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 Les faiblesses se pardonnent, les trahisons se chatissent. [Peter]

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Simone Gauthier
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MessageSujet: Les faiblesses se pardonnent, les trahisons se chatissent. [Peter]   Sam 15 Juil - 23:23

J'ai reçu la permission d'un léger godmod de Peter pour les besoins du RP.


[1942 : retour de Peter Rosewood en France]



Un télégramme codé qu'elle avait reçu la veille avait indiqué à l'espionne une adresse pour un rendez-vous des plus mystérieux. L'expéditeur n'était pas mentionnée ce qui soulignait une grand prise de précaution. Qui que fusse-t-il, il ne voulait pas que qui ce soit, soit au courant du rendez-vous à part Simone. Fort heureusement, l'espionne gardait les secrets presqu'aussi bien qu'elle mentait. A 20h, Simone était attendue vers Boulogne-Billancourt, l'adresse devait certainement correspondre à une de ces sombres ruelles qui mènent au bois. A cette heure ci et à cet endroit là, personne ne s'étonnerait de voir au loin une silhouette qui ne souhaite pas être reconnue : le Bois de Boulogne est le repère des anonymes d'une nuit. Un peu en avance, Simone avait pris un taxi qui l'avait déposé quelques rues plus haut, l'espionne ayant appris à ne jamais mener personne à sa véritable destination. Ça ne prit pas plus d'une dizaine de minutes à Simone pour débouler sur la rue indiquée dans le télégramme qui menait en effet vers le bois. Il était l'heure et pourtant Simone ne vit personne au rendez-vous, seulement la silhouette d'une femme dénudée qui attendait ses clients au bout de la rue. La jeune femme s'avança sur l'étroite rue bitumée qui semblait couper le long sillage des arbres de la forêt. Il y avait un lampadaire quelques mètres devant, à mi-chemin entre elle et la prostituée qui attendait plus haut. Sous le halo de la lampe, il y avait un banc vers lequel s'avança Simone, peu désireuse d'attendre plantée là à l'orée du bois incitant potentiellement des hommes à se demander quelle fût sa profession, elle qui n'était peut-être pas assez chaudement couverte. Savait-on jamais. Simone s'assit donc attendant de pied ferme son rendez-vous. Mais les minutes semblaient s'écouler sans que rien ne se passe, sauf peut-être le départ de sa voisine de trottoir dans un taxi parisien. Alors Simone bercée par le grésillement du lampadaire commençait à somnoler. Doucement, ses lourdes paupières tombèrent sur ses yeux et le bruit de son léger ronflement brisait le silence pesant qui régnait dans le bois. 


Quand soudain, la jeune femme fut réveillée en sursaut, ou du moins dynamisée, par une main qui s'était brusquement posée sur son épaule. Simone n'aurait jamais crié, ses nerfs d'acier lui intuitaient que ce n'était jamais la solution pour se sortir de pétrin, et pourtant, elle sentit l'autre main de son "agresseur" la bailloner au cas où elle aurait hurlé comme une demoiselle en détresse. Elle se retourna brusquement et découvrit le visage fermé de celui qui lui avait expédié le télégramme. "Peter !" se serait-elle exclamé si une main ne lui entravait pas la parole. Simone n'en revenait pas pourtant ses yeux ne sauraient lui mentir, c'était lui. Il lui fit signe de ne pas faire le moindre bruit et se retourna vers le bois en faisant signe de le suivre. Puis Simone vit le bel anglais disparaître parmi les arbres, se mêlant à la densité de la forêt. Tentant de se remettre de sa surprise de se retrouver nez à nez avec son ami qu'elle croyait disparu à jamais de l'autre côté de la Manche, la jeune femme lui emboîta le pas et s'éloigna à son tour du lampadaire qui lui aurait tenu compagnie pour la soirée. Les deux ombres entreprirent leur avancée folle entre les hauts arbres, Simone tentant de ne pas perdre la trace de Peter qui avançait à une allure impressionnante alors que la jeune femme peinait à l'arrière, freinée par ses mèches blondes s'agrippant aux feuillages et par sa cape noire s'enroulant aux branches. Après une dizaine de minutes de cette folle expédition dans les branchages, les deux compères réapparurent sous les lumières de la ville sur une petite rue à l'orée du bois. Peter, toujours vigoureux, pressa Simone de continuer à le suivre sans perdre une seconde, elle qui, recourbée et à bout de souffle, ne regrettait pourtant rien du retour de son ami anglais. Ils continuèrent ainsi, presque au pas de course, à remonter les petites ruelles de Boulogne-Billancourt, rasant les murs comme des fugitifs. Brusquement, Peter fit volte-face manquant cogner Simone qui était sur ses talons. Toujours sans dire un mot, il tira la porte d'un petit bistrot allumé que Simone n'avait même pas remarqué dans leur avancée. Sans dire un mot, l'anglais invita l'espionne à rentrer et hochant la tête sans un mot, la jeune femme passa le pas de la porte. 


