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 CONTEXTE ✿ 'cause we need a story

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La Propagande
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MessageSujet: CONTEXTE ✿ 'cause we need a story    Sam 3 Avr - 4:34


C'est maintenant que tout commence



© Heinz Boesig, Soldats allemands devant le Moulin Rouge, 1940





Au mois de septembre 1943...


C'est désormais une certitude : le IIIe Reich vacille, et sa fin semble de plus en plus proche. Du côté du front de l'Est, les défaites se multiplient depuis la reddition du maréchal von Paulus à Stalingrad. En Afrique du Nord, les victoires des alliés sont toujours plus nombreuses. L'Allemagne elle-même est touchée, en témoigne le bombardement de Hambourg pendant l'été. Pire encore, les nazis sont en train de perdre un de leurs principaux alliés : le régime fasciste italien s'effondre progressivement, et les alliés sont désormais aux portes de l'Europe suite à leur débarquement en Sicile début Septembre ! Les rumeurs enflent de plus en plus : verra-t-on un débarquement du côté de l'Atlantique avant la fin de l'année ? On murmure que Churchill et Roosevelt préparent l'assaut final contre Hitler, mais mieux vaut ne pas le dire trop fort, qui sait de qui on pourrait être entendu...

Car sous couvert d'indifférence aux mauvaises nouvelles, les autorités allemandes se sont lancées dans une politique de répression toujours plus dure : arrestations en masses, disparitions, surveillance en tout genre, deviennent de plus en plus présentes dans tous les territoires occupés par la dictature hitlérienne en Europe, frappant de manière aveugle tous ceux qui osent se dresser contre le régime.

A Paris, l'ambassade de Vichy n'a pu éviter que de justesse des représailles encore plus sanglantes après que la résistance ait fait s'évader les prisonniers arrêtés après l'attentat du mois de mai.  Cependant, après la suppression de la préfecture, l'ambassade reste la seule autorité française à négocier avec les allemands, et son influence se réduit à une peau de chagrin : à peine utilise-t-on l'ambassadeur, Édouard Cabanel, pour faire de la représentation...

Car de la représentation, cela, il y en a ! Afin de maintenir l'illusion qu'elles contrôlent la situation, les autorités nazies ont décidé d'appliquer à Paris la vieille méthode du pain et des jeux. Ainsi, en ce début d'automne, de nombreux événements festifs et sportifs sont organisés : fêtes foraines, concours sportifs, et autres loteries fleurissent dans la capitale. Le contrôle des allemands semble même se faire moins dur, en témoigne l'organisation d'un bal populaire ne respectant absolument pas le couvre-feu...

Mais cette légèreté n'est que de façade. A Paris comme ailleurs, nul n'est à l'abri des arrestations et de la répression arbitraire que fait pleuvoir le nazisme sur l'Europe, espérant démasquer ses ennemis au hasard. Les dénonciations se font de plus en plus nombreuses, chacun se suspecte, et on n'ose plus parler à son voisin de peur qu'il se révèle être un collaborateur. Et puis, même si tout le monde tente de l'oublier en ce mois de septembre où le beau temps domine encore, mais l'hiver ne saurait tarder, et la vie de tous les Parisiens risque d'en pâtir...

L'atmosphère de la capitale semble aujourd'hui celle d'un requiem, reste à savoir s'il annonce le glas de la résistance ou celui de la terreur...


Quelques points sur les évolutions du contexte, afin d'agrémenter vos rp et de bien comprendre ce qui se passe sur YT – qui, je vous le rappelle, est une uchronie.

- La résistance : point de Jean Moulin sur le forum, qui nous semble être un personnage trop délicat à utiliser. En revanche, la résistance s'organise bel et bien, parce que rien ne serait possible sans une certaine cohésion entre les réseaux de l'intérieur. Honneur et Armée (réseau dans les PVs), qui a officiellement rejoint le général de Gaulle et reconnu le gouvernement de la France Libre à Alger, s'efforce de mener des actions militaires pour préparer le débarquement. Quant à la Brigade (réseau dans les Pvs), soutenue par le Parti Communiste, elle continue son action de guérilla. Malgré la difficulté d'entrer en contact, les réseaux de résistance s'organisent et tentent de se coordonner pour agir. Vos personnages ont donc pu constater le caractère communs de beaucoup d'actions.

- Les forces d'occupation : du côté des Allemands, officiers et soldats commencent à déchanter. Entre le débarquement de Sicile, les défaites à l'Est et en Afrique, et les bombardements touchant l'Allemagne, la propagande ne suffit plus à étouffer les doutes. Certains s'interrogent, en proie au doute, tandis que d'autres s'enfoncent dans la cruauté par esprit de vengeance. Une constante domine : maintenir l'illusion que le régime sait ce qu'il fait, d'où l'utilisation de toutes ces fêtes en guise d'artifice. Le pouvoir tente de juguler les français, surtout les jeunes, en les incitant à rejoindre des associations sportives et à participer aux manifestations d'amitié franco-allemande, espérant ainsi limiter les contestations. Mais il ne faut pas s'y tromper : l'atmosphère est bien celle d'une fin de règne annoncée.

