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 Les gens ont pitié des autres dans la mesure où ils auraient pitié d'eux-mêmes. || Anna Lambert

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Anna Lambert
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■ religion: Catholique — elle prie souvent le soir, avant d'aller dormir, et se retrouve parfois à la messe le dimanche
■ situation amoureuse: célibataire, mais dans les bras de nombreux soldats
■ avis à la population:

MessageSujet: Les gens ont pitié des autres dans la mesure où ils auraient pitié d'eux-mêmes. || Anna Lambert   Mer 19 Avr - 18:20


Anna Héloïse Lambert
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Etat-civil
♠ Groupe (Parisiens)
explications : Malgré tout, elle fournit quelques informations à la Résistance
♠ Âge du personnage
21 ans
♠ Nationalité
Française
♠ Statut
Célibataire
♠ Religion
Catholique
♠ Profession
Femme de Chambre à l’Hôtel Mirador ou Majestic (?), ainsi que Blanchisseuse non loin de chez Dédé


Interrogatoire

♠ A-t-il des manies ou des tics ? Lorsqu'elle est nerveuse, la demoiselle passe souvent une main furtive dans ses longs cheveux, comme pour chasser les idées noires qui la hantent. Elle a aussi la facheuse tendance à se mordre les lèvres, parfois même jusqu'au sang lorsqu'elle est dans un état de stress majeur. Sensible, elle a du mal à contenir ses émotions fortes. À son plus grande désarroi, elle rougit facilement, et tente souvent de s'excuser en prétextant du fard à joue mal appliqué.
Tous les soirs, la demoiselle passe des heures à la fenêtre de sa petite chambre de bonne, à fumer son unique cigarette de la journée. Bien souvent en nuisette blanche en été, agrémentée d'un gros pull en laine en hiver, elle laisse son regard se porter vers les toits de Paris. Mon dieu, la vue est si jolie d'ici. Parfois même, elle entreprend une rapide prière, les yeux rivés vers les étoiles "Seigneur, Faites que tout cela cesse".
Elle prie un peu par superstition, parce que sa mère lui a toujours dit de faire sa prière avant d'aller au lit. Et c'est souvent blafarde, qu'elle se faufile enfin dans ses draps blancs, d'une froideur désagréable, pour finir par s'endormir, le reste de son mégot brûlant dans son cendrier, sur la petite table de chevet.
♠ Son livre préféré ? Elle ne lit pas vraiment, à vrai dire elle n'a pas beaucoup le temps. Mais elle se souvient de ce bouquin, qu'elle avait lu durant son certificat d'études... Nana, de Zola. Ah oui, ce qu'elle l'aime bien celui-là ! L'histoire de cette femme, dominant les hommes, leur faisant tourner la tête... Et tout cet argent ! Anna en rêve. Même si, elle arrive plus ou moins a s'en sortir avec ses deux petits boulots, et les faveurs que lui font certains hommes, on ne peut pas dire que la demoiselle roule sur l'or.
♠ Son lieu préféré dans Paris ? Les Quais sans aucun doute, plus particulièrement en hiver. Elle peut s'y permettre d'y flâner, frôlant du bout des doigts les piles de livres exposés chez les bouquinistes. Elle aime l'odeur âcre que dégage la Seine, le flotti des vagues lorsqu'une péniche passe nonchalamment. Elle aime lorsque le vent s'engouffre sous son manteau, faisant soulever sa longue jupe rouge, qui s'envole et claque contre le sol, comme un drapeau dressé face à la tempête. — Fermer les yeux, et se pencher vers l'eau sur le pont des Arts, attendre la pluie venir couler sur ses joues, et rêver. Elle a alors l'impression d'être à la mer, comme quand elle était petite, c'est tout juste si elle ne pourrait pas sentir le sable lui glisser entre les orteils. C'est comme si le temps se suspendait, avant de revenir soudainement à la réalité, lorsqu'un jeune vendeur de journaux vient la héler "Attention Mam'zelle ! Vous allez tomber !". De toute façon, elle est attendue pour nettoyer des chemises tâchées.