C'était un vieux bistrot miteux. Ce genre d'endroit que les gens comme Simone et Peter apprécient pour leur discrétion. On pourrait croire qu'un joli café parisien aux terrasses bondées aide les espions à passer invisible dans la foule de plaisanciers, mais c'est sans compter sur toutes les oreilles curieuses et indiscrètes qui habitent ce genre d'endroit. Si l'on voulait une discrétion absolue, mieux valait compter sur une enseigne totalement inconnue. Et pour cause ! Il ne viendrait à l'idée de personne de siroter un verre dans ce bistrot là. Le carrelage luisait, sans doute sali par la graisse, la lumière était tamisée par des épais abats-jours poussiéreux, les murs étaient tâchés par l'humidité venue des cuisines et les tableaux qui recouvraient tout certainement pour "cacher la misère", étaient du plus mauvais goût représentant de grosses femmes dénudées ou des paysages ratés. Enfin, si tout cela ne suffisait pas à chasser quiconque pourrait gêner Simone et Peter dans leurs retrouvailles, l'odeur qui venait certainement des cuisines avait saisi l'espionne au cœur dès lors qu'elle avait posé le pied dans l'établissement et semblait imprégner tout si bien que si elle n'avait pas eu un estomac bien accroché et une curiosité infinie d'écouter les aventures de son ami anglais, la jeune femme aurait certainement déguerpi aussi net. L'endroit était parfait.

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MessageSujet: Re: Les faiblesses se pardonnent, les trahisons se chatissent. [Peter]   Hier à 17:47

Ils m'ont proposé de rester. De faire profiter les futurs agents de terrain de mon expérience, de leur expliquer comme s'intégrer, comment passer inaperçu. De leur dire quelles étaient les erreurs à ne pas commettre. Et autant dire que, dans ce domaine, j'aurais eu largement de quoi parler. Mon exfiltration ne s'est pas faite sans dommage mais, contrairement à ce que je pensais, j'ai fini par fouler de nouveau mon ile natale. J'aurais dû en être heureux, être soulagé d'être en vie même, mais mon esprit n'a eu de cesse de penser à Sybille. A ce qu'ils lui faisaient, au prix qu'elle a dû payer pour son engagement envers une patrie à l'agonie. A cet amour de la France qui l'a conduite, quelques jours plus tard à la mort. Je ne me souviens plus du jour exact où je l'ai appris. Pour être parfaitement honnête, j'ai passé des heures, des jours même, plongé dans un brouillard d'incompréhension, d'hébétude, avant que je ne commence à en émerger tant bien que mal. Pour que les questions s'entrechoquent, pour que je cherche comme les choses ont pu déraper de la sorte, pour que je me remémore chaque seconde de ce qui finira par devenir le pire souvenir de mon existence.

