dépit de la peur, la traversée a été tolérable. Et maintenant nous sommes dans un pays libre. Pluvieux mais libre. Il reste à savoir ce qu’il reste de cette liberté. Et ce que je veux en faire. Car si je ne fais rien d’utile maintenant, alors cette liberté n’a pas de sens. Et les risques que j’ai pris n’en ont pas plus.

Demain, je dois rencontrer le général De Gaulle. On verra ce qui en découle.
»

Journal d’Emilie, 25 septembre 1940, Londres :

«  Secrétaire du général De Gaulle. C’est un poste important. C’est un moyen d’être au coeur des opérations. C’est vraiment quelque chose de particuliers. Et pourtant ça ne me suffit. Parce que taper le courrier, accueillir les visiteurs et tout le reste ne m’apporte pas grand chose. Pas un sentiment de véritable utilité. C’est un peu comme les emplois idiots que je faisais pour payer mes études ou mon indépendance. C’est sans doute bêtement égoïste. C’est curieux d’être à ce point toujours insatisfaite. J’en ai parlé avec le général. Il m’a écouté poliment, c’est toujours un homme poli. Mais il n’a pas de solution pour moi. Cependant il a soutenu que « intelligente comme vous l’êtes, les options ne manquent pas. Surtout avec un courage pareil ». Faire une impression pareil à un homme comme lui, c’est en soit une belle victoire. Et ça me console un peu de l’ambiance. Parce que clairement l’entourage, presque exclusivement masculin et militaire, ne vaut pas mieux que les étudiants de la Sorbonne. Pire même. Moins de remarques lourdes et salaces, en tout cas moins de remarque en face. Parce que les remarques dans le dos et les sous-entendus assurent une honorable moyenne. Sans oublier la très forte suspicion d’incompétence. C’est épuisante. Mais il faut ce qu’il faut. Et on ne peut pas renoncer à faire ce qui doit être fait parce que son entourage est composé d’abrutis sexistes. »
Journal d’Emilie, 4 mai 1941, Londres :

«
 Des semaines et des semaines à insister auprès du général. Mais enfin ! Fini le secrétariat et les lettres à taper. Je vais pouvoir faire des choses intéressantes. J’espère juste qu’il ne s’agit pas seulement de m’occuper de façon à ce que je fiche enfin la paix au général. Ce n’est pas dans son caractère, mais j’ai tellement insisté qu’il a peut être fait une entorse à ses principes. Cependant j’en doute. Déjà comme je l’ai écrit ce ne sont pas dans ses manières. Ensuite la résistance manque cruellement de mains et de cerveaux. Autant dire qu’ils ne peuvent pas me mettre dans un placard quelconque. Sauf si évidemment, je me révèle totalement inefficace. Mais je ne pense pas que ce sera mon cas. D’après mon instructeur, le colonel Lucas Antoine, j’ai même des prédispositions. J’ignore s’il m’a dit ça juste pour me faire plaisir. Mais il affirme que mes formations en mathématique et en langues m’ont donné la tournure d’esprit nécessaire.

À quoi va servir tout ce que j’apprends? Je l’ignore encore. Peut être que je vais finir comme décodeur pour le service. Ou peut être autre chose. On sent que les têtes pensantes réfléchissent pour trouver le plus de possibilités possibles. Ce qui est triste au fond. Parce que si on cherche si désespéremment à faire des choses c’est parce que l’on sent bien que la guerre n’est pas finie. Pas finie du tout. Et pas gagnée. Et finalement c’est triste. Vivre à Londres n’est sans doute pas aussi dur que de vivre à Paris ou dans la France occupée. Mais les terribles conditions de vie que nous subissons nous donne une assez bonne image de ce que subissent nos courageux compatriotes jours après jours.
"

Journal d’Emilie, 10 janvier 1942, Londres :

«
C’était bien la peine de me former si c’est pour me ramener à ne rien faire. Le général est un homme aimable et ma formation est passionnante. Mais je reste inutile. M’apprendre la radio, m’apprendre à coder et décoder ne sert à rien si je reste tranquillement à l’abri à Londres. plus j’y pense, plus je me demande si finalement cette formation n’a pas été un jeu pour enfant. Une façon de m’occuper de façon à ce que je cesse de me plaindre et de vouloir me rendre utile.

Mais je veux être utile ! Et je suis l’une des meilleures ! Mes instructeurs le disent tous. Je suis douée ! Je suis intelligente ! Je vous passe le « surprennent pour une femme ». Être douée ne sert à rien si je ne me rends pas utile. Je pense retourner plaider ma cause en fin de semaine de façon à obtenir un avancement important et pouvoir me rendre enfin utile auprès de mes compatriotes.