♠ Aime-t-elle sortir et où ? Ce qu'elle adore par dessus tout, c'est aller au théâtre. La jeune fille se fait souvent inviter par des colonels allemands, et loin d'elle l'idée de refuser cela. En effet, pour elle le théâtre est un lieu magique, comme si le tapis rouge qui se déroulait sous ses pieds à l'entrée n'était que pour elle. Elle ne peut résister aux lampes à huile grésillant dans les coins des loges, ainsi qu'à l'odeur de brûlé qu'elles dégagent. Elle reste bouche-bée à l'ouverture des rideaux, ses battements de cœur suivant les pulsations des coups effectués par le brigadier. Sept coups rapides, puis trois longs. Et alors, un silence assourdissant envahissait la salle, les lumières s'éteignent. Puis, spectacle ! Avec passion, elle suit les lèvres des acteurs, riant aux éclats ou pleurant à verses. Comme transportée, la demoiselle ne veut jamais quitter l'endroit. "Cela finit toujours bien trop tôt".
♠ Comment vit-il les restrictions et les privations ? Les tickets de rationnements, c'est bien pénible. Il faut faire trois heures de queue pour avoir quelques grammes de pain et de fromage. Elle trouve cela abusif, surtout quand elle monte des plats dans les chambres de ces capitaines, colonels, ou même généraux allemands. Elle se sent comme Tantale face au supplice. Surtout ne rien prendre, ne rien manger. Bien entendu, souvent, elle n'y résiste pas, et c'est avec malice qu'elle fourre un morceau de pain blanc dans son tablier. De toute façon, il en reste encore trois.
♠ Son avis sur les Allemands et l'occupation ? Les Allemands sont bons au lit, voilà ce qu'elle dirait. Et au moins, elle ne comprend pas ce qu'ils peuvent lui baratiner. La plupart des Allemands qu'elle côtoie sont de bonnes familles, et lui laisse toujours deux-trois sous pour sa beauté naïve. Mais c'est vrai que cela l'ennui, tous ces hommes, qui seraient doute bien mieux dans leur pays. Mais il faut savoir vivre avec son temps, même si elle espère au fond d'elle que cela cessera un jour.
♠ Son avis sur les juifs ? Sa tendre mère lui a toujours appris à respecter son prochain. Malgré la propagande qui a été faite contre les Juifs, Anna a su rester tolérante, et ne comprend pas pourquoi toutes les familles juives ont été retirées des quartiers. Maintenant, quand elle se promène dans le Marais, c'est un lieu désert, et pourtant dieu sait qu'elle aimait s'y rendre pour toute la gaîté qui s'en dégageait.  
♠ Son avis sur les festivités organisées par les Allemands ? Entre nous, cela ne lui déplaît pas. Un peu d'activités dans cette grande ville, elle peut ainsi rencontrer du monde, et s'amuser. Il faut savoir ne pas se compliquer la vie. Grâce à ses festivités elle peut toujours réussir à se retrouver au creux des bras d'un de ces Bosh, et se laisser aller. L'amour n'a pas de frontières, la luxure bien moins encore, surtout quand l'argent accourt derrière. Mais attention, ne la croyez pas prostituée, oh que non ! Ce n'est pas son métier, c'est juste qu'il faut savoir user de ses charmes à son avantage, surtout dans les situations de crise telle que celle-ci.
♠ Son avis sur le gouvernement de Vichy et la politique de collaboration ? Giraudoux disait "Braves devant l'ennemi, lâches devant la guerre, c'est la devise des vrais généraux." Le gouvernement de Vichy à sans doute été lâche face à ces allemands, mais que voulez-vous ? L'homme n'aime pas avoir peur. Il préfère se conforter dans une position où il est l'aise. Sans doute que collaborer fait du bien à la France ? Après, Anna n'a pas vraiment d'avis bien tranché sur la question, même si elle n'apprécie pas trop le Gouvernement de Vichy, c'est peut-être pour cela qu'elle a décidé de faire parvenir certaines informations à la Résistance actuelle. Elle veut aider, même si pour elle, y a pas vraiment de méchants, ni de gentils. On est tous des hommes, foutus dans une sacré merde.


Qui suis-je ?