Il m'a fallu des semaines, des mois même, avant qu'ils n'acceptent. Avant que je n'arrive à les convaincre que je ne voulais pas retourner en France juste pour me venger. J'ai été docile, j'ai enseigné aux futurs espions, j'ai fait des rapports, raconté tout ce qui pouvait intéresser à qui voulait bien m'entendre, ayant vaguement l'impression d'être en train de me regarder moi-même, d'être en train d'assister à une pièce de théâtre où je jouerais le rôle principal, sans comprendre à quoi tout cela peut bien rimer. J'ai eu la chance de passer du temps avec mes parents vieillissants, quelque peu marqués par les privations de la guerre mais dont le regard s'était surtout voilé de tristesse devant mes épaules affaissées, ma tête baissée et mon sourire qui avait disparu. C'est ce que mon père m'a dit un soir, après quelques verres de trop. Que j'étais mort avec elle. Il n'a peut-être pas tort dans le fond. Mais ce n'est pas vraiment important. J'ai préféré ne pas répondre, pour ne pas lui donner de grain à moudre probablement, parce que j'aurais été incapable de réussir à lui prouver le contraire.

Mais, à force de persuasion, j'ai réussi. Et j'ai de nouveau été parachuté en France, à quelques kilomètres de Châteauroux. Le saut dans le vide, la nuit, sans savoir si je n'allais pas atterrir sur des allemands n'a même pas réussi à m'inquiéter. Probablement parce que mon objectif diffère complètement de celui de ma première mission. Oh, évidemment, je dois de nouveau monter un réseau, je dois nous trouver des alliés, aider à lutter contre l'oppresseur. Un tas de beaux projets, de belles idées, d'idéaux qui n'arrivent plus à me toucher non plus. Pourtant, je ferais mon travail, je ferais ce qu'il m'est demandé. Mais, alors que je pose les pieds sur le sol français pour la première fois depuis des mois, une seule chose hante mes pensées.

Retrouver celui qui nous a trahis. Celui qui a mené Sybille à une mort certaine. A cause de lui elle a été torturée, violentée et je n'ose même pas imaginé ce qu'elle a pu subir. Mes cauchemars prennent de toute façon bien assez souvent le relai pour que je n'ai pas à m'infliger cela en pleine journée. Mais pour cela, je dois retrouver mes marques, me glisser de nouveau dans le paysage parisien et traquer ceux qui ont pu se tirer de ce traquenard sans en payer le prix. Parce qu'il fait forcément partie du lot non ? Et, si je ne trouve rien comme ça, j'irais voir ce maudit Müller pour lui faire cracher son nom avant que je ne l'achève de mes propres mains. Oh, je ne suis pas en colère. Ce que je ressens va bien au-delà de ce sentiment et il a même annihilé tout ce que j'aurais pu ressentir d'autre.

Arriver à Paris n'a pas été une mince affaire mais je ne compte pas chômer. Je ne sais pas si j'aurais vraiment beaucoup de temps avant qu'ils ne réalisent que je les ai dupés, que je suis là pour une seule chose. Alors, je contacte l'une des rares personnes en qui j'avais parfaitement confiance avant de quitter le pays. Et elle est au rendez-vous que je lui donne. Je peux voir à sa mine surprise qu'elle ne s'attendait vraiment pas à me retrouver ici mais qu'importe, je n'ai pas le temps de m'appesantir à ce propos et je la mène à travers les bois pour masquer nos traces et ôter tout risque d'être suivis. Une fois que j'en suis assuré, je finis par sortir de là, l'entrainant dans un bistrot miteux de Boulogne-Billancourt que j'avais repéré il y a bien longtemps. J'inspire doucement, me crispant quand quelques regards se posent sur nous mais ils se détournent tout aussi vite, chacun s'occupant de ses affaires sans se préoccuper de ce qui peut se passer à coté d'eux. Je commande deux bières et deux ragoûts dont je préfère ignorer l'origine de la viande quand la serveuse passe près de nous avant de me focaliser enfin sur Simone.