En dehors de cette contrariété j’apprécie grandement ce que je fais. Et ceux qui le font avec moi. Julien par exemple, 35 ans, gentil, drôle intelligent et avec un sens du sarcasme qui me réjouit. Ou Antoine qui a 41 ans et est extrêmement cultivé. Je suis finalement bien plus heureuse depuis que je suis dans la résistance et fait quelque chose d’utile avec des gens utile que quand je me contentais d’échapper à la pression familiale pour me marier.
»

Journal d’Emilie, 14 novembre 1942 :

«
Odette Chauvet. Mon supérieur est un amateur de ballet, je pense que ça se ressens dans le nom. Je n’aime pas trop ça consonance mais je suppose que c’est juste une question d’adaptation.

Je suis donc Odette Chauvet. Adieu Emilie Parizeau avec ses cheveux bruns et ses yeux sérieux. Bonjour Odette aux cheveux blonds et aux lunettes inutiles. Elles passent leur temps à me glisser sur le nez et je passe mon temps à les remettre en place. Que dire de plus sur la nouvelle moi? Apparemment, je suis issue de la petite bourgeoisie bourguignonne (une fois de plus ça en dit plus sur mon supérieur que sur moi). Mes parents sont morts quand j’étais jeune et je suis orpheline. On m’a fourni une documentation précise pour me familiariser avec ma couverture. Il s’agissait aussi de coller le plus possible à la personne que je suis. Ainsi, il n’y a pas trop de composition et je ne risque pas de laisser échapper quelque chose qui pourrait me trahir. Comme si je comptait laisser échapper quoique ce soit.

Maintenant que ma mission se concrétise je dois avouer qu’à l’excitation se mêle un poil d’appréhension. Parce que malgré tout je crains d’échouer. C’est une lourde tâche que l’on ma confier. Une tâche qui ne mets pas que ma sécurité en jeu mais aussi celle des autres. Une preuve de confiance incroyable. Une preuve de confiance à laquelle je ne veux pas faillir.

Car ce qui m’attends, et ce qui attends les autres en cas d’échec, je préfère ne pas y penser Il y a en cette terre des perspectives trop effrayantes pour qu’on se décide à les formuler.

Enfin rien ne sert de se torturer avec des pensées pareilles. Tout repose entre les mains de Dieu. Et puis je n’ai pas pour habitude d’échouer
»

Journal d’Emilie, 12 décembre 1942, Paris :

« Mon « fiancé » est un sinistre con. Ce fait a besoin d’être écrit noir sur blanc. Jamais la France ne saura ce qu’elle me doit. Je suis heureuse d’oeuvrer à sa libération. Mais supporter ce crétin arrogant au sourire en coin et à l’humour pourrie ne me rends pas heureuse du toi. Nécessité fait loi. Nécessité fait loi. L’abruti qui a écrit ça devait sans doute penser que la nécessité ça voulait dire faire une ou deux nuit blanche pour finir sa version latine. Il n’avait pas à vivre avec un con suffisant. Il ne comprenait pas ce que ça signifiait. Mon soi-disant fiancé est un sportif. Moi je pense qu’un de ses cheval lui a marché sur le crâne et a détruit le peu d’intelligence qu’il possédait à la naissance.

Il n’a pas l’air d’avoir une meilleure opinion de moi. Un mélange de snobisme parisien et de dégénérante de con (sanguininité) le pousse à me prendre pour une espèce de provinciale coincée et sans intérêt. Ce qui est vexant, même venant d’un tel individu. Bref. Au moins c’est une motivation supplémentaire pour sauver la France. Plus vite ce sera fait, plus vite nous seront mutuellement débarrassé l’un de l’autre.

Cet homme est ma couverture, et mon droit à un logement. Mais à part ça nous ne travaillons pas ensemble. Je ne crois même pas qu’il travaille. Alors que de mon côté je ne chôme pas. J’ai pour missions d’assurer l’échange d’information entre Londres et Paris. Et aussi, si j’y arrive. je dois parvenir à unifier les réseaux de résistants.. J’ai évidemment des doutes. Je ne suis pas sûre d’y arriver. Mais je vais essayer. »
Journal d’Emilie, 11 février 1943, Paris :

« Merde. Merde. Merde. Je suis décidément trop conne. (Faites que ce crétin de fiancé ne tombe pas sur mon journal, il citerait ce passage en boucle pour me taper sur les nerfs). Bref. J’avais rendez-vous avec un résistant à qui je devais donner de faux papiers pour lui permettre de se rendre en Angleterre où il sera plus utile. Et malgré les précautions que nous avons prit, j’ai été vue. Enfin je pense. j’ai vu la voiture de la femme de l’ambassadeur. Et si elle était dedans.