☆ Prénom / Pseudo ?
Léna / Owlly
☆ Âge ?
18 ans
☆ Etudes/Métier ?
Terminale L  :devil:
☆ Où as-tu connu YT ?
grâce aux sites de classement de forums
☆ Un truc à nous dire ?
j'adoooore le concept omgomgomg




Dernière édition par Anna Lambert le Mer 19 Avr - 18:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les gens ont pitié des autres dans la mesure où ils auraient pitié d'eux-mêmes. || Anna Lambert   Mer 19 Avr - 18:20


Biographie
   
"ils veulent faire la guerre pour une femme, c'est la façon d'aimer des impuissants"


   
1er mai 1922, Anna naît dans le 12ème Arrondissement de Paris. Sa mère, Marie a eu beaucoup de difficultés à accoucher, il faut dire que la petite Anna n’était pas bien pressée à montrer le bout de son nez. La nouvelle dans l’immeuble fut vite répandue, les amies de Marie montèrent la voir à tour de rôle, elles voulaient toutes voir cette enfant. Les chuchotements, les ragots se bousculaient sur le palier. Une petite fille était née, pourtant la Marie était pas mariée.
Sa mère avait eut une relation, avec un homme méconnu, riche à ce qu’il paraîtrait, mais Marie ne voulait jamais en parler. Il paraît qu’elle avait eu le cœur brisé.

Anna apprit bien vite qu’il avait des sujets à éviter, trop sensibles, à ne surtout pas toucher. En plus, Marie se mettait facilement en colère, et c’était pas beau à voir. Elle criait, les joues rouges, les yeux exorbités, les cheveux en pagaille, et le teint tout chamboulé. Anna savait que dans ces moments là, il fallait mieux courir vite se cacher avant de s’en manger une. — C’était pas une tendre la Marie, même si elle était plutôt jolie, les hommes avaient appris à la laisser passer sans la siffler.
Tous les dimanches, elles allaient à la Messe, main dans la main, toutes les deux dans leurs plus beaux habits, la même coiffe ridicule, les mêmes cheveux tressés.
C’est au premier rangs qu’elles se rendaient, prêtent à recevoir les Sacrements, à entendre encore une fois l’histoire de la Pomme d’Adam. Anna s’ennuyait souvent, et s’amusait à compter les lattes du parquet qui recouvrait le sol de l’Église Saint Matthieu. Elle jetait des regards en coin à sa mère, qui semblait bien souvent submergée par les paroles du prêtre, les yeux pétillants, le visage serein. La religion semblait pour Marie être le seul refuge où elle pouvait être heureuse.

◊◊◊

3 septembre 1939, la Guerre est déclarée. La France ne semble pas vraiment prête à faire face à cet affront. À faire face à ce peuple allemand, en colère, plein de rancœur contre le Diktat qu’était le Traité de Versailles. La France ne tremble pas, mais elle a tout de même peur. Tout comme Anna, du haut de son perchoir, tout là-haut, sur les toits de gris de Paris. Le début de l’automne a le goût amer et salé des larmes coulant sur les joues d’Anna. Elle ne sait pas quoi faire, elle se sent perdue. Elle aimerait se terrer, face à toutes ses nouvelles. En effet, durant la nuit, la mère d’Anna est partie. Elle a sans doute préférer fuir les années à venir, peut-être avait-elle le pressentiment que tout allait partir en vrille ? Que la France, ce pays qu’elle aimait tant allait devenir qu’une pauvre terre faite de lâches, et de menteurs. Marie était morte, partie rejoindre ce Christ qu’elle chérissait du plus profond de son cœur. —
La mère d’Anna avait perdu son père durant la Grande Guerre, enseveli par une bombe dans les tranchées à ce qu’on racontait. Il se serait étouffé dans toute cette terre, cette glaise, gluante et collante, entrant tel des asticots dans les oreilles, le nez et la bouche de ce pauvre homme, jusqu’à ce que le souffle lui manque, jusqu’à ce que sa vie se retire. C’était peut-être la faute des Allemands, mais ils devaient pas vivre mieux de l’autre côté du No Man’s Land.
Alors pour Anna, la haine envers les Allemands n’était pas profonde. En plus, en 18, la France avait gagné, alors pourquoi recommencer encore ?