- Les autorités françaises : le pouvoir des Français, déjà très faible au début de l'occupation, n'est désormais plus qu'une illusion. Si Vichy a ses représentants à Paris par le biais de l'ambassadeur Edouard Cabanel (PV), ils n'ont presque plus aucune marge de manœuvre, les Allemands décident de tout. L'ambiance à Vichy est à la paranoïa, on se méfie de tout le monde, on cherche des traîtres partout (sans pour autant toujours trouver les vrais) et la collaboration avec les Nazis semble ne pas avoir de bornes... Même si l'on sent bien que la population ne la voit pas toujours d'un bon œil.

- Les Parisiens : L'ambiance devrait être à la fête, mais le cœur n'y est pas vraiment. Même si les Parisiens profitent du relâchement apparent des autorités et participent aux attractions mises en place, la crainte d'être dénoncé ou arrêté et de plus en plus forte. Plus personne n'ose manifester, de peur de représailles. Discrètement, on écoute la BBC et on lit les journaux clandestins à la recherche de nouvelles ou d'un peu d'espoir en provenance de l'étranger. Même si le rationnement est un peu moins dur, le marché noir fleurit en l'attente de jours meilleurs.






Ce forum est une uchronie !
Malgré nos recherches pour représenter le plus fidèlement cette période, Yellow Tricycle n'est pas une reprise exacte de l'Histoire. Tout d'abord parce que certains détails posent des problèmes éthiques. Certains détails vont différer de l'Histoire, d'un point de vue éthique ou pratique : pas de soucis donc, les oublis sont voulus. Nous vous invitons à aller consulter le topic sur les oublis volontaires.


Dernière édition par La Propagande le Dim 20 Nov - 15:58, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: CONTEXTE ✿ 'cause we need a story    Dim 28 Oct - 16:37


Intrigue filée : que la fête commence !



© Robert Doisneau, La marchande de nougats





Avis à la population !


L'inquiétude monte du côté allemand : les Français semblent avoir entendu, comme par enchantement - ou alors c'est qu'on n'a pas encore trouvé le moyen d'empêcher Radio Londres d'émettre - parler de toutes les défaites de l'armée allemande. La résistance est de plus en plus audacieuse, alors les autorités ont réprimé le plus fermement possible les manifestations pour que les partisans ne puissent pas se servir de la ferveur populaire.

Mais le gouverneur de Paris, Gerhardt Lengefeld, a bien compris qu'il ne pourra contenir la population que s'il lui accorde un peu plus de liberté. Et puis, tout espoir de maintenir l'illusion que le Reich est vainqueur et qu'il contrôle la situation n'est pas perdu, après tout. Aussi, en accord (officiel) avec l'ambassadeur de Vichy, Edouard Cabanel, il a lancé une série de festivités dans la capitale.  

Au programme ? Grands rallyes sportifs, bals populaires normalement interdits par le couvre-feu, rencontres d'association d'amitié franco-allemande, attractions foraines ! Le rationnement est beaucoup moins dur, chaque Parisien peut assister à des courses hippiques ou automobiles, à des matches de football ou de rugby, pendant lesquels on oublie l'espace d'une heure ou deux que ces disciplines ont été inventées par l'ennemi anglo-saxon... Les services de la Propagande allemande organisent des projections de films en plein air, et les cabarets se remplissent. On croirait presque voir revenir, en ce mois de septembre 1943, le Paris de la Belle Epoque, où l'on peut oublier tous ses soucis. A tous les coins de rues, on croise des célébrités françaises donnant à fond dans la collaboration, tandis que les autorités nazies font venir des gloires du sport allemand afin de rivaliser.

Seul bémol ? L'insouciance n'est que de façade. Vichy ne cesse de pousser les citoyens à la délation, alors que la surveillance allemande, si elle s'est faite plus discrète, est toujours aussi aiguisée. Et puis, il y a de quoi être sceptique sur la participation sincère des Parisiens, lorsqu'on sait que les Allemands encouragent, ou forcent carrément, ces derniers à participer aux réjouissances...

Que faire alors ? La résistance aimerait profiter de cette occasion pour faire quelques actions coup de poing, mais elle avance littéralement en terrain miné. Pour les Allemands, c'est la dernière chance de montrer qu'ils peuvent faire régner l'ordre à Paris, tandis que Vichy tente encore de grappiller quelques miettes de pouvoir... Et que dire de ceux qui essayent simplement de survivre, ou profitent carrément de la guerre pour s'enrichir via le marché noir ?

C'est à vous, désormais, de décider du destin de Paris, alors que la fête commence !


Explications

Cette intrigue est une intrigue filée, c'est à dire qu'elle va servir de toile de fond à Yellow Tricycle pendant un petit moment. Vous pouvez vous en servir pour vos RP, des petits intrigues sur le modèles des précédentes seront mises en places avec elle... bref. C'est un nouvel élément de contexte.

Sont donc prévus des petits événements où le staff relancera régulièrement l'intrigue. Il vous est totalement possible de faire participer votre personnage à une course hippique ou automobile, en tant que pilote ou spectateur, où qu'il fasse du manège dans une fête foraine, ou qu'il assiste à une réception etc. Bien entendu, il vous faudra prendre en compte la présence d'officiels et de soldats allemands assurant la sécurité, mais les résistants peuvent toujours tenter une ou deux actions d'éclat !

Il est à noter que ces évènements sont une totale invention de la part du staff de YT. Pour toute question, n'hésitez pas à nous contacter.


Pour en savoir plus, cliquez ici


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« Douce France
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t'ai gardée dans mon cœur »


© Hasko Landgraf
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