Elle me connait. Enfin, elle me connait comme Odette la fiancée de Louis. Ma belle-mère raffole de cette femme. On se demande bien pourquoi. Bref. je connais Klara. Qu’est ce que je vais faire si elle m’a reconnu? Qu’est ce que je dois dire? Que je trompe Louis. Ce serait possible. Mais ça ruinerait ma couverture. Tout ces efforts réduits à néant. Est ce que je peux l’acheter? Mais comment est ce que l’on achète une femme pareille. Dans la France occupée, elle est tout. Je n’ai que peu de chose à lui offrir.

Le pire dans cette angoisse est de n’avoir personne à qui parler. Julien et Antoine me manquent. On a vécu tellement de choses ensemble quand on était formé pour devenir des résistants. Ils analyseraient la situation. Ils me rassureraient sans me couver. Ils sauraient quoi dire pour m’aider à dépasser cette difficile épreuve.

Marie me manque. Marie saurait comment me faire voir cette affaire sous un autre jour. Elle trouverait une solution et me ferait rire.

Père me manque.

Mon ancienne vie me manque.

Pour la première fois depuis mon parachutage j’ai peur. »
Journal d’Emilie, 13 février 1943, Paris :

« Toujours pas de suite de cette sinistre affaire avec la femme de l’ambassadeur. Rien. Je l’ai croisé à un dîner hier et elle n’a rien dit, pas glisser la moindre allusion. Que fois je en conclure? Aucune idée. Parce contre je sais que ma future belle-mère continue de me détester. Elle est aussi antipathique que son fils est déplorable. Je la déteste. Et cette façon qu’elle a de me prendre de haut comme si elle avait inventé l’eau chaude avec laquelle je me lave. Quand son seul mérite dans la vie est d’avoir épousé un homme aussi antipathique qu’elle. Et ça ose me prendre de haut ! Saleté. Je ne sais pas ce qui me retiens de lui dire ses quatre vérités. Jouer la gentille petite fiancée, fade et coincée, c’est tellement épuisant. »
Journal d’Emilie, 22 mars 1943, Paris :

« J’avais parlé il y a quelque temps d’un artiste que je soupçonne d’être en réalité un contrefacteur de papier pour la résistance. Faute de pistes plus sérieuses en ce moment j’ai décidé de l’approcher. Le seul, pauvre petit, prétexte que j’ai put trouver ça avait été de vouloir me faire fair faire un portrait. Mon image d’arriviste profiteuse bassement intéressée par la fortune de son fiancée va encore se renforcer. Ce qui n’est pas nécessairement une bonne chose. Quoique. J’estime que les engueulades de Louis avec sa famille compense le fait qu’il soit insupportable le reste du temps. Bref.

Me faire peindre un portait. Quel genre d’idée j’ai eut. Et quelle corvée je m’impose. Arsène de Castro incarne « la bohème » en supposant que ce concept ait besoin d’une incarnation. Son entourage semble très peu concernée par la guerre. Il s’agit d’un amas de personne à qui le terme de devoir ne doit rien dire.

Autant faire la fête et autant s’amuser en temps de malheur est tout simplement indécent. Et ces excuses faciles qu’ils sortent régulièrement pour ne pas regarder leur culpabilité en face. Oublier le malheur. On y peut rien. Blablablabla. C’est exaspérant d’être si peu adulte et mature.

Pourtant je dois confesser qu’il y a un espèce de charme pernicieux dans leur façon d’être. Cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas rit et que je ne m’étais pas amuser. Se permettre d’oublier quelques temps avec eux. Ça ne peut pas être si mal non? »



Dernière édition par Emilie Parizeau le Sam 12 Nov - 18:53, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Emilie - Citation badass à venir -   Lun 3 Oct - 18:54

Hey hey ! face

Du coup, on a discuté sur la CB et on en a oublié de venir te souhaiter officiellement la bienvenue, si c'est pas honteux
Bienvenue officiellement sur Yellow donc licorne !!

Comme tu le sais, si tu as la moindre question, tu peux nous MPotter sans souci ! Promis on revient vite vers toi pour les modif dont nous avons parlé gnihi
En attendant j'ai hâte de te lire


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MessageSujet: Re: Emilie - Citation badass à venir -   Mar 4 Oct - 21:12

Huhu, je suis contente que t'aies craqué, surtout que ce personnage s'annonce vraiment intéressant laugh

Hâte de lire la suite gaga

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    None are more hopelessly enslaved than those who falsely believe they are free. Hopefully I am the spirit that always denies.