Anna ne suivait pas beaucoup les actualités. Elle avait, comme tout le monde, entendu parlé du nouveau Reich, et du Führer Hitler, mais elle ne s’était jamais posé la question du comment, ni du pourquoi. — Il faut dire qu’elle aime quand les choses sont simples Anna, simples et pures. Se compliquer la vie avec des histoires difficiles, autre que la sienne, cela ne peut apporter que des emmerdes. Sa mère lui avait répété des millions de fois, quand elle était trop curieuse « Bon dieu Anna ! Occupe-toi de tes oignons ! ». Il faut dire que la curiosité est un vilain défaut, que la demoiselle cultive depuis plusieurs années. Elle ne peut s’empêcher d’écouter aux portes, de colporter des ragots, de rire de bêtises.

Sa mère, sa pauvre mère, elle avait attrapé, durant le rude hiver de 1938, une grippe, une sale grippe. Tenace, mélangée, à d’autres je-ne-sais-quoi, durant plus d’un an, Marie lutta temps bien que mal contre ses poumons, contre les poussées de fièvre, et les nuits entières de vomissements.
Faire venir un médecin était bien trop cher, et elle n’a eu le droit à sa visite que deux fois en an.
Toujours le même diagnostique : il faudrait quitter l’air pollué de Paris, et faire une cure dans un hôpital de campagne.
Malheureusement, tout cela coûtait énormément d’argent, et Anna et sa mère avait déjà du mal à subvenir à leurs besoins en temps normal, alors là, cela devenait impossible.
— C’est donc avec regret qu’Anna abandonna les cours, laissant ses cahiers et crayons pour un tablier et un chiffon.

La demoiselle commença dans une maison de maître, dans le VI ème Arrondissement, dans la famille Michel. Une riche famille bourgeoise, faisant commerce dans le charbon, et qui détenait plusieurs mines au Nord de la France. Elle travaillait de cinq heures à vingt-trois heures, à courir les trois étages de la maison, nettoyant les carreaux, astiquant les chaussures de monsieur, raccommodant les jupons de madame. Les journées ne finissaient pas, et l’argent rentrait avec peine. Elle pris alors un second petit boulot, remplaçant sa mère, dans la Blanchisserie non loin de chez elle. Anna y travaillait généralement tous les samedis et dimanches, vu que la fin de semaine, la famille Michel partait en Normandie dans leur maison de campagne.  

C’est à cette période de galère, de contrainte, et de malheur, qu’Anna se rapprocha de Madame Henriette. Madame Henriette, de son véritable nom, Rose Henriette Blanchet, était propriétaire d’une jolie épicerie au coin du Boulevard Diderot, dans le XII ème, non loin de l’immeuble d’Anna et sa mère.
Madame Henriette était une proche amie de Marie, et elle lui avait promis, peu de temps avant sa disparition de s’occuper de la petite Anna, si elle venait à mourir. C’est donc avec beaucoup de scrupules que la vieille dame pris soin de la jolie jeune fille quand sa mère vint à disparaître.

Elle lui conseilla notamment, non sans mal, de vendre l’appartement dans lequel elles vivaient, pour opter pour quelque chose de plus petit, plus rentable, et plus économique. Anna pris donc une petite chambre de bonne, non loin du nouveau métier qu’elle avait réussi à obtenir grâce aux recommandations de son maître Monsieur Michel. En effet, ceux-ci déménageant dans le Sud à l’annonce de la guerre, Monsieur Michel n’avait pas voulu laisser au dépourvu la fillette, et il l’avait fortement recommandé au propriétaire de l’Hôtel Meurice. C’est avec aisance qu’elle avait été promus au poste de femme de chambre.