Elle a l'air fatiguée mais probablement moins que moi. La mine résolue de ceux qui survivent, de ceux qui tiendront, coûte que coûte. Je me demande si j'avais ce regard avant. "Bonsoir Simone. Je suis heureux de voir que tu vas bien et qu'ils n'ont pas réussi à remonter jusqu'à toi." Je tends une main et je serre la sienne brièvement, me fendant d'une ombre de sourire avant de reprendre, dans un souffle. "Comment est-ce que tu t'en es sortie ces derniers mois ? Qu'est-ce que tu as fait ?" Le soulagement que j'éprouve en voyant qu'elle est en vie, qu'elle est libre et qu'elle ne semble pas avoir trop souffert ces derniers mois, est encore plus fort que je ne l'aurais cru. Et, pour la première fois depuis que j'ai décidé de suivre ma résolution, d'aller au bout de ma vengeance, je l'oublie quelque peu, pour savourer le plaisir de retrouver une des rares personnes à qui je peux tenir, qui a connu Sybille et qui, comme moi, a du souffrir de sa mort. A cette pensée, je me crispe et je baisse les yeux un instant, inspirant de nouveau longuement pour redevenir maitre de mes émotions. Ne pas craquer, surtout pas là, ce serait la pire des erreurs. D'autant que j'ai promis à l'amour de ma vie de ne jamais craquer. Et je tiendrais parole. Quoi qu'il m'en coûte. Parce qu'elle mérite que je tienne bon, parce que des personnes comme Simone méritent elles aussi qu'on veille sur elles, qu'on les protège des hommes comme Müller et du mal qu'ils peuvent faire. Le pire, c'est que je serais incapable de dire tout cela à voix haute à la jeune femme, de lui faire comprendre à quel point sa présence est importante et me donne presque envie de continuer à lutter, à ne pas faire que chercher à tuer tous ceux qui se mettraient sur ma route.
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MessageSujet: Re: Les faiblesses se pardonnent, les trahisons se chatissent. [Peter]   Hier à 19:25

Dans cette épopée fantastique du lampadaire du bois à la chaise couinante du bar, Simone n'avait pas eu le temps de se remettre de sa surprise de découvrir son ami surgir des branchages du bois de Boulogne. Sans se poser la moindre question, elle l'avait suivi avec une confiance aveugle entre les arbres et les ruelles jusque dans cet endroit transpirant la pourriture. Ce n'est qu'une fois assise, son pouls calmé et ses mèches revêches réordonnées, que la jeune espionne fut assaillie par les doutes. Aussi rassurante que la réapparition d'un visage amical pouvait être, la cause de son retour avait toutes les raisons d’inquiéter Simone. La jeune femme se souvenait parfaitement de ce qui l'avait poussé à traverser la Manche et n'avait aucun doute quand à ce qui l'avait motivé à revenir à Paris.