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MessageSujet: Re: Emilie - Citation badass à venir -   Mar 4 Oct - 21:57

Oooooh une Emilie!! Super choix! Et j'adore la bouille que tu lui as choisie, je trouve Melissa trop cute Bienvenue donc et hâte de pouvoir te voir en rp!
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MessageSujet: Re: Emilie - Citation badass à venir -   Mer 5 Oct - 20:11

T'as pris le meilleur prénom de tous les temps ! ( Je dis pas ça parce que je m'appelle Emilie, c'est en toute objectivité ! )

Bienvenue en tout cas ! happy

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MessageSujet: Re: Emilie - Citation badass à venir -   Mer 5 Oct - 20:35

Merci pour l'accueil ! bounce 51

J'espère pouvoir rp avec vous bientôt ! Et pour ça je vais tenter de compléter ma fiche vite.

Margaret, si ce prénom est pas une bonne excuse pour avoir un super lien de la mort qui tue je ne sais pas ce que c'est
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MessageSujet: Re: Emilie - Citation badass à venir -   Sam 8 Oct - 15:33

Moi aussi, je veux des liens gaga !


Bienvenuuue officiellement parmi nous, Emilie ! Je suis ravie que tu aies franchi le pas pour nous rejoindre (et merci à Ingrid de t'avoir fait connaître le forum au passage ), et j'ai hâte de dévorer ta fiche, rien que les questions promettent une Emilie haute en couleurs !!

Plein de courage pour la fin de la rédaction, si tu as le moindre souci, n'hésite pas à t'adresser à nous.

Et au plaisir de rp avec toi coeurs

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MessageSujet: Re: Emilie - Citation badass à venir -   Sam 12 Nov - 20:32

Je pense que c'est bon pour moi ! blowkiss cSi ça vous convient happy Et merci pour les renseignements en mp !
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MessageSujet: Re: Emilie - Citation badass à venir -   Sam 12 Nov - 23:47

Hellooo ammu !

Je suis impressionnée, tu as fait vite après mon dernier MP !
Bref, je n'ai rien à redire sur ta fiche qui est vraiment très chouette à lire - juste fait attention aux quelques fautes d'orthographe ;) Tu t'es vraiment bien approprié le PV d'Emilie, malgré les changements de dernière minute, j'ai beaucoup aimé te lire

Bref, te voilà officiellement validée sur Yellow gaga !! A très vite en rp \o/



Toutes mes félicitations, ta fiche a su toucher le cœur de nos berniques en chef, tu es à présent VALIDÉ. Le sort t'a désigné pour rejoindre l'équipe des berniques d'eau douce licorne : tu trouveras toutes les explications à notre battle épique des berniques en cliquant ici. Sauras-tu faire gagner ton équipe ?

Mais l'aventure ne fait que commencer ! Merci de venir réserver ton avatar afin d'être sûr de pouvoir le conserver et de te recenser dans les registres de notre préfecture du forum, étape indispensable si tu ne veux pas qu'il t'arrive tes ennuis ! Tu dois tout d'abord te faire ajouter à la liste des membres et de leurs DC ainsi que dans le who's who des Allemands si tu es concerné.

Cette première étape achevée, tu peux désormais te lancer dans le jeu ! Mais pour t'éviter tout problème, nous avons quelques parachutes de secours : tu peux te faire des amis (ou toute autre connaissance car tout bon Parisien doit avoir un carnet d'adresses bien rempli) ainsi que remplir une petite bibliothèque pour ne pas te perdre dans les dizaines de rp que tu ne manqueras pas d'ouvrir ! Et si tu souhaites des idées de rp, n'oublie pas que tu peux aller consulter la partie top-secrète des complots.

Tu ne connais pas très bien Paris et tu es perdu dans nos rues ? N'hésite pas à consulter le petit guide de Paris qui t'accompagne où que tu ailles.

Nous te rappelons que tu peux solliciter les berniques en chef pour obtenir un rang et un logement à partir de 100 messages.

Allez, il ne te reste plus qu'à venir nous faire un petit coucou dans le flood ou sur Facebook ! En ce moment, sur le forum, une intrigue générale est en cours, après l'attentat manqué contre un officier allemand : des parisiens sont fait prisonniers, les autorités cherchent les coupables et les résistants traquent une taupe ! N'hésite pas à en prendre connaissance et à t'inscrire pour y participer! Dans ce contexte, deux intrigues générales sont en cours, tu trouveras les explications ici même !.

Bon jeu parmi nous

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MessageSujet: Re: Emilie - Citation badass à venir -   Dim 13 Nov - 9:37

Waaaaaaaah ! Merci beaucoup amour
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MessageSujet: Re: Emilie - Citation badass à venir -   Dim 13 Nov - 15:23

Bienvenue officiellement cette fois-ci, je suis ravie que tu sois parmi nous gaga !

J'ai beaucoup aimé te lire aussi **

N'oublie juste pas t'activer ta feuille de personnage dans le profil et de remplir les petits champs, et ce sera parfait 8D (oui, Elsa oublie toujours, c'est une REBELLE mdr )

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