◊◊◊

12 juillet 1940, c’est depuis plus d’un mois maintenant que les Allemands se sont installés à Paris. Ils ont établis leur quartier dans les coins les plus huppés de la capitale. Les uniformes se baladent sans soucis sous la Tour Eiffel, flânent le long des Quais, et font régner l’ordre et la discipline là où ils passent. L’Hôtel Meurice a été réquisitionner par l’Armée allemande et sert de quartier général.
Les chefs de troupe allemands déposent leurs larges bagages dans le palais doré, occupant ainsi la majorité des chambres, le reste servant de salle de réunion, ou encore de bureaux.
Anna ne sait plus où donner de la tête, entre les centaines d’uniformes à laver, les plateaux repas à monter dans les chambres à l’heure du souper, et cette langue, l’allemand, qui vient grincer dans ses oreilles. Cette langue qui pour elle paraît incompréhensible, entre les « Achtung in meinem Hemd » — attention à ma chemise, ou les cris dans les bureaux poursuivis de virils « Rühe ! » — silence.
Elle apprend avec difficulté par-ci, par-là, des petits mots utiles, des phrases courtes « Der Kaffee ist heiß » — le café est très chaud, ou les fameux « bitte ; danke ».

C’est dans cet hôtel, au troisième étage, chambre 126, à 23h31, qu’Anna eut son premier rapport avec un allemand. Hans. Il avait la trentaine, les cheveux coupés très court, blonds, les yeux bleus. De grandes mains râpeuses, et des lèvres très fines.
Cela faisait depuis quelques semaines déjà, qu’il lançait de longs regards langoureux, lui faisait des petits sourires en coin. Et ce soir là, lorsqu’elle lui monta son plateau, c’est avec assurance qu’il est venu lui déposer un doux baiser au creux de sa nuque, remontant lentement ses mains sur les hanches de la demoiselle encore naïve et insouciante. Elle s’était docilement laissée faire, laissée guider, et porter par le jeune homme. À la fin, il lui glissa trois jolis billets dans son manteau, pendant que cette dernière s’était endormie dans un coin du grand lit. Ce n’est seulement à l’aurore, quand la jeune fille partie, qu’elle se rendu compte de l’argent qu’il lui avait laissé.

Déboussolée, dégoûtée, elle s’était sentie infiniment sale. Elle avait aimé cela, et cela l’effrayait. Elle s’est alors rapidement rendu chez Madame Henriette, lui confier ses peines.
La vieille dame ne parût pas choquée, et c’est avec simplicité qu’elle aborda le sujet de la résistance. Anna pourrait rendre service à la France, tout en se rendant service à elle-même, en couchant avec des Allemands, en les espionnant. Il suffisait qu’elle continue. En travaillant au Meurice, elle avait accès à tout un tas de documents, qu’elle pourrait facilement observer, et transmettre par la suite au réseau de résistance Honneur et Armée. En échange, la vieille femme lui promettait plus de pots de confiture, ainsi des paquets de cigarette à prix réduit. Anna ne pu refuser.

◊◊◊

23 janvier 1941, sur les marches du Théâtre de l’Atelier, habillée d’une jolie robe noire, ses cheveux bouclés pour l’occasion, Anna attendait son cavalier de la soirée. Eh oui, madame avait été invité par le Colonel Hartmann pour aller voir une représentation du Cid, de Corneille — Anna continuait effectivement son petit manège avec les soldats allemands. Elle aimait plaire, et c’était avec facilité, qu’elle se retrouvait invitée à une table du Ritz pour les plus nobles, ou dans leur lit pour les plus jeunes, et moins gradés. Elle aimait jouer la petite parisienne, usant de ses charmes, et riant aux éclats face à l’accent allemand, qui il faut dire, peut être fort agréable quand le jeune homme est beau. C’est grâce aux Allemands qu’elle découvrit le monde du spectacle, et plus particulièrement du théâtre. Elle devint rapidement une grande passionnée, apprenant des textes par cœur et les récitant tout en pliant les chemises dans la laverie de l’hôtel.
Ce soir là, donc, elle tomba amoureuse du théâtre, de son long tapis rouge bordeaux, des lumières, du lustre se balançant au-dessus du parterre, des loges nichées dans lesquels les gens riaient comme protégés dans de petits cocons, et la scène, ces planches sur lesquelles résonnent les pas des acteurs. Elle aimerait tellement être à leur place, derrière ce rideau de velours. Elle aimerait voir les coulisses, les costumes, les décors, le metteur en scène. Elle aimerait entrer dans ce monde qui fait sortir les hommes du leur.