Peter et Simone s'étaient assis en silence, tentant d'ignorer les quelques regards curieux du personnel peu habitué à voir des clients. Ils furent rapidement servis, tout le bistrot s'étant certainement mobilisé  pour leur commande. La serveuse déposa les assiettes devant le nez des deux amis avant de disparaître en cuisine les laissant seuls dans la salle. Pour rien au monde Simone n'aurait souhaité assister à la préparation du plat. Elle se contentait d'espérer que cette masse marron qui flottait dans son ragoût était bien de la viande et non de... Mieux valait-il qu'elle ne se pose pas la question. Elle attrapa son verre de bière pour en boire une gorgée mais s'arrêta net quand Peter leva la tête pour la regarder droit dans les yeux. Il avait l'air parfaitement serein. "Bonsoir Simone. Je suis heureux de voir que tu vas bien et qu'ils n'ont pas réussi à remonter jusqu'à toi." C'était la première parole qu'il lui adressait depuis qu'il était parti. Simone balbutia un : "Bonsoir." tout en en agrippant la main qu'il lui tendait pour la serrer, un léger sourire en coin. "Moi aussi, je suis heureuse de te revoir. Je-" Sans l'ombre d'un doute, elle était heureuse qu'ils ne l'aient pas attraper non plus. Mais ce "ils" sonnait trop familier pour elle, trop proche. Qui ce "ils" pouvait-il donc être sinon elle-même ? "Tu m'as manqué." Ces mots semblaient peut-être trop intimes. Et cette intimité, qui laissait Simone appeler Peter son "ami", elle ne la méritait aucunement. "Comment est-ce que tu t'en es sortie ces derniers mois ? Qu'est-ce que tu as fait ?" Qu'est-ce qu'elle avait fait ? En un premier temps,elle avait noyé sa culpabilité dans l'alcool mais cela lui ayant mal réussi, elle s'était plutôt saoulée dans les plaisirs interdits de son cabaret préféré de Montmartre. Toujours menacée par la vérité sur sa trahison, elle s'était réfugiée sous les draps de Müller. Elle avait pleuré beaucoup, toujours en silence et toujours seule. Elle avait senti les regards méprisants que lui valait sa liaison avec le cruel allemand. Mais de tout cela, Peter n'en saurait rien. Il restait à l'espionner de faire ce qu'elle savait faire le mieux : mentir. Dans ce cas précis, Simone choisissait plutôt d'omettre la vérité. "Oh, je- j'ai fait de mon mieux. Tout était un peu plus difficile mais j'ai- enfin je- j'ai continué à bosser un peu avec le SOE." Elle esquissa un petit sourire empathique, ce sourire qui tente de dire "tout va bien" quand rien n'allait réellement bien. Simone était douée pour inventer des histoires, mentir sur ses propres émotions était une capacité à grande marge de progression. "J'ai toujours été chargée de renseigner le service sur Müller-" elle détestait mentionner cette partie, redoutant toujours que Peter puisse se poser la même question : comment pouvait-elle donc avoir gagné la confiance de l'allemand si aisément ? "Il semble m'apprécier et j'essaie d'en tirer ce que je peux." Nul doute que Peter s'imaginait comment, Simone savait qu'il aurait la décence de ne pas préciser la manière dont elle faisait parler l'allemand. La blondinette secoua la tête désarçonnée par ces retrouvailles. Elle aurait pu arranger ce récit comme bon lui semblait afin de se mettre son interlocuteur dans la poche. Si cet interlocuteur n'était pas Peter Rosewood. "Et toi ? Enfin je veux dire c'était une sacrée expédition ton rapatriement à Lonres et maintenant, te revoilà à Paris. C'est- c'est inattendu." Elle glissa un petit sourire. "Tu dois en avoir des histoires à me raconter !"


Elle ne lui poserait pas cette question qui lui brûlait les lèvres. Cette question dont elle connaissait déjà la réponse. "Pourquoi es-tu revenu ?" Pourquoi Peter Rosewood dont la confiance avait été abusée, le réseau de résistance démonté et la femme assassinée, pourquoi était-il à Paris ? Cette ville qui semblait ne l'avoir que blessé. Simone n'avait pas l'ombre d'un doute sur les raisons qui avaient motivé son retour. Son ami était là pour se venger. Certainement pour tuer de ses mains le traître qui avait tué sa femme. Il ne connaissait pas encore l'identité de ce traître bien sûr, c'était certainement pour cela qu'il avait tenté de joindre Simone au plus vite. Pour qu'elle l'aide dans sa quête de revanche. Mais ce traître, il l'avait sous les yeux. et s'il l'apprenait, nul doute qu'il tuerait Simone de ses mains. Car Simone avait tué Sybille Rosewood.


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