Malheureusement, lorsque les lumières se rallument, Anna doit reprendre son sourire sans fin, et empoigner le bras de cet allemand qu’elle connaît si mal, pour s’enfoncer dans une nuit noire, qui pourrait bien être longue cette fois...
   

   


Dernière édition par Anna Lambert le Sam 22 Avr - 21:09, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Les gens ont pitié des autres dans la mesure où ils auraient pitié d'eux-mêmes. || Anna Lambert   Mer 19 Avr - 18:46

Bonjour Owlly et bienvenue parmi nous !!

Je suppose que tu es la personne qui nous demandait si les enfants étaient jouables ? (ou alors, le hasard est incroyable Oo mdr ). En tout les cas, je suis ravie que tu débarques parmi nous **. Il faut craquer, c'est bien face.

Juste une petite demande avant que tu n'ailles plus loin : pour ce que j'en ai lu jusque-là, ton personnage a l'air très réfléchi et très intéressant, néanmoins on a une petite règle sur YT. On veut que les inventés nous soient présentés avant la rédaction la fiche (par ici). Ce n'est pas pour vous embêter chou, c'est juste qu'on pourra donner des conseils, voire envisager des liens avant la rédaction de la fiche, ça évite de devoir faire des corrections après coup, mais plutôt de voir ça en amont 8D.

J'ai très hâte de lire ça en tout cas . A très vite

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MessageSujet: Re: Les gens ont pitié des autres dans la mesure où ils auraient pitié d'eux-mêmes. || Anna Lambert   Jeu 20 Avr - 22:28

Eeeeh bien ! Je crois ma présentation est terminée ! ammu
Je la laisse à votre lecture, et je suis prête pour toute correction ! rawr

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MessageSujet: Re: Les gens ont pitié des autres dans la mesure où ils auraient pitié d'eux-mêmes. || Anna Lambert   Jeu 20 Avr - 22:59

Bienvenue bella (je connaissait pas du tout Anna Speckhart mais elle est super jolie ) ! Quelle rapidité de rédaction, je suis admirative  dance Pour le moment j'ai eu le temps que de lire la première partie de ta fiche mais Anna a l'air d'un personnage très intéressant, j'ai vais vite lire l'histoire gaga

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MessageSujet: Re: Les gens ont pitié des autres dans la mesure où ils auraient pitié d'eux-mêmes. || Anna Lambert   Sam 22 Avr - 15:57

Hihi merciii ! Il faut dire que je suis très inspirée par ce personnage ! clap

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MessageSujet: Re: Les gens ont pitié des autres dans la mesure où ils auraient pitié d'eux-mêmes. || Anna Lambert   Sam 22 Avr - 16:01

Coucou Anna gaga !

Je te lis dans les heures qui arrivent pour te faire un retour

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MessageSujet: Re: Les gens ont pitié des autres dans la mesure où ils auraient pitié d'eux-mêmes. || Anna Lambert   Sam 22 Avr - 19:56

Re-bonjour Anna gaga !!


Me revoilà, et cette fois-ci, j'ai tout lu face. J'ai passé un bon moment, ta fiche est très sympa, très joliment écrite et je suis bien impatiente de voir comment Anna va pouvoir évoluer sur le forum. Il y a de quoi faire !

J'ai juste une petite correction à te demander avant de pouvoir te valider : tu dis qu'il y a une vague d'enthousiasme à Paris lors de la déclaration de guerre. Ce n'est pas tout à fait vrai, c'est le cas en 1914 pour la Première Guerre mondiale mais les soldats ne sont pas motivés du tout en 1939 et l'ambiance est plutôt morose à Paris lors de la déclaration de guerre Peux-tu juste modifier cela ? C'est de l'ordre du détail dans ta fiche, mais je préfère te le signaler joy

Et dernière chose avant validation également : n'oublie pas de générer ta fiche personnage dans ton profil 8D.

Une fois tout cela fait, nous pourrons te valider sans problème ! J'ai hâte .

₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪


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MessageSujet: Re: Les gens ont pitié des autres dans la mesure où ils auraient pitié d'eux-mêmes. || Anna Lambert   Sam 22 Avr - 21:13

Oh nan c'est beaucoup trop gentil ce que tu me dis ! blowkiss

Effectivement, je n'avais pas pris le temps de vérifier... oups pwease slamhead

Voilà donc le passage corrigé :
Code:
3 septembre 1939, la Guerre est déclarée. La France ne semble pas vraiment prête à faire face à cet affront. À faire face à ce peuple allemand, en colère, plein de rancœur contre le Diktat qu’était le Traité de Versailles. La France ne tremble pas, mais elle a tout de même peur. Tout comme Anna, du haut de son perchoir, tout là-haut, sur les toits de gris de Paris. Le début de l’automne a le goût amer et salé des larmes coulant sur les joues d’Anna. Elle ne sait pas quoi faire, elle se sent perdue. Elle aimerait se terrer, face à toutes ses nouvelles. En effet, durant la nuit, la mère d’Anna est partie. Elle a sans doute préférer fuir les années à venir, peut-être avait-elle le pressentiment que tout allait partir en vrille ? Que la France, ce pays qu’elle aimait tant allait devenir qu’une pauvre terre faite de lâches, et de menteurs. Marie était morte, partie rejoindre ce Christ qu’elle chérissait du plus profond de son cœur. —

Et je vais de ce pas, générer ma fiche de personnage ! dance

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PAPIERS !
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■ situation amoureuse: Coincé dans un mariage malheureux avec Madeleine Claussat. Trop occupé à cause de son beau-père pour avoir le temps d'aller voir ailleurs.
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MessageSujet: Re: Les gens ont pitié des autres dans la mesure où ils auraient pitié d'eux-mêmes. || Anna Lambert   Dim 23 Avr - 1:52

Merci beaucoup pour les modifications gaga ! Voilà qui est parfait, bienvenue officiellement parmi nous alors 8D

Bon jeu ammu




Toutes mes félicitations, ta fiche a su toucher le cœur de nos berniques en chef, tu es à présent VALIDÉ. Le sort t'a désigné pour rejoindre l'équipe des berniques d'eau douce : tu trouveras toutes les explications à notre battle épique des berniques en cliquant ici. Sauras-tu faire gagner ton équipe ?

Mais l'aventure ne fait que commencer ! Merci de venir réserver ton avatar afin d'être sûr de pouvoir le conserver et de te recenser dans les registres de notre préfecture du forum, étape indispensable si tu ne veux pas qu'il t'arrive tes ennuis ! Tu dois tout d'abord te faire ajouter à la liste des membres et de leurs DC ainsi que dans le who's who des Allemands ou le who's who des résistants si tu es concerné.

Cette première étape achevée, tu peux désormais te lancer dans le jeu ! Mais pour t'éviter tout problème, nous avons quelques parachutes de secours : tu peux te faire des amis (ou toute autre connaissance car tout bon Parisien doit avoir un carnet d'adresses bien rempli) ainsi que remplir une petite bibliothèque pour ne pas te perdre dans les dizaines de rp que tu ne manqueras pas d'ouvrir ! Et si tu souhaites des idées de rp, n'oublie pas que tu peux aller consulter la partie top-secrète des complots.

Tu ne connais pas très bien Paris et tu es perdu dans nos rues ? N'hésite pas à consulter le petit guide de Paris qui t'accompagne où que tu ailles.

Nous te rappelons que tu peux solliciter les berniques en chef pour obtenir un rang et un logement à  partir de 100 messages.

Allez, il ne te reste plus qu'à venir nous faire un petit coucou dans le flood ou sur Facebook ! En ce moment, sur le forum, une intrigue générale est en cours, les Allemands ont décidé d'organiser quelques festivités ! N'hésite pas à en prendre connaissance !

Bon jeu parmi nous blowkiss  

₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪ ₪


« On peut trouver du bonheur
même dans les endroits les plus sombres.
Il suffit de se souvenir
d’allumer la lumière »
J.K. Rowling © .bizzle


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MessageSujet: Re: Les gens ont pitié des autres dans la mesure où ils auraient pitié d'eux-mêmes. || Anna Lambert   

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Les gens ont pitié des autres dans la mesure où ils auraient pitié d'eux-mêmes. || Anna Lambert

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